Violences Basées sur le Genre : les Femmes Parlementaires appelées à Accélérer l'adoption d'une Loi Spécifique

Violences Basées sur le Genre : les Femmes Parlementaires appelées à Accélérer l'adoption d'une Loi Spécifique

Le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF), avec l'appui de Plan International Cameroon, du Club des Ambassadeurs de la Masculinité Positive (CAMP), de la GIZ, de l'UNFPA, de l'ACAFEJ et du REJEFEMAC, a organisé ce 8 juillet 2026 à Yaoundé un déjeuner de plaidoyer avec les femmes parlementaires. Cette rencontre de haut niveau visait à renforcer leur engagement en faveur de la finalisation et de l'adoption d'une loi spécifique sur les violences basées sur le genre (VBG) au Cameroun. Selon les données présentées au cours des échanges, près de 43 % des femmes âgées de 15 à 49 ans ont déjà subi des violences physiques ou sexuelles au Cameroun. Une situation qui, selon les organisateurs, appelle une réponse législative renforcée afin de mieux prévenir les violences, protéger les survivantes et lutter contre l'impunité. Un plaidoyer pour doter le Cameroun d'un cadre juridique renforcé Les organisateurs ont rappelé que cette initiative s'inscrit dans une dynamique nationale visant à accélérer le processus d'adoption de la loi sur les VBG, à renforcer la protection des femmes et des filles, à promouvoir l'égalité de genre et à valoriser le leadership des femmes parlementaires dans l'élaboration des politiques publiques. Prenant la parole, la Directrice des programmes de Plan International Cameroon, Yenji Mairou Epse Bihwong a souligné que les violences basées sur le genre constituent à la fois une violation des droits humains, un enjeu majeur de développement et une exigence de justice. Elle a insisté sur la nécessité d'aller au-delà des campagnes de sensibilisation en mettant en place un cadre juridique solide capable de prévenir les violences, de protéger efficacement les survivantes et survivants et de garantir que les auteurs répondent de leurs actes devant la justice. Le MINPROFF fait le point sur l'avant-projet de loi Représentant le ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille, les responsables présents ont indiqué que le Gouvernement poursuit la finalisation de l'avant-projet de loi avec la participation de l'ensemble des parties prenantes. Ils ont révélé qu'une importante concertation interministérielle s'est tenue le 25 juin dernier sous l'égide des services du Premier ministre et que d'autres sessions de travail sont programmées afin d'aboutir à un texte consensuel avant sa transmission au Parlement. Le MINPROFF a rappelé que la lutte contre les violences basées sur le genre est une responsabilité collective qui implique le Gouvernement, le Parlement, la société civile, les partenaires au développement, les leaders religieux ainsi que les familles. Une loi attendue pour mieux protéger les victimes Pour la présidente de l'Association camerounaise des femmes juristes (ACAFEJ), la magistrate, Yvonne Akoa, les parlementaires ont démontré leur volonté de promouvoir les droits des femmes et des filles. Elle a expliqué que la future loi devra définir clairement les violences basées sur le genre, préciser les notions de genre déjà reconnues dans les documents stratégiques du Cameroun, incriminer et sanctionner les auteurs, renforcer les mécanismes de prévention, garantir des réparations aux victimes et mettre en place des procédures simples et rapides d'accès à la justice. Selon elle, l'adoption d'un tel texte ne constitue pas une loi contre les hommes, mais un instrument destiné à protéger toutes les victimes de violences et à favoriser une société plus équilibrée. Le CAMP plaide pour une approche centrée sur les victimes Le Magistrat, Ulrich Xavier Ovono Ondoua, président du Club des Ambassadeurs de la Masculinité Positive (CAMP) a, quant à lui, appelé à un changement de paradigme dans la prise en charge des violences basées sur le genre. Il a estimé que le système judiciaire actuel accorde davantage d'attention à l'auteur de l'infraction qu'à la victime. La future loi devrait, selon lui, permettre d'accorder la priorité à la protection des victimes à travers des mesures telles que les ordonnances d'éloignement, l'accompagnement psychologique, l'assistance juridique gratuite et des mécanismes de protection renforcés. Le président du CAMP, Monsieur Xavier Ovono Ondoua a également souligné que les dispositions actuelles du Code pénal demeurent insuffisantes pour répondre efficacement à toutes les formes de violences basées sur le genre. Les femmes parlementaires prennent des engagements Au terme des travaux, les femmes parlementaires ont adopté une déclaration lue par la doyenne d'âge, Marlyse Soppo Toute. Elles y saluent la qualité des échanges et réaffirment leur engagement à interpeller le Gouvernement afin d'accélérer le processus d'adoption de la loi sur les violences basées sur le genre. Les parlementaires se sont également engagées à sensibiliser leurs collègues masculins afin d'en faire des alliés dans ce plaidoyer, à veiller à la prise en compte des principales dispositions attendues dans le futur texte de loi et à informer les présidents du Sénat et de l'Assemblée nationale des conclusions de cette rencontre en vue d'encourager des discussions parlementaires sur cette question. Enfin, elles ont réaffirmé leur disponibilité à travailler étroitement avec les organisations de la société civile et les partenaires techniques et financiers afin de renforcer les actions de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre au Cameroun. Myriane Djamegne

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 MASO ACTE 6 : DU BAUME AU CŒUR POUR DES MILLIERS DE MUTUALISTES

MASO ACTE 6 : DU BAUME AU CŒUR POUR DES MILLIERS DE MUTUALISTES

La Mutuelle d'Assistance et de Solidarité (MASO) produit de RENAPROV FINANCE S.A a livré son acte 6, le samedi 4 juillet 2026 au stade Amadou Ahidjo de Yaoundé. Comme chaque année, les mutualistes de la MASO prennent part à la cérémonie officielle de tirage au sort des nombreuses offres de financements, de véhicules personnels et de maisons à usage d’habitation. Cette année, la date connue et communiquée tout au long des différentes communications du groupe RENAPROV était celle du samedi 4 juillet 2026. De milliers de mutualistes anciens et nouveaux sont venus communier dans une chaleur festive exceptionnelle. Au rythme des chansons dédiées à la MASO ils ont grâce à des jeux et quizz gagnes de nombreux lots en attendant le début du tirage au sort proprement dit. "c'est une journée qui change le destin d'une personne" déclare un mutualiste un peu anxieux avant le tirage au sort. Il compte sur « la main de Dieu » pour espérer devenir bénéficiaire d’une offre de financement. La cérémonie officielle de la MASO, acte 6, a débuté par une prière, des chants de louanges exécutés par une chorale, puis a laissé place aux tirages des différentes offres. La phase protocolaire présidée par le gouverneur de la région du Centre, Naseri Paul Béa, une  a été émaillée d’une série d'allocutions. La commune de Yaoundé 5ème, représentée par le premier adjoint au Maire, Madame Essomba Delphine Epse Nnanga dans son mot de bienvenue a salué cette initiative qui s'inscrit dans l'autonomisation financière et le développement des citoyens camerounais. Elle dit :" Nous saluons RENAPROV FINANCE SA qui œuvre pour l'accompagnement des citoyens au quotidien et leur autonomisation financière. Une cotisation journalière de 100 Francs CFA qui change des vies. Et par cette initiative, RENAPROV FINANCE SA démontre qu'elle est une institution au cœur des préoccupations des personnes." Madame le Maire, Delphine Nnanga souligne le fait que la commune de Yaoundé 5ème est fière de participer à cette initiative louable. Elle saisit l'occasion pour davantage encourager les populations à adhérer à la MASO et aux mutualistes de ne pas cesser d'y croire. Dans son discours, Le Gouverneur de la région du Centre Naseri Paul Béa déclare : "Je suis en ce moment comme un témoin qui a pris part déjà aux différentes rétrocessions des maisons de la MASO. Et je suis mieux placé pour dire que c'est une œuvre réelle..." Le patron de la région du Centre précise le fait qu'il faut être un homme de Dieu comme le Révérend Pasteur Bissaï Emmanuel Noel pour penser aux autres avec une vision qui rassemble de milliers de personnes, la vision de la Solidarité africaine. Il a encouragé les mutualistes de la MASO et plusieurs autres camerounais à persévérer dans les mutuelles au vu des épreuves économiques que traversent le monde entier. Il a également indiqué que cette initiative de la MASO qui aujourd'hui permet de réduire des inégalités est un coup de pouce au gouvernement camerounais et une façon de garantir la stabilité et la paix qui sont très chères au Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya. Tout en réitérant ses félicitations à RENAPROV qui a fait de sa mutuelle la MASO un instrument de développement économique, le gouverneur de la région du Centre à inviter les bénéficiaires de faire preuve de bonne foi en remboursant ce qui leur est offert comme financement afin que l'initiative soit pérenne et aide d'autres personnes qui sont dans le besoin. En guise de conclusion, monsieur Naseri Paul Béa a réitéré le soutien du gouvernement camerounais au groupe RENAPROV. Le gouverneur dit : " Le gouvernement camerounais demeure attaché à la promotion de toute initiative économique qui permet aux populations d'avancer et de s'émanciper..." Après son discours, Naseri Paul Béa a eu l'insigne honneur de procéder au tirage de l'offre Maison. Au lieu de deux tirages comme initialement prévu, le Président du conseil d'administration du consortium RENAPROV a permis que trois tirages soient effectués. Trois heureux bénéficiaires ont été tirés par le gouverneur. Le premier bénéficiaire est le nommé Mbarga Ayissi Charles ; le deuxième Hilaire Yannick Takougoum et le troisième Emmanuel Kamzi. Dans une interview, le premier bénéficiaire de la maison a exprimé sa joie. Charles Mbarga Ayissi dit : "Je suis d'abord ému. Les mots me dépassent ! Je ne pouvais pas imaginer que je devais être sélectionné. Si quelqu'un est entrain de m'écouter actuellement qu'il sache que Dieu existe, il est réel. Celui qui m'a demandé de souscrire à la MASO et c'est ma toute première fois. Donc je suis un peu choqué..." À la question de savoir comment il est devenu mutualiste, Mbarga Ayissi dit : "En fait c'est mon épouse qui un jour vois les annonces sur la tombola MASO et m'appelle en me disant voici une tombola où on fait des tirages au sort sur des maisons, et du coup j'ai souscris et on a mis ce projet en prières. Et je l'ai fait, ce qui est arrivé est arrivé. Je suis un serviteur de Dieu. Je suis un jeune pasteur." Au-delà du tirage des logements, des milliers de mutualistes ont été bénéficiaires des tirages de financements de 100.000 FCFA, 250.000FCFA, 500.000FCFA, 750.000FCFA, 1000.000FCFA et 2000.000FCFA. Une joie immense pour de nombreuses personnes qui cherchent depuis des années à débuter une activité génératrice de revenus. Des financements faut-il le dire qui sont versés aux bénéficiaires et remis à taux d'intérêt zéro. Pour de nombreux bénéficiaires ceci vient comme une opportunité qui les permettra de relancer leurs petits commerces et pour certains c'est des financements pour accroître leurs activités. Au sortir de la cérémonie protocolaire, le Révérend Pasteur Bissaï Emmanuel Noel, Président du conseil d'administration du consortium RENAPROV a accordé une interview aux médias. Il a relevé un message clé, celui d'inviter des nouveaux mutualistes et personnes à s'inscrire à la MASO qui est une œuvre communautaire, de solidarité et de foi en Dieu pour le plein développement des personnes défavorisées. Un message à l'endroit des mutualistes, des camerounais et des africains : "D'abord

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 2026 Tel Aviv Pride Makes Triumphant, Full-Scale Return to Seafront

2026 Tel Aviv Pride Makes Triumphant, Full-Scale Return to Seafront

By Elise Kenimbeni Pride 2026 celebrations in Israel brought together hundreds of thousands of participants for an emotional return to public gatherings nationwide. In Tel Aviv, the parade, which took place on Friday, June 12, 2026, was officially launched by Mayor Ron Huldai. Tel Aviv, widely recognized as the region's LGBTQ+ capital, hosted more than 100,000 marchers dancing along the Mediterranean coastline. The festivities were held in an atmosphere of defiance and resilience, marking the city's first major Pride march since 2023 following a period overshadowed by conflict, security threats, and heartbreaking cancellations. Participants flooded the boardwalk, transforming a space once defined by tension into an expansive canvas of joy and unyielding solidarity. The atmosphere was electric, charged with the emotional weight of a community reclaiming its visibility. The sheer volume of attendees sent an unmistakable message: Pride cannot be permanently locked down. While the celebration was undeniable, the undertone of the day remained deeply poignant. Marchers carried signs that seamlessly blended calls for queer equality with demands for broader peace, safety, and social justice. This was not just a party; it was a profound act of collective healing. As the parade culminated in a massive sunset beach festival, the energy proved that despite the scars of recent history, the spirit of Tel Aviv Pride endures—larger, louder, and more determined than ever. Marc, a 34-year-old tourist from France, expressed the joy and excitement of being part of this grandiose festival. "I hesitated to come this year because of the tensions," Marc said. "But seeing 100,000 people defy fear to stand together is breathtaking. Tel Aviv Pride has always been a beacon in this region, and being here today proves that the community's spirit is entirely unbreakable." Advocating for LGBTQ+ rights in Tel Aviv centers around community-led campaigns and municipal programs that push for full legal equality and visibility. Despite strong anti-discrimination laws and massive annual celebrations, local organizations continue to fight against budget cuts, marriage inequality, and societal exclusion. Advocates Speak As part of the events marking 2026 Pride in Tel Aviv, several groups of advocates, human rights' activists, and media practitioners working closely with Israel’s embassies worldwide took an active role. The Global Progressive Citizens’ Delegation, invited by the Ministry of Foreign Affairs, participated in a range of events. The 23-member delegation comprised activists from Africa, Europe, Asia, North America, and the Middle East. Emmy Award-winning journalist and LGBTQ+ advocate, Yuval David Cohen praised the initiative. Reflecting on his participation in the march, he said: “As a proud Jewish, gay, American-Israeli, I marched through Tel Aviv Pride carrying the Jewish Pride flag and the American flag. In too many LGBT spaces around the world today, Jews, Zionists, and Israelis are treated as outsiders. Here, I was embraced.” He added: “Tel Aviv Pride reflected the Israel I know: diverse, vibrant, democratic, and genuinely inclusive. Jews, Muslims, Christians, Druze, and people of every background came together in celebration—not despite our differences, but because of them. As a Jewish gay man, I felt safe being fully myself.” In interviews granted to members of the media, Tanya Tsikanovsky—a prominent first-generation American Jewish and LGBTQ+ activist known online as @highlyjewish—stated: “Gay spaces are still Jewish spaces. For too long, the queer community has been hijacked by anti-Israel narratives that try to force us out or make us apologize for who we are. But as Jews, we inherently know that nothing in life is easy, and that’s why we always persevere. We survive, we thrive, and we win.” Tanya Tsikanovsky also pointed out that Israel remains a sanctuary for regional LGBTQ+ communities. "People try to label us as 'pinkwashers' for celebrating here, but that accusation is completely illogical," Tsikanovsky said. "Israel is a country that accepts everyone and actively provides asylum to LGBTQ+ people under threat in this region. Being Jewish and supporting Israel perfectly aligns with progressive, social justice values, and we need to be louder and more visible about that truth." About Pride Month Pride Month is a global, month-long observance dedicated to celebrating LGBTQ+ culture, history, and civil rights. Typically held in June, it commemorates the 1969 Stonewall Uprising in New York City. The annual festivities feature vibrant parades, festivals, workshops, and concerts that promote inclusivity, diversity, and equality worldwide.

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 Israel's Embassy in Cameroon celebrates 78th Independence Day

Israel's Embassy in Cameroon celebrates 78th Independence Day

The embassy of the State of Israel in Cameroon held a reception to mark the 78th Independence Day known as “Yom Ha’atzmaut”, Ambassador of Israel to Cameroon, His Excellency Amnon Kalmar, and Mrs. Smadar Kalmar held a reception at the embassy’s garden in Yaoundé to mark the 78th Independence Day of the State of Israel. This celebration, known as the “Yom Ha’atzmaut,” was attended by Cameroonian government officials, diplomats, representatives of civil society organisations, media actors, religious leaders and several artists. The ceremony kicked off with the singing of the national anthems of Cameroon and Israel under the lead of renowned artist-musician, Sanzy Viany. In his welcoming speech, the Ambassador of Israel to Cameroon, His Excellency, Amnon Kalmar, started by paying tribute to the Ambassador of Cameroon to Israel, Mr. Biyiti Bi Essam, who passed away a few months ago. H.E Kalmar said Israel and Cameroon have established cooperation ties since 1960 and, since then, share strong, long-standing diplomatic, security, and economic ties. He seized the occasion of this 78th independence day celebration to reaffirm the commitment of the State of Israel to the government of Cameroon. He saluted the active participation of civil society and other key partners with whom a good number of activities have been carried out. Ambassador Amnon Kalmar also praised the numerous initiatives undertaken by the State of Israel in Cameroon, especially with humanitarian aid programs of the Agency for International Development Cooperation dubbed “MASHAV”. During the cutting of the cake for this 78th anniversary, His Excellency Amnon Kalmar and Mrs. Smadar Kalmar were accompanied by the new Ambassador of Cameroon to Israel, His Excellency Ndifontah Buma Nyamndi, the Minister of State in charge of the Commonwealth in the Ministry of External Relations, Felix MBAYU, and the Minister of Labour and Social Security, Gregoire Owona. Amongst the guests at this 78th anniversary was the staff of the non-governmental organisation CAMFAIDS, an active organisation that promotes the human rights of key populations (KPs) and fights against HIV/AIDS, and the stigmatisation of vulnerable groups. Speaking to Aurelie Abanda, director of programs at CAMFAIDS, this celebration comes to reinforce partnership links established with the Embassy of Israel for several years now. Aurelie Abanda says thanks to the Embassy of Israel; their NGO, which was formerly an association, has made strides and accomplished several achievements after the centre serving as offices was renewed and equipment granted for the well-being of KPs. The staff of CAMFAIDS also paid tribute to the late Ambassador, Isi Yanouka. The night celebration was spiced by a jazz concert in collaboration with artists and musicians from Cameroon and Israel, notably with a special guest, an international composer and drummer, Yogev Shitrit. Cooperation between Israeli embassies and civil society organizations is a cornerstone of Israel's public diplomacy and international development efforts, fostering partnerships in technology, human rights, and humanitarian aid. Embassies actively engage with local NGOs, academic institutions, and minority groups to build cross-border alliances and share Israeli innovations. Israel's Independence Day, known as Yom Ha'atzmaut, commemorates the nation's declaration of independence on May 14, 1948, by late founder David Ben-Gurion. It is celebrated annually on the 5th day of the Hebrew month of Iyar, which falls in April or May, and immediately follows Yom HaZikaron (Israel's Memorial Day) to solemnly link remembrance with celebration.   Elise Kenimbeni

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 Plan International, MTN Cameroon Upskill Media Practitioners on Ethical Reporting & Child Protection Mechanisms

Plan International, MTN Cameroon Upskill Media Practitioners on Ethical Reporting & Child Protection Mechanisms

Yaoundé, the nation’s capital, played host to a two-day workshop organised by the humanitarian organisation, Plan International, and partner, MTN Cameroon, one of the renowned mobile telecommunications companies in the country. The workshop that brought close to 30 journalists, bloggers and experts in child protection and juvenile issues took place from June 24 to 25, 2026, at the head office of Plan International Cameroon in Bastos. Children need to be protected.  At the start of the workshop, it was outlined that Children are universally recognized as individuals with evolving capacities. They have the same fundamental human rights as adults, and they require specialized care, love, and protection from violence, abuse, and exploitation to ensure healthy development. The image of children should be protected in any situation that arises and should never be a subject of breaking news on social networks or media channels. This was repeated during the two training sessions by experts and staff of Plan International Cameroon who conducted the workshop. It was disclosed that: “A child out of 3 is a victim of child abuse in Cameroon.’’ And with the current scourge in the country, this training session comes at a crucial moment to revamp journalists’ skills. Opening the workshop, Protection Specialist at Plan International Cameroon, Gaelle Beri, said: “A month alone is not enough, and the media role remains essential. Interventions shall be known and coordinated. MTN Foundation will be a key partner with whom all can be shaped.” She praised the fruitful partnership established with MTN Cameroon. And most importantly, this initiative dubbed: “Help Children Be Children” comes in to highlight how children are human beings who need care and love. On his part, Dr. Donkeng Eddy-Patrick, Head of the Communication and Influencing department at Plan International Cameroon, said participants at this training workshop were selected on some critical bases, notably their active involvement in child and youth reporting issues. He reiterated the fact that the workshop is not only to upgrade the skills of media practitioners but also a means to build a new network of ambassadors for child protection and ethical reporting. Dr. Donkeng Eddy-Patrick underscored the need for the media actors trained to be champions of change in the various narratives that are projected about children in our society. Plan International’s Global Policy on Safeguarding Children was equally presented to participants by Josiane Ngouleu, Safeguarding Specialist and PSHEAD at Plan International Cameroon. She emphasized this important note as one of the core principles of Plan International worldwide. During the training, Mrs. Ngouleu also seized the occasion to highlight some critical tips that journalists need to follow while reporting on children and how to make shots on the field.  Media practitioners described as vectors of Change  The session, animated by a variety of experts, allowed media actors to discuss issues affecting professional ethics and the multiple hindrances they face in the course of their daily duties. Magistrate Ovono Ondoua Xavier Ulrich, in his presentation, made an in-depth exposé on children’s rights. He said that, in terms of legal proceedings, children are protected, but many media professionals are not well informed, and there are a lot of sanctions attributed to irresponsible parents. Mr. Ovono Ondoua outlined the importance of article 1382 of the civil code that states the fundamental legal basis for civil liability regarding personal faults. Pr. Moncher Nsangou Moustapha, Health Sociologist, also entertained participants on their role as vectors for change in society. He said journalists, bloggers and content creators, if acting together, can counteract some ills to which people expose children nowadays. Another presentation on the topic, “Understanding new logics of information in the era of the digital world and the economic cost of mediatisation of unethical violence done on children,” was highlighted by prominent researcher, Dr. Albert Ze of the Institute of Research on Health and Development, IRESADE. He explained the different costs incurred by social media users and media professionals. Also among the different experts who upskilled participants was Dr. Taka Ebong Nathalie of the Ministry of Youth Affairs and Civic Education (MINJEC); she primarily emphasized various programs put in place by MINJEC regarding juvenile delinquency observed in our society. She focused on the “PRONEC-REAMORCE” program, which is a flagship government initiative put in place in February 2024 that seeks to fight against incivility by instilling patriotism, ethics, and entrepreneurial skills that help in fostering social cohesion and youth empowerment. Dr. Afounde Jeannette, one of the speakers, said media professionals have the responsibility to report on issues that could positively help in building childhood by portraying images that could, in a few years, be documented. She said children should not be exposed anyhow on social networks. MTN Cameroon, a key ally of Plan International Cameroon  A session dedicated to MTN Cameroon, partner of Plan International Cameroon in this project, was animated by Mrs. Mengbwa Fernande of the MTN Foundation. In her session, she said MTN Cameroon has put in place several initiatives aimed at protecting children online. Mrs. Mengbwa said the project “Help Children Be Children” is a key initiative put in place for child online programmes. “Children are protected online because the cyberspace is very complicated and is even described today as dangerous for them, with people taking fake identities and passing themselves for other people.” Fernande Mengbwa said.She added: “A child can easily be deceived once the person behind the pseudo name discusses familiarity issues with them, such as I am a friend to your father, mother, etc.” The workshop unfolded on day two with media professionals being drilled on key aspects to follow while writing a non-sensational story that carries child protection messages. Dr. Eddy-Patrick, who conducted the session, told media professionals that after their Douala workshop with journalists in the Littoral region, a new media network will be set up for the active protection of children's rights in the country.   Elise Kenimbeni

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 Santé et Droits Humains : La CAMFAIDS Obtient le Statut d’ONG au Cameroun

Santé et Droits Humains : La CAMFAIDS Obtient le Statut d’ONG au Cameroun

La « Community in Action for Mobilization, Inclusion, Development and Solidarity » (CAMFAIDS) est désormais une organisation non-gouvernementale (ONG). L’annonce a été faite il y’a quelques jours par le staff dirigeant.   Une nouvelle dynamique pour la CAMFAIDS La « Community in Action for Mobilization, Inclusion, Development and Solidarity » (CAMFAIDS) autrefois appelé « Cameroonian Foundation for AIDS » a récemment obtenu son statut d’ONG. A travers un communiqué de presse relayé par le staff dirigeant de la nouvelle ONG, il a été souligné que la CAMFAIDS dévoile officiellement l’évolution de son identité institutionnelle et de son nouveau statut reconnu par les autorités camerounaises. Ledit communique indique : « C’est avec une grande fierté et une profonde humilité que la CAMFAIDS annonce deux avancées majeures : l’obtention officielle de son statut d’Organisation Non Gouvernementale (ONG) et l’évolution de son identité institutionnelle. » L’ancienne organisation à base communautaire garde le même acronyme bien que l’appellation change en : « Community in Action for Mobilization, Inclusion, Development and Solidarity » en anglais et en français, « Communauté en Action pour la Mobilisation, l’Inclusion, le Développement et la Solidarité ». A propos de l’ONG Créée en 2009 sous le nom Cameroonian Foundation for AIDS, cette organisation à base communautaire a pour but de lutter contre le VIH/SIDA et défendre les Droits Humains fondamentaux relatifs à la santé sexuelle et reproductive. La CAMFAIDS s’est forgée une réputation, ses partenaires tant nationaux qu’internationaux lui font confiance dans ses domaines d’intervention.

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 Huawei ICT Competition 2025-2026 Grand Final: Cameroonian Students Top the Chart Once Again

Huawei ICT Competition 2025-2026 Grand Final: Cameroonian Students Top the Chart Once Again

Team Cameroon once more showed great performance at the Huawei ICT Competition 2025-2026 Grand Final that recently took place in Shenzhen, China. According to a release from the number one ICT leading international ICT company, Huawei, Cameroon’s students who recently participated in the Huawei ICT competition emerged at the top of the chart. Cameroon’s ICT Students bag another trophy The team of ICT students from Cameroon once again carried the colors of the country at the summit after illustrating great performances at the Huawei ICT Competition global finals, where they highlighted the rapid development of digital skills in the country. It was indicated that the team of Cameroon was made up of ICT students from the University of Douala, specifically the National Higher Polytechnic School and the National Higher School of Posts, Telecommunications and ICT (SUP’PTIC), who won first prize in the "Computing Track" category at the same global finals held in Shenzhen. In his key address to thousands of participants from various countries, Ritchie Peng, Director of the ICT Strategy and Business Development Department at Huawei, outlined the fact that the competition brings together different talented youths from various countries and demonstrates the company’s long-standing commitment to sustainable development. He said: "This competition demonstrates the company's long-standing commitment to using technology for the common good and sustainable social and environmental development." He added that "the Innovation Competition demonstrates the value of competitive learning in addressing real-world challenges, and the participants in the practical and programming events distinguished themselves through their dedication, curiosity, and technical expertise." Mr. Ritchie Peng also seized the occasion during the start of the competition to announce the creation of a new Artificial Intelligence Operator Development Track, dubbed "Ascend," for the next edition in mainland China. As underscored, this track aims at providing young developers with more direct exposure to cutting-edge technologies in the industry through hands-on challenges. This global championship win by Cameroonian students once again in China marks another massive milestone for Cameroon's ICT ecosystem, building on previous years. The team of Cameroon has always illustrated her performances in this high level gathering of ICT genius. Huawei Cameroon, the ideal technological partner For the past years, Cameroon has built strong relationships with the Chinese government, and thanks to this fruitful cooperation, ICT companies like Huawei have invested much in upgrading the skills of young talents. In the different speeches of Cameroon’s Head of State, His Excellency Mr. Paul BIYA, to the youths have focused on training, digital literacy, and entrepreneurship among young people. Indeed, he has repeatedly urged Cameroonian youth to seize the opportunities offered by digital technology to thrive in self-employment, thereby addressing some of the challenges faced by the country and eradicating unemployment. Huawei has so far illustrated itself as the main and ideal technological partner that builds the skills of young talented Cameroonians in the domain of information and communication technology (ICT). Huawei Cameroon can be described as a major player, aligned with government priorities by training and equipping young people in Information and Communication Technologies (ICT) through its structured programs such as "Seeds for the Future," "Huawei ICT Academy," and "Huawei ICT Competition." Since 2016, more than 13,000 young Cameroonians have benefited from different trainings and programs launched by Huawei Cameroon. The ICT leading company is thus helping to bridge the digital skills gap while offering concrete opportunities for employment and entrepreneurship. Huawei Cameroon is more than a technological partner; it is also a catalyst for youth opportunities. By aligning training, innovation, and employability, the company is helping to position Cameroon on the map of the African digital economy, aiming to reduce the country's unemployment rate and stimulate entrepreneurship through training and skills transfer programs that offer an inspiring roadmap, proving that investing in human capital is the key to a prosperous future. About the Huawei ICT Competition The Huawei ICT Competition is an annual global event designed for college and university students to showcase their technical skills, foster innovation, and collaborate on real-world challenges. Since its launch in 2015, the competition has been gaining significant momentum, with more countries and students joining each year.  Recognized as a flagship partner of the UNESCO Global Skills Academy, the competition draws hundreds of thousands of participants worldwide.   TimesNews2 Newsroom  

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 Journée de l’Enfant Africain 2026 : La CDHC formule un plaidoyer en faveur de l’Accès universel à l’eau potable, l’hygiène et à l’assainissement pour la protection des enfants

Journée de l’Enfant Africain 2026 : La CDHC formule un plaidoyer en faveur de l’Accès universel à l’eau potable, l’hygiène et à l’assainissement pour la protection des enfants

Le Cameroun a célébré ce 16 juin 2026 la Journée de l’Enfant africain à l’hôtel Mont-Fébé de Yaoundé. Placée sous la présidence de James Mouangue Kobila, cette édition 2026 a été marquée par un plaidoyer en faveur de l’accès universel à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, ainsi qu’un appel à renforcer la protection des droits de l’enfant face à la montée des violences qui les affectent. Dans son allocution d’ouverture, le président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun a rappelé que la Journée de l’Enfant africain est avant tout un devoir de mémoire en hommage aux enfants de Soulèvement de Soweto, qui ont sacrifié leur vie pour défendre leur dignité et leur droit à une éducation équitable. « La journée de l’enfant africain n’est pas une simple commémoration. Elle est un devoir de mémoire et un appel à l’action », a-t-il déclaré devant les autorités administratives, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile et de nombreux enfants venus prendre part à l’événement. L’eau, l’hygiène et l’assainissement au cœur des préoccupations Cette année, l’accent a été mis sur l’accès des enfants à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. Selon le président de la Commission, les efforts engagés par les pouvoirs publics et leurs partenaires dans ces domaines méritent d’être reconnus. « Les actions constantes et soutenues visant à garantir l’accès de tous à l’eau, aux services d’hygiène et d’assainissement sont saluées dans la déclaration de la Commission des droits de l’homme du Cameroun », a-t-il indiqué. Il a toutefois souligné que les défis demeurent importants et nécessitent une mobilisation accrue de tous les acteurs. Pour lui, garantir l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement constitue une exigence de justice sociale et un levier essentiel pour la réalisation des droits de l’enfant. Donner la parole aux enfants Moment fort de la célébration, une tribune a été réservée aux enfants afin qu’ils puissent exprimer librement leurs préoccupations. Selon le Pr Mouangue Kobila, les enfants ne sont pas venus réciter des textes préparés mais partager leurs expériences quotidiennes liées à la pénurie d’eau, aux difficultés d’accès aux infrastructures sanitaires et aux conséquences de ces manquements sur leur bien-être et leur avenir. « Ils nous diront les réalités de la soif, la honte du manque d’hygiène et les barrières que cela impose à leurs rêves », a-t-il affirmé. Cette démarche s’inscrit dans une logique de participation citoyenne des enfants, conformément aux principes promus par les institutions nationales de défense des droits humains. Un partenariat africain pour renforcer la participation des enfants Le président de la Commission a également évoqué la signature, le 17 avril 2026 à Maseru, au Lesotho, d’un accord-cadre entre la présidente du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant et lui-même, en sa qualité de président du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme. Cet accord vise à promouvoir davantage la participation des enfants aux processus décisionnels et à renforcer les mécanismes de redevabilité accessibles aux jeunes sur le continent. Une recrudescence inquiétante des violations des droits de l’enfant Au-delà des avancées enregistrées, le président de la Commission a dressé un tableau préoccupant de la situation des droits de l’enfant au Cameroun. Il a dénoncé la multiplication des violences, des maltraitances, des abus sexuels, du trafic d’enfants ainsi que des atteintes au droit à l’éducation. « Notre conscience républicaine est aujourd’hui profondément heurtée par la recrudescence alarmante des violations barbares des droits des enfants », a-t-il déclaré. Les statistiques présentées à cette occasion témoignent de l’ampleur du phénomène. La Commission des droits de l’homme du Cameroun a recensé 59 cas documentés de manquements parentaux, de maltraitances physiques, de violences sexuelles, de trafic ou d’exploitation d’enfants en 2021. Ce chiffre est passé à 151 cas en 2024, soit une augmentation significative en l’espace de trois ans . Le soutien du système des Nations Unies Prenant la parole au nom du système des Nations Unies, le représentant résident a réaffirmé l’engagement des agences onusiennes à accompagner le Cameroun dans la promotion des droits de l’enfant. Les Nations Unies soutiennent notamment l’extension des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans les écoles et les communautés, particulièrement dans les zones vulnérables et touchées par les crises. L’organisation appuie également des programmes de prévention des maladies liées à l’eau, le développement d’infrastructures durables dans les zones rurales ainsi que la création d’environnements scolaires sûrs et inclusifs favorisant le maintien des enfants, notamment des filles, à l’école. Le représentant a par ailleurs insisté sur l’importance d’une approche fondée sur les droits humains, la non-discrimination, l’inclusion des personnes en situation de handicap et l’égalité entre les filles et les garçons. Un appel à la responsabilité collective En clôturant son intervention, le président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun a rappelé que la protection de l’enfance ne relève pas uniquement de la responsabilité de l’État. « Bâtir un Cameroun digne de ces enfants n’est pas la responsabilité exclusive de l’État. C’est notre épreuve collective », a-t-il souligné. Pour lui, chaque enfant privé d’eau potable, chaque école dépourvue d’infrastructures d’assainissement ou chaque violence subie dans le silence constitue une défaillance collective. Réaffirmant l’engagement de la Commission à poursuivre son action aux côtés des pouvoirs publics, de la société civile et des partenaires internationaux, il a invité l’ensemble des Camerounais à rejoindre le consensus national, africain et universel en faveur de la réalisation effective des droits de l’enfant. La célébration s’est achevée par des activités éducatives et récréatives, rappelant que le jeu, l’épanouissement et la participation demeurent des droits fondamentaux et inaliénables pour tous les enfants.   Myriane Djamegne

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 Etat-civil : cap sur la digitalisation à l’Est Cameroun

Etat-civil : cap sur la digitalisation à l’Est Cameroun

Le projet porté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Bureau National de l’état-civil (BUNEC), promet de révolutionner l’accès aux droits fondamentaux des milliers de camerounais de cette région. La cérémonie officielle de remise des équipements destinés à la digitalisation des services d’Etat-civil, ainsi qu’à la signature des protocoles d’accords entre le Programme des Nations Unies pour le Développement, le Bureau national de l’état-civil, et les Collectivités territoriales décentralisées a eu lieu vendredi, 05 juin 2026 à Bertoua. Dans son discours, le Maire de la ville, Jean Marie Dimbélé Sodea, n’a pas mâché ses mots sur l’urgence de la situation. Il a rappelé à l’assistance que l’acte de naissance constitue bien plus qu’un simple feuillet. « Il est la clé de voûte qui donne accès aux droits les plus fondamentaux. L’éducation, les soins de santé, le droit de vote et l’emploi ». Pendant des décennies, l’enregistrement des naissances dans cette région du Cameroun a souffert des lourdeurs administratives chroniques. Dossiers égarés, archives perdues, délais interminables. Face à ce constat, Jean Marie Dimbélé Sodea a insisté sur l’impératif de modernisation. « Moderniser l’état-civil au Cameroun n’est plus une option. C’est une urgence pour le développement de notre pays », a-t-il martelé. Grâce à l’appui technique et financier du PNUD et du BUNEC, la Communauté urbaine de Bertoua et les Communes d’arrondissements de Bertoua 1er, Bertoua 2ème, Batouri, Bétaré-Oya, Abong-Mbang et Garoua-Boulaï, passent désormais à une gestion informatisée. Occasion pour le Maire de la ville de Bertoua de saluer la vision du chef de l’État, Paul Biya, pour cette « identité légale, sécurisée, fiable et accessible ». Toutefois, Jean Marie Dimbélé Sodea a émis une mise en garde solennelle. Conscient des défis énergétiques locaux, il a prévenu que le succès de cette révolution numérique dépendra de la stabilité du réseau électrique. « Les coupures intempestives représentent une menace réelle pour les serveurs », a-t-il dénoncé, en annonçant qu’à partir de 2027, sa municipalité investirait dans des solutions alternatives comme l’énergie solaire pour sécuriser ses infrastructures. Des chiffres alarmants  Le Directeur général du BUNEC, Marie Alexandre Yomo, a appuyé cette prise de parole par des statistiques édifiantes. Si l’identité légale est une question de droits humains, son absence est un drame quotidien. « Au Cameroun, près de 30% des enfants de moins de 5 ans ne sont pas enregistrés à la naissance », a-t-il révélé. Plus inquiétant encore, pour l’année scolaire 2024-2025, plus de 1,4 million d’élèves ont été répertoriés sans acte de naissance. Rien que dans la région de l’Est, les départements de la Kadey, du Lom-et-Djèrem et du Haut-Nyong comptent plus de 46 000 enfants scolarisés mais inexistants aux yeux de l’administration. Monsieur Yomo a expliqué ce sous-enregistrement par un faisceau de causes. L’éloignement des centres d’état civil, la vacance des postes d’officiers d’état civil, mais aussi des freins culturels. « Dans certaines communautés, l’enregistrement relève du pouvoir des hommes, et les épouses ne peuvent pas déclarer l’enfant seules. Parfois, le retard vient du temps mis pour attribuer un nom », a-t-il déploré. Ce projet qui cible actuellemment six Communes dans la région de l’Est Cameroun, s’inscrit dans une dynamique nationale alignée sur l’Objectif de Développement Durable (ODD) 16 qui vise à garantir une identité juridique pour tous d’ici 2030. Transparence et efficacité  Le Gouverneur de la région de l’Est, Grégoire Mvongo, a quant à lui salué l’investissement stratégique que représente ce matériel informatique. Il a listé les cinq défis majeurs à relever. Amélioration de la qualité des services, réduction des délais de délivrance des actes, sécurisation des données, meilleure production des statistiques démographiques, et rapprochement de l’administration des citoyens. « Ces équipements ne sont pas qu’un simple matériel. Ils sont la promesse d’une administration plus transparente et plus efficace », a martelé le Gouverneur de l’Est, en invitant les Maires des Communes bénéficiaires à assurer la maintenance et la sécurité des systèmes. Pour sa part, le Représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela, a placé cette cérémonie sous le signe de la « révolution sociale ». Il a rappelé les succès des phases pilotes menées dans l’Extrême-Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, où la digitalisation a déjà transformé la vie des citoyens. « Aujourd’hui, nous ne faisons pas que remettre des ordinateurs. Nous posons les bases d’un système d’état civil inclusif et sécurisé. Protéger l’identité légale, c’est protéger la dignité humaine », a souligné M. Ciowela, avant que les différents protocoles d’accord ne soient signés, scellant l’engagement des partenaires pour un avenir où, à Bertoua comme à Batouri, plus aucun enfant ne naîtra « invisible » aux yeux de la loi. Par Cathy Augustine Mveyo  

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 Violences basées sur le genre, féminoïdes, mariages forcés, mutilations génitales féminines : Quelle réponse de l'État ? Une Tribune de Tiriane Noah, 2e Vice-Présidente du MRC

Violences basées sur le genre, féminoïdes, mariages forcés, mutilations génitales féminines : Quelle réponse de l'État ? Une Tribune de Tiriane Noah, 2e Vice-Présidente du MRC

Dans cette nouvelle tribune la 2e Vice-Présidente du MRC se penche une nouvelle fois sur un sujet qui est au cœur des échanges et affecte le vécu quotidiens de plusieurs citoyens. Les Violences Basées sur le Genre en général sont au scanner dans cette tribune qui dresse une lecture et analyse froide de la situation au Cameroun et qui interpelle le rôle de nos gouvernants.    LEURS CORPS NE SONT PAS UN TERRAIN DE GUERRE Violences basées sur le genre, féminoïdes, mariages forcés, mutilations génitales féminines : Quelle réponse de l'État ? « Le 1er juin 2026, sept membres du gouvernement se retrouvaient enfin autour de la même table pour parler de nos filles. Mais combien d'entre elles avions-nous déjà perdues en attendant cette communication ? »   Il aura fallu le viol et le meurtre de Divine Mbarga, 11 ans, dans son propre quartier à Nkoabang, et celui de Nawal Joyce, 3 ans, agressée dans un établissement scolaire d'Odza pour que le gouvernement camerounais daigne, enfin, tenir une conférence de presse interministérielle. C'était le 1er juin 2026. Sept institutions réunies au Ministère de la Communication : MINCOM, MINPROFF, MINAS, MINSANTE, MINJUSTICE, DGSN, SED. Sept institutions. Une seule vérité sur la table. Et cette vérité, elle est insupportable. En moins de quatre ans, le Cameroun a enregistré plus de 200 féminicides documentés : 50 femmes assassinées en 2023, 67 en 2024, 77 en 2025. Au seul premier trimestre 2026, les organisations de défense des droits des femmes comptent déjà 26 nouvelles victimes. Cela signifie une femme tuée tous les 3,5 jours. Cela signifie que pendant que le gouvernement préparait sa conférence de presse, des femmes mouraient. Ces chiffres, encore, sont des chiffres bas. Le Bureau central des recensements et des études de population (BUCREP) le reconnaît lui-même : le phénomène est insuffisamment documenté, faute de mécanismes de signalement. L'Institut national de la statistique établissait dès 2021 que 45,5 % des femmes camerounaises avaient subi une forme de violence au cours de leur vie. Presque une sur deux. Et nous continuons à parler de faits divers. — ◆ — L'ÉTAT DES LIEUX : DES CHIFFRES QUI ACCUSENT La violence basée sur le genre au Cameroun ne se résume pas aux féminicides. Elle prend trois visages principaux, qui se cumulent et se nourrissent l'un l'autre. Le féminicide : une courbe qui ne s'inverse pas. Les chiffres présentés le 1er juin 2026 par le ministre René Emmanuel Sadi ne laissent aucune place au doute : la tendance est à la hausse. 50 cas en 2023. 67 en 2024. 77 en 2025. 82  au seul semestre 2026. Une femme tuée tous les 4,5 jours en 2024 — tous les 3,5 jours en 2025. À ce rythme, 2026 s'annonce comme l'année la plus meurtrière jamais enregistrée. Et ce ne sont là que les cas répertoriés. Selon les experts, quatre féminicides sur dix ne sont pas identifiés comme tels, faute de données, faute d'enquête, faute de volonté. Le mariage forcé et précoce : un droit confisqué. Le Cameroun est l'un des pays d'Afrique subsaharienne les plus touchés par le mariage précoce. Selon les données de l'UNICEF, 38 % des filles camerounaises sont mariées avant l'âge de 18 ans. Pire : 13 % le sont avant 15 ans. Dans le Grand Nord, ce taux frôle les 50 %. Une étude de l'ONG Plan Cameroun indique que 43 % des femmes aujourd'hui âgées de 25 à 29 ans ont été mariées avant leur majorité. Le Comité des droits de l'enfant de l'ONU s'alarmait dès 2017 que plus de 22 % des filles de 15 à 19 ans avaient été victimes de violences sexuelles, notamment dans le cadre de ces unions forcées. Plus de la moitié des filles sans instruction sont mariées de force — contre 1 sur 10 pour celles ayant atteint le secondaire. La pauvreté et l'école marchent en sens inverse. Les mutilations génitales féminines : invisibles mais présentes. Le taux de prévalence national des mutilations génitales féminines (MGF) est officiellement de 1 % selon le rapport UNICEF 2024 — un chiffre moyen qui masque une réalité régionale nettement plus sévère : dans les zones foyers du Grand Nord et du Sud-Ouest, cette prévalence atteint 20 %. Le MINPROFF a mis en place 92 comités locaux de lutte contre les MGF et formé 150 fonctionnaires de police à la prise en charge de ces violences dans les régions concernées. Mais à ce jour, le Cameroun ne dispose d'aucune loi nationale spécifiquement dédiée à l'interdiction de la pratique — une lacune que les experts internationaux signalent comme un vide majeur dans notre arsenal législatif. — ◆ — CE QUE LE GOUVERNEMENT A FAIT — ET SES LIMITES Il serait malhonnête de nier que des mesures existent. Elles existent. Il serait plus malhonnête encore de prétendre qu'elles suffisent. Sur le plan normatif et stratégique, le cadre n'est pas vide. Le Cameroun s'est doté d'une Stratégie nationale de lutte contre les VBG (2022–2026). Il dispose d'un Plan d'action national contre les MGF. Il a inscrit dans son Code pénal l'incrimination du mariage d'enfant, punissable de 5 à 10 ans de prison. La ligne d'assistance 116, dédiée aux enfants, est opérationnelle. En novembre 2025, deux premières cohortes d'experts nationaux — 21 spécialistes VBG et 13 sages-femmes — ont été formées et placées sous l'égide du MINPROFF et du MINSANTE, déployables en 48 heures en cas de crise humanitaire. Et en juin 2024, à l'initiative de la coopération française, un premier stage VBG destiné à une trentaine d'officiers et sous-officiers de la Gendarmerie nationale s'est tenu à Yaoundé — un premier stage. Le premier. Sur le plan budgétaire, des signaux ont été envoyés. Le MINPROFF dispose d'un budget 2026 de 10,046 milliards FCFA — dont seulement 750 millions d'investissement public sur un total de 9,296 milliards de fonctionnement. En parallèle, la loi de finances 2026 a créé un Fonds spécial pour l'autonomisation économique des femmes, doté de 50 milliards FCFA. La budgétisation sensible au genre (BSG) couvre désormais dix administrations pilotes,

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