Identification des Personnes Déplacées Interne : Actes de Naissance et Cartes Nationales d’identité répondent aux Abonnés Absents

Identification des Personnes Déplacées Interne : Actes de Naissance et Cartes Nationales d’identité répondent aux Abonnés Absents

Parmi les nombreux problèmes que rencontrent au quotidien les personnes déplacées interne au Cameroun  il y a  la non détention d’actes de naissance et de carte nationale d’identité. Depuis plus de deux ans la petite Glory âgée de 8 ans ne peut aller à l’école. Elle n’a pas d’acte de naissance. Sa maman que nous avons nommé Abeng Clara pour des raisons de sécurité n’a également  pas de carte nationale d’identité(CNI). Elle fait partie des nombreuses victimes de violences basées sur le genre qui ont fui la région du Nord-Ouest, où elle a habité durant une trentaine d’années avec son époux et ses trois enfants.  Du fait de la crise sociopolitique qui perdure dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, Abeng Clara et sa famille se sont réfugiés dans la ville de Bafoussam et son mari quant à lui est allé se  «  chercher » à Yaoundé. Triste et perdue, elle ne sait à quel saint se vouer. Elle dit tenir la situation  grâce à l’appui d’une association bénéficiaire du projet UNFPA/ECHO. Abeng Clara nous a confié que sa fille Glory ne peut aller à l’école car elle ne possède pas d’acte de naissance. Elle n’a aucun document en sa possession, tout a été abandonné à Mbengwi, où elle résidait. La priorité était d’échapper aux séparatistes qui menaçaient  et brulaient les maisons des populations de son village de jour  comme de nuit. La situation de Abeng Clara est celle que vit au quotidien de nombreuses personnes déplacées interne (PDI). Sans acte de naissance beaucoup d’enfants n’ont pas accès à l’école publique ou privée. Les parents qui sont sans CNI ne peuvent être identifiés réellement, ni par les officiels administratifs, ni par certaines associations qui accueillent les PDI. Selon les coordonnateurs de ces associations qui accueillent les PDI, il est souvent très difficile d’identifier leurs cibles n’ayant pas de CNI et ce qui s’avère compliqué durant le partage du matériel de première nécessité, les denrées alimentaires et même pour les assistances psychologiques et médicales qui proviennent des organisations internationales. Conséquences Le problème d’identification des PDI est une plaie béante pour leur intégration et leur dénombrement. Les autorités administratives n’ont pas de données  chiffrées exactes sur le nombre de personnes déplacées interne. La majorité des PDI est très mobile. Ces personnes  refusent  de révéler leurs identités ou encore de se faire identifier pour des raisons de sécurité liées à la peur de subir une présumée répression tel que le soulignent les autorités approchées sur le terrain.  La non identification des PDI est un problème qui fragilise davantage les efforts consentis par le gouvernement et les organismes internationaux qui octroient des fonds pour l’assistance de ces personnes. D’après un responsable d’une délégation régionale, dont l’apport se fait grandement ressentir dans le projet UNFPA/ECHO, ce problème a des conséquences énormes.  Parmi les nombreuses conséquences qu’engendre cette absence d’identification, il y’a la non-scolarisation des enfants. Plusieurs enfants déplacés n’ont pas accès à l’éducation, certains malgré eux ne peuvent se présenter aux concours et examens de fin d’année. Certains n’ont pas pris le chemin de l’école depuis le début de la crise en 2016. Dans les villes voisines de Yaoundé, Douala et Bafoussam, plusieurs enfants sont devenus des vendeurs à la sauvette, ou se livrent à la débauche et vadrouillent dans les rues. En ce qui concerne les jeunes filles, elles sont pour la plupart devenues des ménagères et d’autres des travailleuses de sexe contre leur gré. Et même dans les communautés hôtes certaines sont utilisées en contrepartie de leur hébergement. « Parmi ces déplacées, la majorité sont des femmes actives. Il y’a des adolescentes, des jeunes filles et même des handicapées mais à faible proportion(…) Nous avons des femmes qui sont encore capable de se déplacer d’un point à un autre et vous voyez que leurs besoins sont plus grands que ceux d’une maman qui ne veut que manger et peut être avoir où dormir. Or, une jeune dame a des besoins au-delà tout cela. » « Aux rangs des PDI se retrouvent beaucoup d’infiltrés et même des personnes dont le statut social est bien connu ceci parce que lorsqu’il y’a des formations au bénéfice des PDI certains voient des grosses opportunités en laissant pour compte les cibles principales qui ne peuvent clamer ou faire entendre leurs voix n’ayant pas une carte qui les identifie  comme déplacé…Nous pouvons estimé à près de 75%, les femmes et jeunes filles n’ayant pas de CNI. Elles se débrouillent pour certaines avec des vieux documents. » Affirme un coordonnateur d’association. Notre source indique par ailleurs que certains déplacés sont obligées d’utiliser des  tierces personnes pour des décharges d’argent lorsqu’il ya des sommes qui leurs sont allouées, et parfois c’est sous forme de chantage ou en payant une contrepartie qu’ils reçoivent leurs dus et même, ce sont parfois des montants farfelus qui leur sont remisent par ces intermédiaires. Tout ceci résulte du fait d’absence d’une identification légale. Malgré les nombreuses procédures entreprises jusqu’ici par les responsables de ces associations et organisations à base communautaires, le problème persiste. Ils nous confient qu’afin d’obtenir le certificat d’acte de naissance, précieux sésame dans la région de l’Ouest par exemple, des sommes faramineuses sont demandées aux PDI, qui pourtant vivent dans une indigence totale. Etablir un certificat d’acte de naissance par enfant revient à 15.000Francs CFA, ce qui n’est pas à leur portée et ne respecte pas la loi. Quelles solutions ? Pour pallier ce problème, véritable calvaire des PDI comme l’a indiqué notre source, l’implication du  gouvernement est une urgence. Les personnes déplacées interne doivent être identifiées tout comme les réfugiés à travers des cartes spécifiques. Les autorités peuvent aussi selon ces acteurs de terrain, faciliter l’enregistrement et l’attribution des actes de naissances aux enfants via le Bureau National de l’Etat Civil (BUNEC). L’attribution des cartes aux PDI de tout âge figure aussi parmi les solutions. Avec l’apport  du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), dont l’intégration avec un nouveau projet est certaine, ce volet pourrait connaitre des avancées à la suite des descentes effectuées sur

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 CPDM’s 39th Anniversary: Gilbert Tsimi Evouna Calls for Peace, Unity in the Mfoundi

CPDM’s 39th Anniversary: Gilbert Tsimi Evouna Calls for Peace, Unity in the Mfoundi

As the permanent Head of the Cameroon People’s Democratic Movement (CPDM) in the Mfoundi Division of the Center region, Gilbert Tsimi Evouna presided over the 39th anniversary that took place on November 6, 2021 at the esplanade of the Yaounde city council. CPDM’s militants from all the seven sub-divisions that make up the Mfoundi, massively gathered on November 6, 2021 at the esplanade of the Yaounde city council. These celebrations marking Paul Biya’s accession to the magistracy as Head of state in Cameroon were coloured despite the current context plagued by the coronavirus pandemic and the socio-political crises affecting the North West and South-West as well as the Far-North regions. The 39th anniversary observed by the CPDM militants was placed under the theme: “All united and gathered behind President Paul Biya for the diplomatic, cultural and sporting influence of a Cameroon that is one and indivisible, decentralised and emerging, which guarantees Living together, social peace, territorial Integrity, consolidation of National Unity and accelerated development of our country.” In the Mfoundi division headed by Gilbert Tsimi Evouna, who is by the way the lead chair in the regional council, many officials were convened in the ceremony. The Secretary General of the CPDM, Vice- Prime-Minister, Jean Nkuete was the august guest at the festivities which were an open way to express devotion and love for their leader, CPDM national chairman, Paul Biya. During the ceremony one major key point was that to revisit at all levels the development made during the long journey undertaken since 1982, date at which President Paul Biya acceded at the magistracy. The permanent Head of the CPDM delegation, Regional council’s President, Gilbert Tsimi Evouna said in his speech that, there is root to rejoice after the long path made and with visible developments recorded in the political, economic and social domains in Cameroon. Yet, he added that, the path to an emerging and prosperous Cameroon is still long and made up of hindrances. Militants are therefore called on to accompany by all means their champion in order to achieve his policies of a greater Cameroon as he outlined. CPDM’s Head in the Mfoundi equally took advantage of this celebration which came just after a long electoral process undertaken nationwide in the ranks of the leading political party, to call for unity, peace and reconciliation. Gilbert Tsimi Evouna in his key address said there are no more internal battles in the Mfoundi. After the episodes of reorganization of basic organs within the CPDM, militants have reconciled and preach togetherness. He seized the opportunity granted to call for reconciliation between the various protagonists who took part in recent reorganizations of CPDM’s basic organs. Talking to the press, some CPDM militants and presidents of sections acknowledged the fact that the battles were part of an internal competition and which ended in a fair play mood. The Yaounde ceremony was equally marked by the official installation of all the heads of the 7 sub-divisions of the CPDM branches besides those of the Women CPDM and the Youth wing of the CPDM. They were officially ushered by Mr. Jean Nkuete and other delegates of the CPDM central committee. A motion of support was read and all militants rallied and once more praised the actions and clear vision of their champion, Paul Biya, Head of state of Cameroon. Elise Kenimbeni

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 Gender-Based Violence Support: When Fear Fades Away, Hopes Replenish

Gender-Based Violence Support: When Fear Fades Away, Hopes Replenish

With the recent support granted by UNFPA to some 14 GBV survivors who settled in Douala, after running away from the crisis rocking the North-West and South-West Regions of Cameroon, there is hope in the air as they said. “Here in the safe space we live as a family, you can sleep here. Sometimes when I come here and cannot afford to go back home with my baby, I will tell them and they will help me with taxi fare. I got a new house. I thank God and I thank UNFPA. Thanks to LUKMEF and thanks for the support. I will start a petty trade with the 100 kilogrammes bag of flour that I received here because I have been trained by LUKMEF to make cakes. I will later on return to school because I had my GCE Advanced level and I want to study nursing…” Martha said. Martha, aged 21, is one of the 14 Gender-based violence survivors who have benefitted from the support of the United Nations’ Population Fund, UNFPA, through its life-saving project supported by the European Civil Protection and Humanitarian Aid Operations, ECHO. The young mother of a baby boy of close to 8 months has fled from her home town Kumba in the South-West Region due to continuous threats from separatists groups who once kidnapped her father and was only freed after an exchange of a sweet compensation. With the risk of been kidnap one day as the baby cries when gunshots are sprinkled, she was advised by her father to run away at early hours on a Sunday. Martha was warmly welcomed at the Martin Luther King Junior Memorial Foundation, LUKMEF in Douala where she got the necessary support and was referred to a partner health center in Bonamoussadi for the follow-up of her baby. The little money she receives from time to time from her father is not enough to survive in the city of Douala which has an increased standard of living compared to Kumba. Today, Martha says the gloomy episodes of her life are simultaneously fading away thanks to the psychological first aid she received, the timely support granted by UNFPA and her daily discussions at the safe space with other women and girls who have lived bitter adventures in the course of the conflicts plaguing the North-West and South-West Regions. Martha nourishes hopes to return back to school in order to study nursing. Just like Martha, 20-year-old Teclare who is about ending her gestation period shed tears when she received packets of disposable diapers and a carton of vegetable oil as material support. “I didn’t know that there is a place where somebody could attend to us and that someone can easily help me here in Douala. This is because in this Douala for someone to give you only water to drink they will ask you money.” The primiparous who is an orphan fled from Nkwen in the North-West Region and resettled in Douala for some months now with her husband who tried to secure a job as a security agent. Teclare has been striving hard to survive in an environment which she described as hostile and strange to her because she left her home town and her business at the Nkwen market. Teclare heard about the safe space of LUKMEF through one of her neighbours working there. “Since one month that I started coming to this place, many things have changed in my life. With my pregnancy I was unable to go to the hospital because what my husband is doing cannot even take care of me. He is trying to take care of my younger ones to be in school. I’m an orphan of both parents but we are trying to survive. I came here when my pregnancy was almost seven months and from then they started taking care of me and they referred me to a hospital just near here. I made my echography there and since I came across this place I have been feeling myself at home. It is as if I have parents again” she narrated. The beneficiaries of the 18 month life-saving project piloted by UNFPA praised the initiative and requested for its extension. They seized the occasion of an official donation ceremony held on October 19, 2021 to recount their stories, the constant threats and the trauma they went through in their respective areas. Siti Batoul Oussein, UNFPA’s Resident Representative, and other staff members from UNICEF, OCHA and ECHO, the European Union’s humanitarian branch, communed with these GBV survivors in Douala. This was part of field mission held from the 18th to the 22nd of October, 2021 with the aim to monitor and assess key activities carried-out so far within the humanitarian and life-saving gender-based violence project that runs from December 2020 to April 2022 in the North-West, South-West, Littoral and West Regions. Elise Kenimbeni

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 Covid-19 Healing Potion “Ngul Be Tara” Keeps Emerging Despite Threats

Covid-19 Healing Potion “Ngul Be Tara” Keeps Emerging Despite Threats

Contrary to ongoing threats and unhealthy comments, the Ngul Be Tara product of Dr Marlyse Paule Mbezele Peyou has been approved by Cameroon’s government and Nigeria’s national agency for food and drug administration and control (NAFDAC). In order to tackle the covid-19 pandemic that has threaten lives worldwide, several scientists came-out with a number of solutions and responses that will help to save the population. In Cameroon, one of these discoveries revealed to the public was the healing potion of Dr Marlyse Paule Mbezele Peyou Ndi-Samba. The healing COVID-19 potion coined in the ewondo dialet: “Ngul Be Tara”, meaning the power of ancestors is among the miraculous traditional potions which have save lives in Cameroon during the outbreak of the pandemic. The astute scientist and biochemistry lecturer working with the faculty of medicine and biomedical sciences of the University of Yaounde I has so far brought hope in the lives of many who were affected by the pandemic and has made the pride of her home country, Cameroon. With its positive records, government has approved the local sale of the Ngul Be Tara by granting a 5 year license to the team of Dr Marlyse Paule Mbezele Peyou. In a correspondence addressed to the leader of the RIRCO consortium on September 30, 2021, public health minister, Dr Manaouda Malachie officially informed that the Ngul Be Tara kit, the Netko, Binther and Immuno boost were approved on the market. In Nigeria, esteem was granted earlier to the product of the biochemist. A four year license was granted to the RIRCO consortium by thenational agency for food and drug administration and control (NAFDAC). Inspite of all these recognitions and approval, the indigenous coronavirus product has been degraded, and besides, grudges have been nursed against Dr Peyou, the brainbox behind the miraculous product. She has been on the grill for the past months. On her part, Dr Marlyse Paule Peyou has in an open letter castigated all her detractors. She said: “To the nutcases, destroyers, jealous, seekers of glory … I have already passed my knowledge on to several students who make the Ngul be Tara. So attack me, it won’t change that. We are many. I’m not in any political party, I don’t know how to play politics, I don’t know how to be a minister, I never told anyone that I want to be a minister, because I can make an impact in the laboratory. My dream is to have a laboratory as powerful as those in which I was trained in France and the United States of America. For those who wish to see me in Business, I say thank you for your trust. I beg you just to wish that laboratories which can manufacture antidotes, effective and safe vaccines or other powerful drugs are installed in all African Universities, worthy of the name, especially in all the departments of biochemistry. That all laboratories of all the technical sectors be equipped and maintained (…).” Dr Peyou Marlyse Ndi, PHD holder in Biochemistry and Biophysics from Washington State University, USA and a Master II in Public Health from France’s université de Loraine, ESP de Nancy has challenged all her detractors to invent quality products for the well-being of the people instead of unfruitful fighting. “For these destructive networks that employ our crazy apprentice negro brothers of traitorous house: we are waiting for you on the ground to see what you invent for African posterity!!! In return, we always hit back no matter how long it takes, and wherever the perpetrators are. It is a promise. For your guidance, half of the equipment that makes the Ngul be Tara was donated by an American university several years ago. The Ngul be Tara manufacturing team also includes people from many nations of the world including young Americans! The team is of course led by your humble Cameroonian servant that I am. In the meantime, Ngul be Tara, the powerful anticovid-19 continues to prevent and eradicate COVD-19 across the world, whatever the variant, whether vaccinated or not, Ngul be Tara does not discriminate, he helps every human being even enemies who consume it in secret. Jealousy has not yet devoured you. You will lose more than your sleep!” She added. In a meantime, Dr Peyou and team have embarked on the project to plant at least a million fruit trees and medicinal plants by 2025, another challenge to improve traditional researches. Registered in 2012 in Cameroon, Reece international Research consortium (RIRCO) works in close collaboration with key ministries. Elise Kenimbeni

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 Secteur Informel : Yimga Moussa Annonce une Marche le 11 Novembre 2021 au Cameroun

Secteur Informel : Yimga Moussa Annonce une Marche le 11 Novembre 2021 au Cameroun

C’est sur un ton ferme que Moussa Yimga, président de l’Association nationale des opérateurs du secteur informel pour la lutte contre la pauvreté au Cameroun (ANOSILP) a annoncé le 2 novembre 2021 lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Yaoundé, une marche pacifique de tous les opérateurs du secteur informel.  Selon Moussa Yimga, cette marche pacifique qui se tiendra le 11 novembre 2021 a pour objectif de mettre en exergue les nombreuses frustrations que subissent les opérateurs du secteur informel, une revendication pour exprimer leur ras-le-bol.  Accompagné de plusieurs autres syndicalistes de l’ANOSILP, ils se disent prêts à aller jusqu’au bout car les instructions données par le président Paul Biya pour subventionner ce pan d’activité n’ont pas été prises en compte jusqu’ici par les différents ministères en charge des dossiers.  Dans ses propos, le président de l’ANOSILP a fait état de nombreux dossiers soumis jusqu’ici aux ministères de tutelle et qui n’ont jamais connu un aboutissement. Il dit : « le recasement des acteurs du secteur informel, le remboursement de l’argent qui a été escroqué par la coopération Française à plus de 12.000 camerounais dont le montant est de 4 Milliard de Francs CFA et le financement du projet de Programme Intégré d’Appui aux Acteurs du Secteur Informel (PIAASI). Il y’a 450 projets que le Chef de l’État a subventionné et les projets de leaders qui se trouvent au Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) que tout ceci soit financer. » La saignée perdure selon le président national de l’ANOSILP. Cela fait plus de vingt ans que des dialogues sont entretenus avec le gouvernement mais aucune action concrète n’est visible depuis lors. Révoltés et courroucés, les différents participants à cette réunion comme un seul homme, ont dit ouvertement qu’ils préfèrent désormais étaler leur doléance à travers une marche pacifique. C’est le cas de Mme Ondobo, agricultrice depuis des années. Elle dénonce le dysfonctionnent de l’institution en charge de la gestion du secteur informel.  « J’ai donné mes projets à PIASSI, aujourd’hui rien n’a marché » a –t-elle souligné. Face à ces multiples déboires, le président Moussa Yimga ajoute : « nous avons décidé de faire sortir tous les camerounais. Les opérateurs du secteur informel doivent sortir le 11 novembre prochain  pour marcher et revendiquer leurs droits. Nous avons trop patienté. Si rien n’est fait, le Cameroun va bouger. C’est pour ça que  j’interpelle tous ceux que le Chef de l’Etat a instruit, à résoudre les problèmes du secteur informel (…). Plus le temps passe ça devient difficile au Cameroun, les denrées de première nécessite sont devenues chères que ça soit les matériaux de construction. Il est question de financer ses enfants qu’ils sortent de l’informel pour le formel. » «  Le 11 novembre 2021, nous allons les faire partir. » s’adressant aux ministres des Finances (Minfi) aux Petites et Moyennes Entreprises, de l’Economie Sociale et de l’Artisanat (Minpmeesa), et à l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat) qui sont selon les membres de l’ANOSILP, les principaux freins au développement de leur secteur d’activité. D’ici quelques jours, les tracts vont inonder le Cameroun. Le Président Yimga conclut en demandant aux populations de se ravitailler davantage. « A chaque membre du secteur informel et assimilés, il faut se préparer. Acheter et ravitaillez-vous en nourritures car ça va mettre long. Quand nous allons commencer ça sera jusqu’à la gare si rien n’est fait. » Il faut dire que le président Yimga Moussa est un syndicaliste bien connu de la scène camerounaise. Il a été à plusieurs reprises interpellé durant des grèves, marches pacifiques et même incarcéré afin de garder le silence. Parmi les nombreuses batailles menées jusqu’à ce jour et tel qu’annoncé par la team Yimga Moussa, il y’a le recasement des opérateurs dans les marchés de la ville de Yaoundé, le détournement des fameux 4 Milliards de Francs CFA du PID, projet lancé en 2009 et qui est tombé en faillite avec l’argent cotisé par les opérateurs du secteur informel. Le PID était censé leur octroyer le financement pour leurs activités. Par Ayouba Nsangou

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Africa Youth Month: Taking Stock of Africa’s Commitments to Young People

By Anita Nyanjong and Claudia Lawson It is now slightly more than 15 years since the Assembly of the Heads of States of the African Union adopted the Africa Youth Charter in Banjul, the Gambia. Although this Charter provides a strategic framework towards consolidating an approach for the enforcement of meaningful youth involvement in Africa’s development agenda, the ideals of this Charter are yet to be realized by young people in their diversities. Indeed, Africa’s development agenda must be linked to the health and well-being of its young people. The United Nations World Population Prospects has documented an incremental growth in young people between the ages of 15 – 24 in Africa since 1952 and this growth has continued to escalate throughout the years. The report also projects that by 2030, over half of the countries in Africa will have more than a 40 per cent increase in the number of young people. These figures demonstrate the need for more meaningful engagement of young people who will be the driving force behind the continent’s development agenda. The sexual and reproductive health and rights (SRHR) of young people in Africa is an agenda that requires a thorough reflection and a particular prioritization by all stakeholders. Young people’s sexual and reproductive health needs are most often overlooked due to a myriad of factors, including customs and taboos which impede their access to contraceptives, parental or spousal consent legislations, Sexual and Reproductive Health (SRH) services that are inadequate or ill-adapted to cater to the diversity of needs of young people. In addition, adolescents and young people lack information on menstrual hygiene, different types of STIs, contraception, prevention of sexual violence, among other topics. Yet this information is vital in enabling them to make informed decisions and equiping them with skills they need to fully enjoy their SRHR. This problematic situation has been worsened by the COVID-19 pandemic, which has exacerbated the vulnerability of young people, with many exposed to sexual and gender-based violence, sexual exploitation, and as well as the closure of clinics and other emergency support services. As many school closed, adolescent girls and young women have been particularly affected and teenage pregnancies have risen as a result of sexual violence and a lack of information on SRH education.  Consequently, this year, as the African Union dedicates the month of November to celebrate Africa’s Youth under the theme ” Defining the Future Today: Youth-Led Solutions for Building the Africa We Want”, it is essential that the continent reflects and acts on its commitment towards young people as highlighted in its development agenda 2063 and specifically in the Africa Youth Charter. Young people in Africa are not vulnerable, but they are made vulnerable when they are not involved, heard, engaged, allowed to lead, able to share their ideas of where they want to see the continent in the following years and provided with the knowledge and information necessary to make their own choices and to determine their destiny, particularly concerning their sexual and reproductive health and rights.  Africa is not short of young people who can lead, provide the change we want, and support advancing Africa’s development agenda. In Ghana, the Youth Action Movement (YAM), a nationwide network of young people leading and promoting young people’s SRHR, has defined itself as a movement by and for Ghanaian youth. The movement’s advocacy on SRHR information and services and young people has led to an increase in young people taking leadership positions, campaigning and  engaging the government on sexual and reproductive health. The YAM has advocated for a positive change in access to youth friendly services at the community level. This has led to an increase in the number of clinics providing youth-friendly SRHR services in Ghana. The movement has also complemented government efforts by providing SRHR information and services to the general population, particularly adolescents, women, men and vulnerable groups, including persons living with a disability. The YAM is also actively involved in linking young people to services through the outreach programme organized by the Planned Parenthood Association of Ghana programme entitled “YENKASA”, meaning ‘let’s talk’ in local Twi language. Since its establishment in 2020, the contact center has responded to the SRHR needs and challenges of thousands of young people in Ghana. The youth in Africa continue to demonstrate that they are capable and ready to be entrusted drivers and partners in Africa’s development agenda, including in the field of SRHR. It is now for Africa’s leaders and institutions to give them the trust and the space that they have strived for and earned. Anita Nyanjong is the Global Lead, Youth at International Planned Parenthood Federation (IPPF). Claudia Lawson is the Youth Action Movement (YAM) President, Ghana.

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 PDCVEP : Les Instruments de Sauvegarde Environnemental et Social Harmonisés

PDCVEP : Les Instruments de Sauvegarde Environnemental et Social Harmonisés

Un atelier de validation des instruments de sauvegarde et suivi environnemental et social au niveau des infrastructures de base du PDCVEP se tient à Foumban, région de l’Ouest du 26 au 28 octobre 2021. Les experts de l’Unité de coordination du Projet, les Points focaux des institutions partenaires, les Points focaux des directions du MINEPIA ainsi que le Directeur du Centre National de Formation Zootechnique, Vétérinaire et Halieutique (CNFZVH) de Foumban, et le Chef de la Station IRAD de Foumban, se sont retrouvés à Foumban du 26 au 28 octobre 2021, pour harmoniser leur compréhension des instruments de mise en œuvre et de suivi des mesures de sauvegarde environnementale et sociale, et les valider. Le Coordonnateur National du PDCVEP qui a inauguré les travaux mardi matin, s’est dit ravi que les collaborateurs du MINEPIA soient impliqués dans cet atelier de validation desdits instruments, mais également les institutions partenaires à travers leurs Points focaux respectifs, d’où le caractère inclusif de cet exercice, a ajouté Dr Aboubakar Njoya, qui est un indicateur prometteur pour le résultat final, celui de disposer d’un Manuel d’Exécution des Mesures de Sauvegarde Environnementale et Sociale de qualité pour la prise en compte à tous les niveaux des aspects environnementaux et sociaux. Il s’est agi donc tout au long des travaux, de revoir le cadre organisationnel de mise en œuvre des mesures environnementales et sociales et s’assurer de la présence des différents acteurs pertinents concernés ; d’examiner et valider le draft de manuel de procédures environnementales et sociales à mettre en œuvre au sein du PDCVEP et de poursuivre le partage de l’information entre tous les intervenants dans le cadre du PDCVEP par rapport à la documentation environnementale et sociale du projet, par rapport aux textes et directives en matière de Gestion de l’Environnement, et valider toutes les approches de collaboration convenues avec les partenaires et les traduire en approche de procédures au niveau des Antennes régionales. Les participants ont à l’occasion visité des sites de production des alevins et d’intégration de la pisciculture avec des activités pastorales autour de Foumban : IRAD, le CNFZVH. A la fin des travaux, les mesures de sauvegarde à mettre en œuvre dans le cadre du PDCVEP ont adoptées par tous les intervenants, le draft du manuel de procédures environnementales et sociales à mettre en œuvre au sein du PDCVEP analysé et validé, et tous les protagonistes ont convenu des mécanismes de collaboration pour le suivi environnemental du PDCVEP sur le terrain. Cellcom PDCVEP

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 Huawei, pour une Intelligence Numérique qui Protège l’Environnement

Huawei, pour une Intelligence Numérique qui Protège l’Environnement

C’est sous le thème : « Une numérisation énergétique de pointe pour une société intelligente sans carbone et verte » que s’est tenue le 08 octobre 2021 à Yaoundé, le forum sur les énergies renouvelables. C’est une autre activité qu’enregistre l’entreprise mondiale des technologies de l’information et de la communication, Huawei grâce à une fructueuse collaboration avec le ministère de l’eau et de l’énergie(Minee). La firme chinoise des TIC, Huawei, plus que soucieuse du bien-être des populations camerounaises étend davantage sa pléthore d’activités sociales. Elle a conjointement avec le Minee initié ce forum sur les énergies renouvelables dans le but d’analyser des pistes de solution devant favoriser la digitalisation de l’énergie pour un environnement sans carbone. Et de plus, se pencher sur la possibilité d’avoir une société verte et intelligente.  Cette rencontre d’une importance capitale a réuni plusieurs experts des domaines des TIC et des énergies renouvelables sans oublier certains acteurs clés du numérique. Les travaux étaient présidés par le Secrétaire général du Minee, Adolphe Thomas Ndjouke. De son propos liminaire, le Secrétaire Général a souligné l’importance de l’initiative et s’est appesanti sur les questions d’énergies renouvelables tout en soulignant ses contours. Il dit : « L’accès des populations à l’électricité est l’un des axes majeurs de la politique du chef de l’Etat. Dans le contexte actuel, les pouvoirs publics ont opté pour la production décentralisée de l’électricité à partir des sources d’énergies renouvelables notamment dans les zones rurales éloignées du réseau électrique conventionnel ». Adolphe Thomas Ndjouke a aussi saisi cette occasion pour rappeler les engagements pris par le président de la République du Cameroun au sommet de la Cop 21 à Paris en 2015, et qui étaient de situer à 25% la contribution des énergies renouvelables dans le mix énergétique à l’horizon 2035.  « L’atteinte de ces objectifs nécessite activement l’implication des entreprises privées, des bailleurs de fonds et des partenaires au développement. » dixit Adolphe Thomas Ndjouke. Le forum Huawei-Minee dont les colorations se sont fait ressentir a permis de retracer s’il faut le dire quelques acquis de la géante entreprise chinoise dans le domaine des énergies renouvelables. En effet, il a été rappelé que Huawei accompagne actuellement le gouvernement dans un projet de construction de 1000 centrales solaires photovoltaïques pour les populations des zones rurales en partenariat. De ce projet découle déjà des résultats palpables sur le terrain, et l’on compte à ce jour, près de 350 localités desservies. Selon le président du Northen African Digital Power Business, Monsieur, Gongyuqing, le secteur d’énergie au Cameroun s’appuie plus sur des énergies fossiles.   « Le secteur de l’énergie au Cameroun est principalement dominé par l’hydroélectricité, le gaz naturel et l’énergie brute. Ces deux dernières sources sont des énergies fossiles. Par conséquent, elles contribuent également à la dégradation du climat et donc à la destruction de l’écosystème ».  Dans sa présentation, il a en effet souligné l’importance d’une  société verte intelligente que propose Huawei. « Il y aurait une restauration du climat, une préservation des ressources naturelles, une baisse des coûts de l’électricité entraînant un développement économique. Il y aurait également réduction des accidents sur les autoroutes, puisqu’il y aurait des capteurs pour détecter le mouvement de chaque voiture sur la route » a indiqué M. Gongyuqing. Prenant la parole à son tour, Edmonde Djiokeng Teboh, la directrice des relations publiques Huawei en zone CEMAC a indiqué des points essentiels de cette rencontre qui pose des jalons sur ce projet à long terme qu’implémente la firme chinoise. Véritable moments de brainstorming et de partages mais aussi de réflexions profondes sur ce domaine très peu exploité dans notre pays. Elle dit : « Aujourd’hui, en parlant de digitalisation, il ne s’agit pas seulement des télécommunications. On va désormais parler de la digitalisation de l’énergie avec la production des énergies vertes. Huawei, après beaucoup de travail et de recherche, a pensé à mettre sur pied une solution d’énergie numérique qui est essentiellement axée sur l’utilisation des énergies renouvelables, et qui pourrait considérablement diminuer l’émission de gaz carbonique dans l’air et de ce fait, contribuer à l’assainissement de l’environnement pour un monde plus sain et sans carbone.» Huawei, partenaire du développement au Cameroun ne cesse de s’illustrer par ses activités bénéfiques et louables. Une coopération fructueuse et chère au Président de la République, Paul Biya. Timesnews2.info

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