Journée de l’Enfant Africain 2026 : La CDHC formule un plaidoyer en faveur de l’Accès universel à l’eau potable, l’hygiène et à l’assainissement pour la protection des enfants

Journée de l’Enfant Africain 2026 : La CDHC formule un plaidoyer en faveur de l’Accès universel à l’eau potable, l’hygiène et à l’assainissement pour la protection des enfants

Le Cameroun a célébré ce 16 juin 2026 la Journée de l’Enfant africain à l’hôtel Mont-Fébé de Yaoundé. Placée sous la présidence de James Mouangue Kobila, cette édition 2026 a été marquée par un plaidoyer en faveur de l’accès universel à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement, ainsi qu’un appel à renforcer la protection des droits de l’enfant face à la montée des violences qui les affectent. Dans son allocution d’ouverture, le président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun a rappelé que la Journée de l’Enfant africain est avant tout un devoir de mémoire en hommage aux enfants de Soulèvement de Soweto, qui ont sacrifié leur vie pour défendre leur dignité et leur droit à une éducation équitable. « La journée de l’enfant africain n’est pas une simple commémoration. Elle est un devoir de mémoire et un appel à l’action », a-t-il déclaré devant les autorités administratives, les partenaires techniques et financiers, les organisations de la société civile et de nombreux enfants venus prendre part à l’événement. L’eau, l’hygiène et l’assainissement au cœur des préoccupations Cette année, l’accent a été mis sur l’accès des enfants à l’eau potable, à l’hygiène et à l’assainissement. Selon le président de la Commission, les efforts engagés par les pouvoirs publics et leurs partenaires dans ces domaines méritent d’être reconnus. « Les actions constantes et soutenues visant à garantir l’accès de tous à l’eau, aux services d’hygiène et d’assainissement sont saluées dans la déclaration de la Commission des droits de l’homme du Cameroun », a-t-il indiqué. Il a toutefois souligné que les défis demeurent importants et nécessitent une mobilisation accrue de tous les acteurs. Pour lui, garantir l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement constitue une exigence de justice sociale et un levier essentiel pour la réalisation des droits de l’enfant. Donner la parole aux enfants Moment fort de la célébration, une tribune a été réservée aux enfants afin qu’ils puissent exprimer librement leurs préoccupations. Selon le Pr Mouangue Kobila, les enfants ne sont pas venus réciter des textes préparés mais partager leurs expériences quotidiennes liées à la pénurie d’eau, aux difficultés d’accès aux infrastructures sanitaires et aux conséquences de ces manquements sur leur bien-être et leur avenir. « Ils nous diront les réalités de la soif, la honte du manque d’hygiène et les barrières que cela impose à leurs rêves », a-t-il affirmé. Cette démarche s’inscrit dans une logique de participation citoyenne des enfants, conformément aux principes promus par les institutions nationales de défense des droits humains. Un partenariat africain pour renforcer la participation des enfants Le président de la Commission a également évoqué la signature, le 17 avril 2026 à Maseru, au Lesotho, d’un accord-cadre entre la présidente du Comité africain d’experts sur les droits et le bien-être de l’enfant et lui-même, en sa qualité de président du Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme. Cet accord vise à promouvoir davantage la participation des enfants aux processus décisionnels et à renforcer les mécanismes de redevabilité accessibles aux jeunes sur le continent. Une recrudescence inquiétante des violations des droits de l’enfant Au-delà des avancées enregistrées, le président de la Commission a dressé un tableau préoccupant de la situation des droits de l’enfant au Cameroun. Il a dénoncé la multiplication des violences, des maltraitances, des abus sexuels, du trafic d’enfants ainsi que des atteintes au droit à l’éducation. « Notre conscience républicaine est aujourd’hui profondément heurtée par la recrudescence alarmante des violations barbares des droits des enfants », a-t-il déclaré. Les statistiques présentées à cette occasion témoignent de l’ampleur du phénomène. La Commission des droits de l’homme du Cameroun a recensé 59 cas documentés de manquements parentaux, de maltraitances physiques, de violences sexuelles, de trafic ou d’exploitation d’enfants en 2021. Ce chiffre est passé à 151 cas en 2024, soit une augmentation significative en l’espace de trois ans . Le soutien du système des Nations Unies Prenant la parole au nom du système des Nations Unies, le représentant résident a réaffirmé l’engagement des agences onusiennes à accompagner le Cameroun dans la promotion des droits de l’enfant. Les Nations Unies soutiennent notamment l’extension des services d’eau, d’hygiène et d’assainissement dans les écoles et les communautés, particulièrement dans les zones vulnérables et touchées par les crises. L’organisation appuie également des programmes de prévention des maladies liées à l’eau, le développement d’infrastructures durables dans les zones rurales ainsi que la création d’environnements scolaires sûrs et inclusifs favorisant le maintien des enfants, notamment des filles, à l’école. Le représentant a par ailleurs insisté sur l’importance d’une approche fondée sur les droits humains, la non-discrimination, l’inclusion des personnes en situation de handicap et l’égalité entre les filles et les garçons. Un appel à la responsabilité collective En clôturant son intervention, le président de la Commission des droits de l’homme du Cameroun a rappelé que la protection de l’enfance ne relève pas uniquement de la responsabilité de l’État. « Bâtir un Cameroun digne de ces enfants n’est pas la responsabilité exclusive de l’État. C’est notre épreuve collective », a-t-il souligné. Pour lui, chaque enfant privé d’eau potable, chaque école dépourvue d’infrastructures d’assainissement ou chaque violence subie dans le silence constitue une défaillance collective. Réaffirmant l’engagement de la Commission à poursuivre son action aux côtés des pouvoirs publics, de la société civile et des partenaires internationaux, il a invité l’ensemble des Camerounais à rejoindre le consensus national, africain et universel en faveur de la réalisation effective des droits de l’enfant. La célébration s’est achevée par des activités éducatives et récréatives, rappelant que le jeu, l’épanouissement et la participation demeurent des droits fondamentaux et inaliénables pour tous les enfants.   Myriane Djamegne

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 Etat-civil : cap sur la digitalisation à l’Est Cameroun

Etat-civil : cap sur la digitalisation à l’Est Cameroun

Le projet porté par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et le Bureau National de l’état-civil (BUNEC), promet de révolutionner l’accès aux droits fondamentaux des milliers de camerounais de cette région. La cérémonie officielle de remise des équipements destinés à la digitalisation des services d’Etat-civil, ainsi qu’à la signature des protocoles d’accords entre le Programme des Nations Unies pour le Développement, le Bureau national de l’état-civil, et les Collectivités territoriales décentralisées a eu lieu vendredi, 05 juin 2026 à Bertoua. Dans son discours, le Maire de la ville, Jean Marie Dimbélé Sodea, n’a pas mâché ses mots sur l’urgence de la situation. Il a rappelé à l’assistance que l’acte de naissance constitue bien plus qu’un simple feuillet. « Il est la clé de voûte qui donne accès aux droits les plus fondamentaux. L’éducation, les soins de santé, le droit de vote et l’emploi ». Pendant des décennies, l’enregistrement des naissances dans cette région du Cameroun a souffert des lourdeurs administratives chroniques. Dossiers égarés, archives perdues, délais interminables. Face à ce constat, Jean Marie Dimbélé Sodea a insisté sur l’impératif de modernisation. « Moderniser l’état-civil au Cameroun n’est plus une option. C’est une urgence pour le développement de notre pays », a-t-il martelé. Grâce à l’appui technique et financier du PNUD et du BUNEC, la Communauté urbaine de Bertoua et les Communes d’arrondissements de Bertoua 1er, Bertoua 2ème, Batouri, Bétaré-Oya, Abong-Mbang et Garoua-Boulaï, passent désormais à une gestion informatisée. Occasion pour le Maire de la ville de Bertoua de saluer la vision du chef de l’État, Paul Biya, pour cette « identité légale, sécurisée, fiable et accessible ». Toutefois, Jean Marie Dimbélé Sodea a émis une mise en garde solennelle. Conscient des défis énergétiques locaux, il a prévenu que le succès de cette révolution numérique dépendra de la stabilité du réseau électrique. « Les coupures intempestives représentent une menace réelle pour les serveurs », a-t-il dénoncé, en annonçant qu’à partir de 2027, sa municipalité investirait dans des solutions alternatives comme l’énergie solaire pour sécuriser ses infrastructures. Des chiffres alarmants  Le Directeur général du BUNEC, Marie Alexandre Yomo, a appuyé cette prise de parole par des statistiques édifiantes. Si l’identité légale est une question de droits humains, son absence est un drame quotidien. « Au Cameroun, près de 30% des enfants de moins de 5 ans ne sont pas enregistrés à la naissance », a-t-il révélé. Plus inquiétant encore, pour l’année scolaire 2024-2025, plus de 1,4 million d’élèves ont été répertoriés sans acte de naissance. Rien que dans la région de l’Est, les départements de la Kadey, du Lom-et-Djèrem et du Haut-Nyong comptent plus de 46 000 enfants scolarisés mais inexistants aux yeux de l’administration. Monsieur Yomo a expliqué ce sous-enregistrement par un faisceau de causes. L’éloignement des centres d’état civil, la vacance des postes d’officiers d’état civil, mais aussi des freins culturels. « Dans certaines communautés, l’enregistrement relève du pouvoir des hommes, et les épouses ne peuvent pas déclarer l’enfant seules. Parfois, le retard vient du temps mis pour attribuer un nom », a-t-il déploré. Ce projet qui cible actuellemment six Communes dans la région de l’Est Cameroun, s’inscrit dans une dynamique nationale alignée sur l’Objectif de Développement Durable (ODD) 16 qui vise à garantir une identité juridique pour tous d’ici 2030. Transparence et efficacité  Le Gouverneur de la région de l’Est, Grégoire Mvongo, a quant à lui salué l’investissement stratégique que représente ce matériel informatique. Il a listé les cinq défis majeurs à relever. Amélioration de la qualité des services, réduction des délais de délivrance des actes, sécurisation des données, meilleure production des statistiques démographiques, et rapprochement de l’administration des citoyens. « Ces équipements ne sont pas qu’un simple matériel. Ils sont la promesse d’une administration plus transparente et plus efficace », a martelé le Gouverneur de l’Est, en invitant les Maires des Communes bénéficiaires à assurer la maintenance et la sécurité des systèmes. Pour sa part, le Représentant résident du PNUD au Cameroun, Mathieu Ciowela, a placé cette cérémonie sous le signe de la « révolution sociale ». Il a rappelé les succès des phases pilotes menées dans l’Extrême-Nord, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, où la digitalisation a déjà transformé la vie des citoyens. « Aujourd’hui, nous ne faisons pas que remettre des ordinateurs. Nous posons les bases d’un système d’état civil inclusif et sécurisé. Protéger l’identité légale, c’est protéger la dignité humaine », a souligné M. Ciowela, avant que les différents protocoles d’accord ne soient signés, scellant l’engagement des partenaires pour un avenir où, à Bertoua comme à Batouri, plus aucun enfant ne naîtra « invisible » aux yeux de la loi. Par Cathy Augustine Mveyo  

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 Violences basées sur le genre, féminoïdes, mariages forcés, mutilations génitales féminines : Quelle réponse de l’État ? Une Tribune de Tiriane Noah, 2e Vice-Présidente du MRC

Violences basées sur le genre, féminoïdes, mariages forcés, mutilations génitales féminines : Quelle réponse de l’État ? Une Tribune de Tiriane Noah, 2e Vice-Présidente du MRC

Dans cette nouvelle tribune la 2e Vice-Présidente du MRC se penche une nouvelle fois sur un sujet qui est au cœur des échanges et affecte le vécu quotidiens de plusieurs citoyens. Les Violences Basées sur le Genre en général sont au scanner dans cette tribune qui dresse une lecture et analyse froide de la situation au Cameroun et qui interpelle le rôle de nos gouvernants.    LEURS CORPS NE SONT PAS UN TERRAIN DE GUERRE Violences basées sur le genre, féminoïdes, mariages forcés, mutilations génitales féminines : Quelle réponse de l’État ? « Le 1er juin 2026, sept membres du gouvernement se retrouvaient enfin autour de la même table pour parler de nos filles. Mais combien d’entre elles avions-nous déjà perdues en attendant cette communication ? »   Il aura fallu le viol et le meurtre de Divine Mbarga, 11 ans, dans son propre quartier à Nkoabang, et celui de Nawal Joyce, 3 ans, agressée dans un établissement scolaire d’Odza pour que le gouvernement camerounais daigne, enfin, tenir une conférence de presse interministérielle. C’était le 1er juin 2026. Sept institutions réunies au Ministère de la Communication : MINCOM, MINPROFF, MINAS, MINSANTE, MINJUSTICE, DGSN, SED. Sept institutions. Une seule vérité sur la table. Et cette vérité, elle est insupportable. En moins de quatre ans, le Cameroun a enregistré plus de 200 féminicides documentés : 50 femmes assassinées en 2023, 67 en 2024, 77 en 2025. Au seul premier trimestre 2026, les organisations de défense des droits des femmes comptent déjà 26 nouvelles victimes. Cela signifie une femme tuée tous les 3,5 jours. Cela signifie que pendant que le gouvernement préparait sa conférence de presse, des femmes mouraient. Ces chiffres, encore, sont des chiffres bas. Le Bureau central des recensements et des études de population (BUCREP) le reconnaît lui-même : le phénomène est insuffisamment documenté, faute de mécanismes de signalement. L’Institut national de la statistique établissait dès 2021 que 45,5 % des femmes camerounaises avaient subi une forme de violence au cours de leur vie. Presque une sur deux. Et nous continuons à parler de faits divers. — ◆ — L’ÉTAT DES LIEUX : DES CHIFFRES QUI ACCUSENT La violence basée sur le genre au Cameroun ne se résume pas aux féminicides. Elle prend trois visages principaux, qui se cumulent et se nourrissent l’un l’autre. Le féminicide : une courbe qui ne s’inverse pas. Les chiffres présentés le 1er juin 2026 par le ministre René Emmanuel Sadi ne laissent aucune place au doute : la tendance est à la hausse. 50 cas en 2023. 67 en 2024. 77 en 2025. 82  au seul semestre 2026. Une femme tuée tous les 4,5 jours en 2024 — tous les 3,5 jours en 2025. À ce rythme, 2026 s’annonce comme l’année la plus meurtrière jamais enregistrée. Et ce ne sont là que les cas répertoriés. Selon les experts, quatre féminicides sur dix ne sont pas identifiés comme tels, faute de données, faute d’enquête, faute de volonté. Le mariage forcé et précoce : un droit confisqué. Le Cameroun est l’un des pays d’Afrique subsaharienne les plus touchés par le mariage précoce. Selon les données de l’UNICEF, 38 % des filles camerounaises sont mariées avant l’âge de 18 ans. Pire : 13 % le sont avant 15 ans. Dans le Grand Nord, ce taux frôle les 50 %. Une étude de l’ONG Plan Cameroun indique que 43 % des femmes aujourd’hui âgées de 25 à 29 ans ont été mariées avant leur majorité. Le Comité des droits de l’enfant de l’ONU s’alarmait dès 2017 que plus de 22 % des filles de 15 à 19 ans avaient été victimes de violences sexuelles, notamment dans le cadre de ces unions forcées. Plus de la moitié des filles sans instruction sont mariées de force — contre 1 sur 10 pour celles ayant atteint le secondaire. La pauvreté et l’école marchent en sens inverse. Les mutilations génitales féminines : invisibles mais présentes. Le taux de prévalence national des mutilations génitales féminines (MGF) est officiellement de 1 % selon le rapport UNICEF 2024 — un chiffre moyen qui masque une réalité régionale nettement plus sévère : dans les zones foyers du Grand Nord et du Sud-Ouest, cette prévalence atteint 20 %. Le MINPROFF a mis en place 92 comités locaux de lutte contre les MGF et formé 150 fonctionnaires de police à la prise en charge de ces violences dans les régions concernées. Mais à ce jour, le Cameroun ne dispose d’aucune loi nationale spécifiquement dédiée à l’interdiction de la pratique — une lacune que les experts internationaux signalent comme un vide majeur dans notre arsenal législatif. — ◆ — CE QUE LE GOUVERNEMENT A FAIT — ET SES LIMITES Il serait malhonnête de nier que des mesures existent. Elles existent. Il serait plus malhonnête encore de prétendre qu’elles suffisent. Sur le plan normatif et stratégique, le cadre n’est pas vide. Le Cameroun s’est doté d’une Stratégie nationale de lutte contre les VBG (2022–2026). Il dispose d’un Plan d’action national contre les MGF. Il a inscrit dans son Code pénal l’incrimination du mariage d’enfant, punissable de 5 à 10 ans de prison. La ligne d’assistance 116, dédiée aux enfants, est opérationnelle. En novembre 2025, deux premières cohortes d’experts nationaux — 21 spécialistes VBG et 13 sages-femmes — ont été formées et placées sous l’égide du MINPROFF et du MINSANTE, déployables en 48 heures en cas de crise humanitaire. Et en juin 2024, à l’initiative de la coopération française, un premier stage VBG destiné à une trentaine d’officiers et sous-officiers de la Gendarmerie nationale s’est tenu à Yaoundé — un premier stage. Le premier. Sur le plan budgétaire, des signaux ont été envoyés. Le MINPROFF dispose d’un budget 2026 de 10,046 milliards FCFA — dont seulement 750 millions d’investissement public sur un total de 9,296 milliards de fonctionnement. En parallèle, la loi de finances 2026 a créé un Fonds spécial pour l’autonomisation économique des femmes, doté de 50 milliards FCFA. La budgétisation sensible au genre (BSG) couvre désormais dix administrations pilotes,

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 SOSUCAM : Quand l’État laisse mourir le Sucre Camerounais-La Tribune de Tiriane Noah (MRC)

SOSUCAM : Quand l’État laisse mourir le Sucre Camerounais-La Tribune de Tiriane Noah (MRC)

La 2e Vice-présidente du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) dans sa tribune castigue les pertes en milliards et l’impact économique qu’engendre la Société Sucrière du Cameroun(SOSUCAM). Elle dénonce la perte en deux ans de près de 37 milliards qui représentent des emplois menacés, des familles fragilisées, et surtout, le signal d’alarme d’une souveraineté alimentaire. Face à ces goulots d’entranglements, Tiriane Noah brise le silence et ne peux se taire. La SOSUCAM Agonise, le Cameroun regarde 37 milliards de FCFA. Voilà ce que la Société Sucrière du Cameroun a perdu en deux ans. 37 milliards qui représentent des emplois menacés, des familles fragilisées, et surtout, le signal d’alarme d’une souveraineté alimentaire que nous sommes en train de brader — dans l’indifférence des pouvoirs publics et le silence de notre représentation nationale. En tant que citoyenne de Yaoundé IV, je ne peux me taire. Un désastre financier aux chiffres accablants Les comptes de la SOSUCAM ne mentent pas. Ils racontent l’histoire d’une entreprise stratégique que l’on a laissée saigner à blanc, faute de volonté politique. 15 milliards FCFA de pertes en 2023, première année d’un décrochage financier brutal. 22 milliards FCFA de pertes supplémentaires en 2024, soit une hémorragie qui s’accélère d’une année sur l’autre. 37 milliards FCFA de pertes cumulées en vingt-quatre mois : un rythme d’effondrement qui n’est plus soutenable. 50 000 tonnes de canne détruite lors des grèves, soit 5 milliards FCFA de préjudice supplémentaire en une seule crise sociale. Des grèves que j’ai vécues en direct à Nkoteng. Et les prévisions pour 2026 ? Elles ne sont pas rassurantes. Des sources internes à l’entreprise révèlent que la direction a envisagé des licenciements massifs, au point que les syndicats ont dû entrer en négociation d’urgence pour tenter de geler ce projet. À Mbandjock, à Nkoteng, dans la région du Centre, des milliers de familles vivent sous la menace d’un lendemain qui ressemble à rien. À qui l’État camerounais rend-il compte de cette situation ? La concurrence déloyale : une guerre économique à laquelle l’État refuse de répondre La SOSUCAM n’est pas morte de ses propres erreurs. Elle est en train d’être tuée par une concurrence que les pouvoirs publics refusent de réguler sérieusement. Le sucre importé de Chine et du Liban envahit nos marchés à des prix que la production locale ne peut structurellement pas concurrencer. Ces importateurs bénéficient de conditions douanières favorables — exemptions partielles, droits réduits — pendant que la SOSUCAM, qui emploie 8 000 travailleurs directs et 1 500 sous-traitants, paie le prix plein. Grossistes et détaillants ont basculé vers les marques étrangères. Le sucre SOSUCAM a disparu des étals. Le consommateur a suivi le prix, sans mesurer les conséquences industrielles de ce choix — et sans que personne dans les institutions ne prenne la peine de l’en informer. À l’échelle mondiale, le Brésil et l’Inde subventionnent massivement leur industrie sucrière, maintenant les cours mondiaux à des niveaux artificiellement bas. Face à cela, nos importateurs réclament davantage d’ouverture du marché camerounais. Et le gouvernement ? Il hésite. Il temporise. Il autorise des importations au compte-gouttes, puis en masse, sans stratégie cohérente. En 2023, le Cameroun a importé 224 003 tonnes de sucre pour 82,67 milliards de FCFA. En 2024, entre janvier et juin seulement, 105 400 tonnes supplémentaires ont été importées pour 42,8 milliards de FCFA. Et cela malgré les assurances répétées que la production locale suffirait. Résultat : étals vides, pénuries ponctuelles, flambée des prix — et une SOSUCAM de plus en plus fragilisée. Pendant ce temps, en 2025, le Cameroun a paradoxalement exporté 8 047 tonnes de sucre — contre 512 tonnes l’année précédente. Des volumes qui seraient en réalité réexportés vers des pays voisins où les prix sont plus favorables, révélant les dysfonctionnements profonds d’une filière sans pilotage stratégique. La souveraineté alimentaire n’est pas une formule de discours La demande nationale annuelle de sucre au Cameroun est estimée à 300 000 tonnes. La SOSUCAM en produit entre 120 000 et 160 000. Le déficit structurel est réel, persistant, et connu de tous les décideurs depuis des années. Pourtant, aucun plan d’ensemble n’a été engagé pour le combler par la production locale. Que se passera-t-il le jour où la SOSUCAM ferme ses portes, ou passe définitivement sous contrôle étranger ? En février 2026, des informations ont fait état de discussions avancées pour un possible rachat de la SOSUCAM par le groupe marocain Cosumar. L’entreprise appartient aujourd’hui à hauteur de 74 % à des capitaux français, via le groupe Castel, et à 26 % à l’État camerounais. Une prise de contrôle marocaine de ce qui reste de notre capacité sucrière nationale mérite au minimum un débat public. Elle n’a suscité aucune réaction officielle. Ce qui se joue ici n’est pas une simple question industrielle. Le sucre est une matière première dont dépend toute notre chaîne alimentaire : le pain, les boissons, les jus industriels, les pâtisseries, les bouillies que nos enfants consomment chaque matin. Une hausse des prix du sucre importé — inévitable le jour où les importateurs auront éliminé la concurrence locale et disposeront d’un pouvoir de marché absolu — se répercutera mécaniquement sur l’ensemble de ces produits. Ce sont les Camerounais à faible revenu qui en paieront le prix fort. La souveraineté alimentaire n’est pas une formule pour les discours officiels. C’est la capacité concrète d’un pays à contrôler la production et le prix des denrées fondamentales consommées par sa population. Pour le sucre, cette souveraineté repose aujourd’hui presque entièrement sur la survie de la SOSUCAM. Et cette survie est en danger. Les travailleurs, oubliés de la crise Derrière les milliards perdus, il y a des hommes et des femmes. Des coupeurs de canne qui travaillent dans des conditions difficiles pour un salaire horaire de 285 FCFA — relevé de seulement 5 FCFA lors des négociations post-grève, après des hectares de canne détruits et des blessés dans les rangs. En janvier 2026, les élections professionnelles se sont tenues au sein de la SOSUCAM sans la participation du Syndicat des travailleurs

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 Horizons Femmes Accède officiellement au Statut d’ONG avec de Nouveaux Défis en Vitrine

Horizons Femmes Accède officiellement au Statut d’ONG avec de Nouveaux Défis en Vitrine

L’annonce a été officiellement faite le mercredi 06 mai 2026 à Yaoundé, au cours de l’assemblée générale de cette ancienne association devenue organisation non-gouvernementale (ONG). Au cours de son assemblée générale qui s’est tenue à Yaoundé, capitale du Cameroun du 05 au 6 mai 2026, toutes les équipes des différents bureaux de l’ONG qui sont basés dans les régions du Centre, Sud, Littoral et Ouest ont pris part à cette rencontre annuelle. Une rencontre qui vient à point nommée comme l’a si bien indiqué l’équipe dirigeante. Il a été annoncé que l’ancienne association monte en grade. Elle a officiellement accédé au statut d’ONG le 11 mars 2026 par signature du Ministère de l’administration territoriale. Une nouvelle qui a conquis les cœurs des différents partenaires et institutions présentes au cours de la cérémonie officielle d’ouverture présidée par Madame Ndjeba Evelyne, présidente du conseil d’administration de l’ONG Horizons Femmes.   Une vision commune et des défis relevés « Comment ne pas vous redire notre gratitude pour être à nos côtés à l’occasion de cette assemblée générale toute particulière, historique en un certain sens, puisqu’elle intervient au lendemain du changement de statut de Horizons Femmes, qui passe du Registre des Associations pour celui des Organisations Non Gouvernementales. » Dixit Evelyne Ndjeba. Dans son discours, la présidente du conseil d’administration a sorti des points importants et qui illustrent la résilience et l’engagement de cette ONG autrefois association qui n’a cessé d’exceller dans des domaines bien connus qui sont la sante et l’autonomisation de la femme et de la jeune fille ainsi que pour ses droits à tous les niveaux. Madame Ndjeba a relevé le fait que Horizons Femmes est née d’une initiative de la base, et qui était celle de femmes réunies pour échanger autour de leurs réalités quotidiennes. Et elle indique que très rapidement, ces échanges ont mis en lumière des défis majeurs affectant la femme et la jeune fille, défis qui avaient alors pour noms : les grossesses précoces, les comportements à risque et diverses autres formes de vulnérabilité, mettant en péril l’avenir de la gent féminine et qui a permis de voir au jour d’aujourd’hui cette ONG ancienne association qui a toujours su se frayer un chemin sur le territoire national grâce a des idées, la volonté et l’engagement des femmes volontaires avec un objectif en commun. La présidente du conseil d’administration en qualité de mère de la grande famille Horizons Femmes s’est appesantie sur les acquis de l’ONG qui est aujourd’hui à 23 ans d’existence avec de nombreuses actions menées et des défis relevés. Occasion également pour elle de revisiter les challenges et les défis à venir tout en saluant le travail collectif de tout le staff de l’ONG qui donne tout pour des résultats positifs. Elle dit : « Vingt-trois ans plus tard, Horizons Femmes s’affirme comme une organisation volontaire, engagée, et solidement ancrée au sein des communautés. Au fil des années, nous avons su évoluer, tomber, nous relever, nous adapter et surtout innover, tout en restant fidèles à notre mission. Ainsi avons-nous pu pendant toutes ces années garantir notre contribution au développement de la cause féminine aux côtés des pouvoirs publics et de la communauté internationale. Un tel parcours, vous l’imaginez, n’a pas été sans défis. Il a été jalonné d’obstacles divers, souvent affligeants et ouvrant sur le désespoir. Cependant, notre engagement et notre détermination n’ont pas faibli, nous rendant davantage résilients au jour le jour. »   Enjeux du nouveau statut d’ONG A la fin de la cérémonie protocolaire, Dénise Ngatchou, Directrice Exécutive de l’ONG Horizons Femmes a souligné au cours d’une interview aux médias les enjeux de cette assemblée générale et du nouveau statut, qui est le couronnement de plusieurs années de travail et qui viendra permettre une ouverture à l’acquisition des financements à l’international. « L’ONG Horizon Femmes existe depuis plus de 23 ans et travaille de manière acharnée sur le terrain. Cette assemblée générale vise à valider les documents annuels (financier et technique) et à réviser le plan stratégique 2025–2030. L’organisation a subi de lourdes pertes de projets récents, entraînant près de 80% de suppression d’emplois et l’impact sur 80 familles. Ce statut ouvre la possibilité de mobiliser davantage de ressources et d’accéder à des financements internationaux et nationaux. La reconnaissance administrative permet désormais de recevoir des dons et financements internationaux plus librement. La perspective est d’utiliser ce statut pour intensifier les actions sur le terrain et renforcer l’appui aux bénéficiaires. » Madame Ngatchou a également relevé le fait que ce nouveau statut vient au moment où Horizons Femmes comme bon nombre d’organisations qui œuvrent dans la santé communautaire rencontrent les problèmes de financements. Il ya plusieurs projets qui connaissent à ce jour une fermeture à cause des aides venant des Etats-Unis qui ont été bloqués depuis près de deux ans. Ce qui entraine en retour le chômage et impacte les activités de sensibilisations sur le terrain. Agnès Mbo’ossi, bénéficiaire de l’ONG depuis plus de 17 ans a également exprimé sa satisfaction. Elle a souhaité qu’avec ce nouveau statut l’ONG Horizons Femmes qui a toujours pu épauler son association à travers des activités de sensibilisations et formations puisses davantage le faire si des financements sont acquis. Selon Agnès Mbo’ossi il y’a beaucoup de travail sur le terrain et Horizons Femmes se positionne à ce jour comme une actrice de soutien et développement pour des petites associations comme la sienne qui œuvre au quotidien pour le bien être des personnes vulnérables et vivants avec le VIH.   A propos de l’ONG Horizons Femmes Créée le 8 janvier 2003, Horizons Femmes est une association à but non lucratif qui existe depuis plus de 20 ans. Elle met en œuvre des projets qui visent l’éducation, la formation et l’autonomisation des femmes et de la jeune fille. Elle est présente dans quatre régions du Cameroun à savoir : Le Centre, le Littoral, l’Ouest et le Sud. Sa mission est de contribuer significativement à la réduction des inégalités de genre, particulièrement celles qui affectent la femme, dans les domaines de la Sante Communautaire, des Droits

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 Plaidoyer en Mouvement : le SNJC Mobilise autour de la Liberté de la Presse

Plaidoyer en Mouvement : le SNJC Mobilise autour de la Liberté de la Presse

En prélude à la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse, prévue le 3 mai 2026 sous le thème « Façonner un avenir en paix », les membres du Syndicat National des Journalistes du Cameroun (SNJC), section du Centre, ont organisé le 2 mai 2026, une marche sportive à l’esplanade du stade omnisports de Yaoundé. Au programme de cette détente sportive il y’avait rassemblement, étirements, danse, marche du tronçon Omnisports jusqu’au rond-point Nlongkak, suivi d’une séance de relaxation et de networking. Ils étaient près d’une quarantaine de journalistes à délaisser stylos, micros et caméras pour enfiler des tenues de sport et un t-shirt noir. Aux côtés des professionnels des médias, plusieurs associations, ONG et partenaires ont répondu présents, notamment l’Union des Femmes Reporters Sportifs en Afrique, UFRESA, antenne du Cameroun, la Cameroon Sports Press Association (CASPA), ainsi que des entreprises telles que : les Boissons du Cameroun, le Port Autonome de Douala (PAD), RENAPROV Finance SA et TimesNews Group. Le SNJC appelle à renforcer la profession journalistique Prenant la parole, le président de la section du SNJC Centre, Jean Patient Tsala, a souligné la portée symbolique de cette initiative. Il dit : « Il est question, à travers les énergies dégagées dans le sport, de les transmettre dans la vision du SNJC, qui est de protéger les droits et promouvoir les devoirs des journalistes. » Le président du SNJC Centre a également plaidé pour un regard plus attentif des autorités camerounaises et africaines sur la profession de journaliste et de communicateur. Cette activité qui entre dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, édition 2026, qui se tient chaque 3 mai de l’année était un moment de commun et d’échanges entre les professionnels des médias, les communicateurs et les acteurs de la société civile. Durant près de 40 minutes, les participants à la marche ont battu le pavé. Tout au long de cette exercice physique il y’a eu des animations qui ont rythmé la cadence jusqu’à l’arrêt au quartier Elig-Edzoa, ou est située une agence de RENAPROV Finance SA, partenaire du SNJC. Focus sur l’inclusion financière et la solidarité La marche a également été marquée par une escale à Élig-Edzoa, où Mpeck Jean Jacob, responsable commercial et marketing a présenté les offres de RENAPROV Finance SA, notamment la Mutuelle d’Assistance et de Solidarité (MASO). Ce dispositif propose des solutions accessibles en matière de santé, d’éducation et d’accompagnement socio-économique, incluant des réductions sur les frais hospitaliers, une assistance juridique et des actions communautaires. Tel que prévu dans l’agenda de cette activité sportive, les participants ont fait un arrêt a RENAPROV Finance SA ou ils ont été outillés sur les différents produits qu’offre cette entreprise qui offre également un bon nombre de services à travers le triangle national. Pour édifier les participants à la marche sportive, Monsieur Mpeck a présenté l’entreprise RENAPROV Finance SA notamment la Mutuelle d’assistance et de Solidarité (MASO) avec un tirage au sort des offres financières prévu le 4 juillet 2026 au Stade Omnisports de Yaoundé ; une souscription gratuite avec une cotisation mensuelle de 26000FCFA ou alors 500 FCFA chaque semaine ou encore 100 FCFA par jour afin d’être éligible. Selon Monsieur Mpeck, la MASO propose des avantages dans les domaines de la santé, de l’éducation et le domaine socio-économique à moindre coût. Avec comme avantages pour le souscripteur de bénéficier d’une assistance en cas d’événements heureux ou malheureux ; la réduction de 35% sur les frais d’hôpital au Complexe Hospitalier la MAMU pour les mutualistes et 10 ayants droit ; l’assistance juridique en cas de contentieux ; implantation gratuite de forages dans les quartiers et villes et la promotion gratuite de l’activité ou du projet du mutualiste sur les ondes de la radio Royal FM. Les acteurs de la société s’expriment Il y’a eu une session dédiée au networking qui a permis aux différents acteurs de la société civile de parler de leurs organisations et de mettre en vitrine leur collaboration avec les médias. Le représentant de la CAMFAIDS, Ebenezer Munkam a souligné l’importance du combat commun pour les droits humains, notamment dans les domaines de la santé, du genre et du renforcement des capacités. De son côté, Dr. Tiwa Herve, promoteur de Media Lab, a mis en lumière les défis actuels du secteur des médias, évoquant les crises de management et d’innovation. Il a annoncé la tenue prochaine d’un symposium à Yaoundé (6 au 8 mai), au cours duquel sera présentée une première charte éthique sur l’intelligence artificielle appliquée au journalisme au Cameroun. Plusieurs responsables d’organisations ont également présenté leurs actions. Modo Belibi Pascal, secrétaire général d’IDAY Cameroun, a évoqué les initiatives en faveur du droit à l’éducation, notamment un programme de « jardin pédagogique » utilisant l’Artemisia pour lutter contre le paludisme en milieu scolaire. Pour sa part, Edith Chimi, présidente de l’Association internationale Femmes, cultures et développement durable, a insisté sur les actions en faveur du recyclage des déchets plastiques, de la lutte contre le changement climatique et de l’insertion socioprofessionnelle des jeunes défavorisés. Valerie Tsemo, qui a représenté l’ONG Femme-Santé-Développement (FESADE) a, quant à elle, rappelé l’engagement de son organisation dans les thématiques liées à la santé, avec une Au-delà de l’aspect sportif, cette marche a permis de renforcer les liens entre journalistes, partenaires institutionnels et acteurs de la société civile. Elle s’inscrit dans une dynamique de sensibilisation et de mobilisation autour des enjeux liés à la liberté de la presse, dans un contexte où le rôle des médias demeure essentiel pour la consolidation de la paix et de la démocratie. À la veille du 3 mai, cette initiative du SNJC Centre apparaît comme un signal fort : celui d’une profession qui, au-delà de ses défis, entend se réinventer et contribuer activement à « façonner un avenir en paix ».   Myriane Djamegne

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 Justice Transitionnelle en Afrique Centrale : Yaoundé pose les Bases d’une Action Régionale

Justice Transitionnelle en Afrique Centrale : Yaoundé pose les Bases d’une Action Régionale

Le Ministre Délégué auprès du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Jean de Dieu Momo, a présidé le 24 avril 2026 à Yaoundé la cérémonie de clôture de la consultation régionale sur la justice transitionnelle en Afrique Centrale. Organisée sur deux jours, cette rencontre visait à renforcer les capacités locales et nationales, tout en élaborant un plan d’action régional aligné sur les orientations de l’Union Africaine. L’événement a réuni des participants issus de sept pays de la sous-région, ainsi que plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels la Commission de l’Union Africaine, la CEEAC, l’Organisation internationale de la Francophonie, l’UNOCA et l’Institut francophone pour la justice et la démocratie. La cérémonie s’est tenue en présence de Nouhoum Sangaré, Directeur du Centre des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et la Démocratie en Afrique centrale. Dans son allocution, le Ministre, Jean de Dieu Momo, a salué la qualité des échanges et insisté sur l’importance de la paix durable. Il a appelé les communautés affectées par les conflits à déposer les armes et à reconstruire le tissu social, en droite ligne des objectifs de la justice transitionnelle. Le Ministre a également évoqué plusieurs expériences africaines inspirantes, notamment les juridictions, Gacaca, la Commission vérité et réconciliation d’Afrique du Sud et les mécanismes traditionnels en République centrafricaine. Il a plaidé en faveur d’approches endogènes intégrant les chefs traditionnels, les patriarches et les communautés, afin de favoriser une réconciliation durable. Les quatre piliers de la justice transitionnelle rappelés Prenant la parole, Nouhoum Sangaré a souligné l’importance de cette rencontre, qu’il a qualifiée de « quatrième rendez-vous majeur de Yaoundé depuis 2006 ». Selon lui, la consultation a permis de partager des expériences, bonnes pratiques et défis. Il a rappelé les quatre piliers fondamentaux de la justice transitionnelle : le droit à la justice, le droit à la vérité, le droit aux réparations et les garanties de non-répétition. Il a également insisté sur la nécessité d’adapter les mécanismes internationaux aux réalités culturelles locales, tout en excluant les pratiques contraires aux droits humains. Des avancées notables dans plusieurs pays Les travaux ont permis de dresser un état des lieux des mécanismes en cours dans la sous-région. Au Tchad, une stratégie nationale de réconciliation et de consolidation de la paix a été adoptée, accompagnée d’un projet de loi portant création d’une commission vérité, pardon, réparation et réconciliation. Au Burundi, une Commission de vérité et de réconciliation est en place depuis 2014. En République démocratique du Congo, une politique nationale de justice transitionnelle a été adoptée en mai 2025, avec la création de la FONAREV et de la CIAVAR, ainsi que la mise en œuvre de réparations précoces. En République Centrafricaine, la Cour pénale spéciale est opérationnelle depuis 2017, complétée par une Commission vérité, justice, réparation et réconciliation créée en 2020. Des indemnisations ont également été versées aux victimes dans l’affaire Jean-Pierre Bemba. Au Cameroun, les initiatives incluent le Grand Dialogue National de 2019, la mise en place d’un statut spécial pour les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la désignation d’un médiateur, ainsi qu’un programme présidentiel de reconstruction et des mesures de clémence pénale. Des défis persistants à surmonter Malgré ces avancées, plusieurs obstacles majeurs ont été identifiés. Parmi eux figurent le manque de financement autonome des commissions vérité, les risques d’ingérence politique, les attentes élevées des victimes et l’insuffisance des capacités techniques. Les participants ont également relevé la persistance des violences, le non-respect de certains accords de paix, les difficultés d’adaptation des principes de l’Union africaine aux contextes nationaux, ainsi que l’existence de pratiques traditionnelles incompatibles avec les droits humains. Des recommandations pour une action durable Pour renforcer l’efficacité des mécanismes de justice transitionnelle, plusieurs recommandations ont été formulées. Il s’agit notamment de mettre en place des fonds nationaux de réparation garantis par les États, d’élaborer un cadre régional adapté à l’Afrique centrale, avec un accent particulier sur la région des Grands Lacs, et de renforcer l’appropriation nationale des processus. Les experts recommandent également de garantir l’indépendance des commissions vérité par leur inscription dans les lois de finances, d’articuler réparations individuelles et transformations structurelles, et de renforcer les capacités des acteurs étatiques et non étatiques. Cette consultation de Yaoundé apparaît ainsi comme une étape clé vers une approche plus coordonnée, inclusive et efficace de la justice transitionnelle en Afrique centrale.   Myriane Djamegne

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 Domestication de l’Article 14 du Protocole de Maputo : CAMNAFAW et SOGOC mutualisent les efforts de plaidoyer

Domestication de l’Article 14 du Protocole de Maputo : CAMNAFAW et SOGOC mutualisent les efforts de plaidoyer

Elles étaient toutes réunies le jeudi 23 avril 2026 à Yaoundé au cours d’un atelier de concertation. Dans le but de faire avancer les échanges et les différentes actions de plaidoyer sur les dispositions phares garantissant aux femmes le droit à la santé au Cameroun, un atelier de concertation sur la révision du code pénal en vue de la domestication de l’Article 14 du Protocole de Maputo, a été organisé le jeudi, 23 avril 2026. Cet atelier qui s’est tenu à Yaoundé, capitale du Cameroun, a été organisé par la Cameroon National Association for Family Welfare (CAMNAFAW) et la Société Camerounaise de Gynécologie et Obstétrique (SOGOC). Un espace de dialogue pour des échanges concrets C’est une trentaine de participants issus des ministères sectoriels notamment du ministère de la justice, des parlementaires et experts en santé de la reproduction et droits sexuels et de la société civile, qui ont été conviés à cet atelier d’une journée organisé par la CAMNAFAW et la SOGOC. Prenant la parole pour ouvrir les échanges de cet atelier, le président du conseil d’administration de la CAMNAFAW, Monsieur Komba Gaston, a d’entrée de jeu appelé à un espace de dialogue entre les différents participants afin de franchir un nouveau palier dans les discussions liées à l’article 14 du Protocole de Maputo. « La rencontre de ce jour fait suite à la dynamique née de la séance plénière spéciale du 27 mars 2025 à l’Assemblée nationale consacrée à la domestication de l’article 14 du protocole de Maputo et aux recommandations qui en ont été déclinées. Cette étape antérieure a permis de poser les bases du débat. L’atelier d’aujourd’hui devrait nous permettre de franchir un nouveau palier, passer d’une volonté exprimée et consignée dans le document cadre du débat à des pistes consolidées de l’intention à la structuration du plaidoyer aux propositions », a indiqué le président du conseil d’administration de la CAMNAFAW, Gaston Komba. Dans son propos liminaire, Monsieur Komba a aussi relevé le fait que la CAMNAFAW et la SOGOC, partenaires dans le cadre de cette activité de plaidoyer, continuent à se mouvoir pour des résultats concrets. Il dit : « La motivation de la CAMNAFAW est claire et constante.  Lorsqu’on parle du bien-être familial, de dignité humaine, de santé reproductive et de justice sociale, on ne peut se satisfaire de la généralité. Il faut créer des passerelles entre les réalités vécues sur le terrain, la protection des droits, la santé des femmes et des filles et l’ancrage du cadre juridique sur ce vécu. La CAMNAFAW est mobilisée parce qu’elle refuse que les enjeux les plus sensibles restent enfermés dans le silence, l’incompréhension ou l’inaction. Elle est engagée parce qu’elle croit à l’efficacité d’un dialogue institutionnel responsable, à une consultation inclusive et féconde et à un plaidoyer qui brise les barrières et débouche sur des résultats concrets. Cet engagement est d’ailleurs visible à travers le suivi des recommandations, l’organisation de cet atelier et la mise à disposition de la démo issue du terrain, mais surtout à travers la présence de la task force des parlementaires et de l’ensemble des magistrats, des responsables des ministères sectoriels ainsi que des organisations de la société civile. La motivation de la SOGOC est tout aussi essentielle. Sur ces questions, la parole médicale et scientifique ne serait que périphérique, elle doit être centrale. La SOGOC apporte l’expertise clinique, l’expérience des praticiens et le regard de celles et ceux qui écoutent et voient dans l’institut de santé les conséquences très concrètes des situations de vulnérabilité, y compris les cas liés au viol et à l’inceste. Un autre thème, dans une synergie d’aspects, la CAMNAFAW porte la mobilisation sociale, institutionnelle et programmatique. » En guise de conclusion, le président du conseil d’administration de la CAMNAFAW a souligné : « Ce dont nous avons besoin, c’est d’un front de responsabilité, d’un esprit de coopération et d’une capacité collective à transformer l’émotion et l’expertise en décisions et les décisions en avancées concrètes pour le bien-être de la population. Aussi, j’invite les institutions publiques à continuer d’ouvrir l’espace du dialogue et de l’accompagnement. J’invite les parlementaires et les magistrats à maintenir ce pont indispensable entre la norme, son interprétation et sa mise en œuvre. J’invite les professeurs de santé à continuer d’apporter la vérité du terrain, à l’apporter, ainsi que la régulation scientifique. J’invite les partenaires techniques et financiers à rester pleinement engagés. J’invite enfin chacun d’entre nous à mobiliser ensemble les ressources nécessaires pour la suite des activités. » Au cours d’une interview avec les médias, Pr. Esiben Felix, gynécologue-obstétricien qui mène des travaux dans le cadre de ces actions de plaidoyer, a mis en exergue le fait que les décideurs devraient davantage se pencher sur la question de l’avortement non médicalisé qui est en partie la cause des décès maternels dans notre pays. Pr. Esiben dit : « La problématique de l’avortement dans notre environnement est essentiellement liée au fait que l’avortement contribue pour pratiquement 20 à 30% des décès maternels dans notre pays. Et il faut d’emblée reconnaître que l’avortement peut être spontané ou peut être provoqué. On appelle vraiment l’avortement criminel. C’est cet avortement qui est la source principale des décès chez les femmes. En milieu hospitalier, ce que nous observons, c’est que ce sont des femmes qui ont des grossesses non désirées qui vont se présenter à nous, souvent dans des situations compliquées, et qui aboutissent souvent lorsque nous n’arrivons pas à prendre en charge à des lycées.  Le fait des avortements non sécurisés est souvent lié à notre loi, qui est une loi restrictive par rapport aux conditions qui peuvent nous amener, nous, en milieu hospitalier, à fournir des soins d’avortement dans le respect de la loi. Comme cette loi est souvent mal connue, comme elle est souvent difficile à appliquer à notre niveau, les patients ont recours à des personnes qui ne sont pas formées, dans des environnements qui ne sont pas sécurisés et on aboutit souvent à des trames. » Pr. Esiben ajoute que : « La domestication du protocole du Maputo aura pour avantage qu’elle va mieux préciser

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 Mobilisation, Gouvernance, Plaidoyer : Les OSC Outillées pour un Dialogue Structuré avec l’État

Mobilisation, Gouvernance, Plaidoyer : Les OSC Outillées pour un Dialogue Structuré avec l’État

Les 26 et 27 février 2026, la localité de Mbankomo a servi de cadre à un important atelier de renforcement des capacités des Organisations de la Société Civile (OSC), dans le cadre d’un projet financé par l’Union européenne et mis en œuvre par Search for Common Ground et Horizons Femmes, sous la coordination du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille (MINPROFF). Cette activité s’inscrit dans la continuité de l’évaluation des besoins et capacités (A1.1.1) réalisée en septembre 2025 auprès de 50 OSC. Celle-ci avait permis d’identifier des besoins prioritaires en gouvernance, gestion de projets, suivi-évaluation, budgétisation, mobilisation des ressources, communication et plaidoyer, ainsi qu’en structuration interne et planification stratégique. Prenant la parole au nom de la Directrice Exécutive de l’ONG Horizons Femmes, la Directrice des programmes, Madame Toche Carole a indiqué : « Ce projet repose sur une conviction forte et partagée : lorsque les organisations de la société civile disposent des capacités institutionnelles solides, des compétences renforcées et de réseaux efficaces pour mener un plaidoyer constructif ; lorsque leurs actions de communication et de suivi-évaluation sont sensibles aux conflits et lorsque les institutions nationales de promotion et de protection des droits humains s’engagent dans un dialogue ouvert, structuré et sincère avec elles, alors des avancées concrètes et mesurables en matière de droits humains deviennent possibles. » La Directrice des programmes de l’ONG Horizons Femmes dans son propos liminaire a également souligné le fait qu’en unissant leurs efforts, les OSC, plateformes et réseaux associatifs et institutions publiques, auront la capacité de transformer les recommandations issues de l’examen périodique universel (EPU) en actions concrètes, mesurables et porteuses de changement pour les communautés. Carole Toche a saisi l’occasion pour saluer les multiples efforts de Search for Common Ground, partenaire de l’ONG Horizons Femmes qui œuvre pour un dialogue citoyen, la cohésion sociale et la consolidation de la paix. Une mobilisation nationale autour du renforcement institutionnel Près d’une trentaine d’OSC venues des régions du Centre, Sud, Sud-Ouest, Littoral, Ouest, Est, Nord-Ouest, Adamaoua et Extrême-Nord ont pris part à ce séminaire en présence de Olinga William, représentant du MINPROFF, de Tatiana Lobé, représentante pays de Search for Common Ground, et de Carole Toche, représentante de la directrice exécutive de Horizons Femmes. L’objectif général de l’activité était clair : renforcer les capacités techniques, managériales, organisationnelles et financières des OSC afin qu’elles contribuent efficacement au suivi des recommandations de l’Examen Périodique Universel (EPU) et au dialogue structuré avec les institutions publiques telles que le MINJUSTICE, la CDHC, le MINPROFF et les Services du Premier Ministre. Durant deux jours intensifs, huit modules ont structuré les travaux. Les participants a cette rencontre ont pu enrichir leurs connaissances sur des thématiques bien connues avec un accent sur les problématiques qui sont mises en exergue dans le cadre de ce projet. Gouvernance et obligations juridiques Le premier module a mis l’accent sur la gouvernance, la structuration et les obligations juridiques des OSC. Les participants ont été outillés pour mettre en place des mécanismes de gouvernance transparents, conformes aux exigences légales nationales, afin de renforcer leur crédibilité et leur accès aux financements. Développement organisationnel et administration interne Les deuxième et troisième module ont porté sur le développement organisationnel, la gestion administrative et les outils internes. L’objectif était de doter les OSC d’un socle administratif solide et standardisé, garantissant efficacité opérationnelle et conformité juridique. Suivi-évaluation : des outils pour une meilleure performance Les modules 4 et 5 ont introduit les concepts fondamentaux du suivi-évaluation (S&E), les méthodes de collecte et d’analyse des données, ainsi que la production de rapports fiables. Les participants ont appris à distinguer suivi et évaluation, à utiliser des outils pratiques et à interpréter les données pour appuyer la prise de décision et la capitalisation des résultats. Gestion de projet et gestion des risques Le module 6 a permis de revisiter les étapes clés de la gestion de projet : planification, exécution, reporting et gestion des risques. Les OSC ont été outillées pour intégrer efficacement le suivi-évaluation tout au long du cycle de vie de leurs projets. Communication et mobilisation des ressources Les deux derniers modules ont mis l’accent sur la communication institutionnelle et les relations avec les acteurs publics, ainsi que sur la mobilisation des ressources. Les participants ont exploré les stratégies de recherche de financements, le développement de partenariats et la préparation de dossiers de financement solides et convaincants. Des OSC engagées pour les droits humains et la SND30 Au terme des travaux, les participants ont exprimé leur satisfaction. Penda Guy Stéphane, président de l’association « On est ensemble », basée à Mora, a salué la qualité des échanges et a qualifié l’atelier d’enrichissant et convivial. « L’objectif était de nous renforcer sur notre administration et notre gouvernance. Nous sortons édifiés et prêts à nous mettre à jour en termes de gouvernance professionnelle et de performance. Nos organisations ont pour vocation d’accompagner le développement de notre pays à travers la SND30. Nous œuvrons spécifiquement dans les droits de l’homme, ce qui traduit le respect de l’État de droit. Nous allons mettre en pratique ce que nous avons reçu afin de mieux défendre les droits des personnes abusées. » Vers des plans de renforcement individualisés Au-delà des formations collectives, le projet prévoit l’élaboration de plans de renforcement individualisés pour chacune des 50 OSC ciblées. Il ambitionne également de favoriser un cadre permanent d’échanges entre les OSC et les institutions étatiques. À travers cette initiative, les partenaires entendent contribuer à l’émergence d’une société civile plus structurée, plus professionnelle et davantage impliquée dans le suivi des engagements internationaux du Cameroun en matière de droits humains. Ce séminaire de Mbankomo marque ainsi une étape importante vers une collaboration renforcée entre la société civile et les pouvoirs publics, au service d’une gouvernance plus inclusive et responsable.   Myriane Djamegne

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 Santé de la Femme : Comfort Mussa, Nouvelle Ambassadrice de la Plateforme « DearYou » au Cameroun

Santé de la Femme : Comfort Mussa, Nouvelle Ambassadrice de la Plateforme « DearYou » au Cameroun

Pour renforcer ses activités de sensibilisation à la santé des femmes au Cameroun, la plateforme « DearYou » a officialisé ce 25 février 2026, sa collaboration avec la journaliste, Comfort Mussa. DearYou, une initiative mondiale de sensibilisation à la santé des femmes de la Fondation DEAR Suisse, étend ses efforts au Cameroun grâce à une collaboration avec la journaliste et militante des droits des femmes, Comfort Mussa, Ambassadrice bénévole de DearYou. Cette collaboration marque une étape importante dans la présence croissante de DearYou en Afrique Centrale, où des voix locales de confiance jouent un rôle crucial dans la promotion d’un dialogue éclairé sur la santé des femmes. L’environnement bilingue du Cameroun et ses solides réseaux médiatiques offrent des opportunités significatives pour partager des informations sanitaires accessibles via des canaux de communication ancrés dans la culture. En tant qu’ambassadrice de DearYou, Comfort Mussa favorise la sensibilisation en engageant les médias, en participant à des événements publics et en facilitant des conversations communautaires qui encouragent les femmes à accéder à des informations fiables sur la santé et à renforcer leur littératie en santé. « L’accès à des informations de santé fiables est essentiel pour la dignité et l’autonomie des femmes », a déclaré Comfort Mussa. « L’approche de DearYou s’inscrit étroitement dans les réalités auxquelles les femmes sont confrontées au Cameroun, où le dialogue, la confiance et la sensibilité culturelle sont fondamentaux.» Un représentant de la Fondation DEAR Suisse a déclaré : « DearYou repose sur l’écoute et le travail menés par des voix locales de confiance. Notre collaboration avec Comfort Mussa reflète notre engagement à soutenir les femmes grâce à des informations respectueuses et accessibles, tout en reconnaissant et en renforçant le leadership communautaire existant. » À propos de DearYou DearYou est une initiative mondiale dédiée à l’amélioration de l’accès des femmes à des informations de santé claires et culturellement adaptées. Grâce à son application mobile gratuite et à son réseau international d’ambassadeurs bénévoles, DearYou favorise la sensibilisation, la détection précoce et un dia logue éclairer sur la santé des femmes. L’application DearYou est disponible gratuitement en plusieurs langues et conçue pour aider les femmes à prendre des décisions de santé éclairées. L’application DearYou fournit des informations de santé structurées et faciles à comprendre en plusieurs langues, et aide les femmes à reconnaître les symptômes, à comprendre quand une consultation médicale peut être conseillée, et à accéder à des ressources de soutien fiables. DearYou est actuellement actif en Afrique, en Amérique latine, en Europe et en Asie, grâce à son réseau d’ambassadeurs bénévoles et de partenaires institutionnels, contribue aux efforts de sensibilisation au sein de ses propres communautés et réseaux professionnels. Téléchargez l’application gratuite DearYou ici ! DearYou – Santé féminine – Applications sur Google Play Qui est Comfort Mussa ? Affectueusement appelée commy, Comfort Mussa est un journaliste multimédia et activiste camerounaise de renom, particulièrement reconnue pour son engagement en faveur des droits des femmes, de la justice sociale et de l’inclusion des personnes handicapées. Bien que ses casquettes soient longues à énumérer, ce qu’il faut retenir en bref de la journaliste avec près de deux décennies d’expériences sur le terrain, et le fait que sa carrière a été couronnée par plusieurs prix internationaux prestigieux. Elle a glané avec bravoure le «Commonwealth Points of Light en 2020. A travers ce prix, elle a été honorée par la Reine Elizabeth II pour son service volontaire exceptionnel en faveur des communautés vulnérables au Cameroun. Comfort Mussa s’est distinguée parmi les 15 journalistes mondiaux les plus influents sur les questions de droits des femmes reconnue par l’organisation « Women Deliver ». En 2011, la journaliste chevronnée a également été couronnée pour son travail de sensibilisation sur l’épilepsie et la lutte contre la stigmatisation. A ce jour, Comfort Mussa n’est pas uniquement une militante et activistes des droits de femmes, c’est une reporter d’images, journaliste photographe qui par ses images sensibilise et captive les attentions du public pour une sensibilisation accrue. Timesnews2.info    

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