Health

MOVIHCAM HOT ROAD : Une Option Nouvelle pour la Santé des Transporteurs

La cérémonie de lancement officiel de ce projet coordonné par Moto Action Cameroun s’est tenue le 15 avril 2021 à l’hôtel Hilton de Yaoundé.

 

MOVIHCAM Health on the Road (MOVIHCAM HOT ROAD), est un projet qui s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités d’intervention des acteurs communautaires et de santé en zones de forte vulnérabilité.

 

Ce projet bien moulé par Moto Action France et mis en œuvre par l’association Moto Action Cameroun a pour objectif principal ; d’améliorer et de faciliter l’accès aux soins de santé, des populations vulnérables du monde du transport au Cameroun, à travers un dispositif mobile innovant et pilote dans sa stratégie d’intervention mobile et de son approche phare axé sur la prévention, le diagnostic multi-pathologies.

 

L’association Moto Action Cameroun à travers ce programme compte donc accentuer le diagnostic des pathologies telles que : la Tuberculose, le VIH, le paludisme, les infections sexuellement transmissibles, le diabète et l’hypertension etc. Et tel que souligné par Moto Action Cameroun, ce projet vise également à améliorer la qualité d’intervention des acteurs communautaires et de santé auprès des populations en zone de forte vulnérabilité ainsi qu’à contribuer à la pérennité des organisations communautaires intervenantes et des apports du programme.

 

La présentation officielle de ce projet tenue le 15 avril 2021 à Yaoundé, a été faite au cours d’une cérémonie qui a réuni des représentants de l’administration publique, des partenaires  techniques et financiers et plusieurs acteurs de la société civile.

 

Pour mieux cerner les contours du projet, Dr René Ngueda, médecin de santé publique et par ailleurs superviseur des activités du MOVIHCAM HOT ROAD a expliqué à l’assistance ses principales innovations. Ce projet né du projet MOVIHCAM I, qui était centré sur l’appui à la professionnalisation des organisations à base communautaire vient booster les actions faites jusqu’ici sur le terrain.

Selon Dr Ngueda, la mise en œuvre de MOVIHCAM II viendra pérenniser les actions entreprises au cours du MOVIHCAM I  et met un dispositif mobile de soins pour les populations.

 

Dans ses propos, il souligne le fait que les données enregistrées dans le cadre de ce programme démontrent un réel besoin de poursuivre de la plus belle des manières des actions de capitalisation.

 

Il dit : « Compte tenu des statistiques obtenus dans ses populations cibles, nous avons estimé à 2550 les objectifs globaux de la population cible, c’est-à-dire 1220 camionneurs, 252 conducteurs de moto taxis et 1008 riverains ; ces populations qui gravitent tout autour des sous populations suscitées notamment les camionneurs et les conducteurs des moto taxis.  C’est vrai que c’est un programme d’envergure et c’est un projet pilote pour le moment. Nous lançons cette activité en nous disant que si avec les objectifs que nous nous sommes fixés et que nous les atteignons, ce sera un bon écho au niveau de la population et de nos partenaires techniques et financiers, nous pourrons l’étendre probablement dans d’autres parcs à camions. Parce qu’il faut bien le dire, la population du monde du transport n’est pas qu’à Douala et Bertoua.

 

Au cours de cet évènement, les experts de ce programme ont levé l’équivoque sur des questions liées à la sensibilisation des populations cibles en contexte COVID-19. Il est question de sensibiliser les cibles dans le strict respect des mesures barrières et par ailleurs leurs éduquer sur leur santé et le bien-être.

 

Le Camion relais santé de Moto Action Cameroun tel qu’expliqué vient palier à une problématique majeure, celle de la stigmatisation des personnes. Le fait que plusieurs personnes fuient les hôpitaux pour des raisons de stigmatisation et discrimination est un défi à relever à travers ce projet.

 

« Cette fois ci c’est l’hôpital qui va vers les populations » dixit les experts du MOVIHCAM HOT ROAD.

Yves Manga, président de Moto Action Cameroun a souligné l’importance de ce programme au cours de cette cérémonie. Il a également insisté sur le fait que des parcs à camions à l’instar de ceux de Yassa et Mandjou dans les villes de Douala et Bertoua respectivement sont au cœur de ce projet.

 

 

Il dit : « Moto Action est cette association qui a pour vocation d’aller dans des zones enclavées. Et à l’occurrence avec ce programme, nous irons dans des parcs à camions qui sont des points et endroits peux accessibles et des fois un peu mystérieux pour la plupart des gens. Yassa et Mandjou sont deux parcs avec beaucoup de camionneurs qui viennent des pays limitrophe et sont donc concernés dans le cadre de ce projet. Il se trouve effectivement que ce sont des gens qui travaillent et se déplacent, et même parfois assignés à ces zones parce qu’ils n’ont pas de lieux d’habitation ou ils peuvent prendre une douche. Et malheureusement les conditions sanitaires souvent dans ces endroits ne sont pas les meilleures pour conserver sa santé. Pourtant un chauffeur a besoin de conserver sa santé pour pouvoir faire la  route et prendre soin du matériel qu’on lui confie…Donc nous essayons d’apporter une réponse locale aux chauffeurs  pour non seulement connaitre leur santé générale et puis les sensibiliser aussi sur des questions de bien-être… »

 

 

Il sera question pour Moto Action Cameroun d’accompagner quatre des six organisations à base communautaire formées lors du MOVIHCAM afin d’animer, encadrer et enrichir les activités de pair éducation en direction des populations vulnérables du monde des transports et les formations sanitaires ; des régions concernées par le déploiement du camion relais santé notamment  les villes de Douala et Bertoua pour la prise en charge médicale des bénéficiaires des soins.

 

   

 

A titre de rappel, l’association Moto Action  a été créée en 2005. Elle est une organisation de solidarité internationale basée en France et au Cameroun. Depuis 15 ans, Moto Action met en œuvre des programmes de prévention et de sensibilisation dans le domaine de la santé, du VIH et du Sida en direction des populations isolées géographiquement et/ou socialement, en s’appuyant sur une dynamique associative et communautaire.

 

 

 

 

 

 

 

Elise Kenimbeni

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