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Parlement : Vont-ils s’éterniser au Perchoir ?

 L’actuel président de l’Assemblée Nationale du Cameroun, Cavaye Yeguié Djibril pourrait, selon toute vraisemblance, être réélu à la tête du bureau de la chambre basse du parlement ce 18 Mars 2021 à Yaoundé.

 

 

Depuis 1992 il est président de l’Assemblée Nationale.  Le député de la circonscription du Mayo Sava dans la région de l’Extrême-nord, selon de nombreuses indiscrétions, compte à nouveau briguer une vingt neuvième année de règne au perchoir de la représentation nationale pour le compte de la session parlementaire ouverte le 11 Mars 2021 au palais des congrès, session qui est la première de l’année législative de la même année.

Cavaye Yeguié Djibril dont l’état de santé est précaire est, selon certaines sources médiatiques, en « perte d’influence politique dans les régions septentrionales ».

D’où les appréhensions d’une partie de l’opinion publique sur la nécessité qu’il soit reconduit à son poste. Le même débat a eu lieu en 2020 au lendemain des élections législatives et municipales de Février mais le député a été à nouveau plébiscité par la majorité obèse du RDPC. Le scénario identique de sa reconduction pourrait se reproduire une énième fois.

Au niveau du Sénat une atmosphère lourde pèse sur la chambre haute du parlement. Les absences répétées de Marcel Niat Ndjifenji ont fini par susciter une certaine amertume. Le président du Senat pour des raisons de santé a été absent des sessions de 2020 supplée au perchoir par le premier vice-président.

Une situation politiquement incorrecte pour le RDPC qui ne s’est jamais officiellement prononcer sur son cas et qui a toujours fait prévaloir sa discipline interne sur le choix de Marcel Niat Njifenji. Par contre le landerneau politique souhaite voir un coup de théâtre qui mettrait un terme à la longévité de Marcel Niat Njifenji qui est président du sénat depuis 2013.

Il est le tout premier à occuper ce poste dans l’histoire de cette institution au Cameroun. Toutefois pour ses adversaires politiques son départ serait un véritable bol d’air frais pour le sénat qui lui confère le statut de deuxième personnalité de l’Etat selon la constitution.

 

 

 

 

Par Jean Patient Tsala

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