Rugby féminin : Le Cameroun dans le top 3 Africain !

Rugby féminin : Le Cameroun dans le top 3 Africain !

    Selon les informations fournies par la cellule de communication de la  Fédération Camerounaise de Rugby (FECARUGBY), Lionnes indomptables qui, grâce à leurs bonnes prestations au Burkina Faso, permettent au Cameroun d’occuper désormais le top 3 en Afrique et la 26e place, au classement Mondial féminin de la World Rugby. Le Cameroun sort de près de 10 ans de suspension, pour gagner 43,31 points au récent classement (49 Nations au total chez les dames). Une nouvelle qui vient mettre en exergue le talent de cette équipe qui par des mois de travail porte le flambeau haut.   Top 5 Afrique     1- Afrique du Sud (13e mondial) 2- Kenya (24e mondial) 3- Cameroun (26e mondial) 4- Zambie (28e mondial) 5- Zimbabwe (38e mondial)   Top 5 Mondial     1- Angleterre 2- Nouvelle Zélande 3- Canada 4- France 5- L’Australie           FECARUGBY

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 L’Accès des Populations Autochtones aux Services Sociaux de Base, l’un des Défis du MINAS et le REPALEAC

L’Accès des Populations Autochtones aux Services Sociaux de Base, l’un des Défis du MINAS et le REPALEAC

  La problématique du non accès des peuples autochtones à des services sociaux de base a été relevée une fois de plus au cours des travaux de la 8e session du comité intersectoriel de suivi des programmes et projets impliquant ces cibles au Cameroun.     Les travaux tenus le vendredi 25 juin 2021 à Yaoundé, capitale du Cameroun ont été présidés par la ministre des affaires, Pauline Irène Nguéné aux côtés de son homologue des forêts et de la faune, Jules Doret Ndongo.   Cette rencontre d’une journée a vu la participation de plusieurs experts du ministère des affaires sociales(MINAS) et ceux du réseau des populations autochtones et locales pour la gestion durables des écosystèmes forestiers d’Afrique Centrale (REPALEAC), qui ont remis sur la table les différents problèmes que font face les populations autochtones du Cameroun.     Il a été question de présenter à l’assistance la fiche technique et l’objectif général de l’atelier qui visait à la validation du Plan Opérationnel des Développement des Peuples Autochtones et Communautés Locales(PACL) du REPALEAC.   L’exercice a été conduit par Henri Nyambi III Dikosso, Directeur de la solidarité nationale et  du développement social au ministère des affaires sociales(MINAS). Il a dans ses propos permis aux médias présents de relever un point essentiel, celui du bien-fondé de cette rencontre du comité intersectoriel de suivi des programmes et projets impliquant les populations autochtones vulnérables au Cameroun (CISPAV), qui était à sa 8ème session.     Henri Nyambi III Dikosso indique que : « Le gouvernement camerounais s’est doté depuis l’année dernière d’un plan national de développement des peuples autochtones et des communautés locales, qui est un cadre stratégique autour duquel tout ce qui se fait par les différents acteurs doit être greffé. Et lorsque le REPALEAC s’est doté de son plan stratégique, il voudrait s’assurer de l’opérationnalisation dudit plan et donc il est nécessaire pour le CISPAV de s’assurer à son tour que les axes qui sont contenus dans notre plan national de développement des peuples autochtones sont bien ceux qui sont repris dans le document de planification du REPALEAC. Il est à noter qu’il ya dix(10) axes stratégiques dans ce plan national et ceux-ci portent sur des questions d’accès à l’éducation, à la santé, à la citoyenneté, la participation politique, aux ressources naturelles, a l’inclusion socio-économique, à la formation… »   Il faut dire que d’entrée de jeu, il a été signifié par le Coordinateur Sous-Régional du REPALEAC que les peuples autochtones dont il est question dans le cadre de travail de ce comité,  sont celles des peuples de savanes et  des forêts.     Messe Venaut, Coordinateur Sous-Régional dans son discours de circonstance a salué l’étroite collaboration établie avec les administrations camerounaise afin de booster davantage des actions en direction des populations autochtones et de mener des activités de plaidoyer pour lutter contre les discriminations observées sur le terrain.    Il dit : « Dans la dynamique sous régionale de la mise en place d’un réseau fédérateur des organisations des peuples autochtones au niveau de l’Afrique centrale, le REPALEAC Cameroun s’est  doté pour mission de remettre en place et rassembler toutes les organisations qui travaillent au quotidien sur des questions des peuples autochtones notamment pour mitiger certaines exclusion déjà parce que la discrimination elle est encore très forte au niveau des forêts. Le non accès  des populations aux services sociaux de base notamment  l’éducation, l’enregistrement des naissances, l’établissement des cartes d’identité restent encore un problème très criard que nous voulons tacler dans notre programme mais aussi la question d’accès aux ressources. »    Messe Venaut souligne également le fait que les populations autochtones sont exposées aux abus et doivent être protégées par les différentes organisations et de surcroit par nos administrations.   « Vous savez les peuples autochtones des forêts par exemple vivent dans un environnement où ils prélèvent tous dans leur environnement. Ce qui fait qu’au quotidien l’on assiste à des abus par ignorance des questions liées aux Droits de l’Homme qui aboutissent très souvent aux bastonnades, aux exclusions mais au fur et à mesure que nous travaillons avec les administrations, nous nous rendons compte que ces questions d’abus sont entrain de diminuer progressivement. Il ya aussi ce contour d’accès à un habitat décent parce que de plus en plus, l’écho système traditionnel est entrain de disparaitre et on se rend compte que les populations autochtones des forêts deviennent de plus en plus vulnérables.» Dixit le Coordinateur Sous-Régional du REPALEAC.     Pauline Irène Nguéné, la ministre des affaires sociales dans son propos liminaire a congratulé le REPALEAC pour sa brillante initiative qui s’aligne en parfaite adéquation avec la vision novatrice de son département ministériel.   Elle dit : « Cette vision novatrice disais-je impulsée par mon département ministériel, s’est traduite dans les faits par la validation l’année dernière, d’un Plan National de Développement des Peuples Autochtones qui couvre la période de 2021-2025. Cette boussole vise à organiser, à structurer et à orienter les interventions des pouvoirs publics, des partenaires techniques et financiers ainsi que des organisations de la société civile en matière de prévention, d’assistance et de protection des droits fondamentaux des peuples autochtones, en vue de garantir leur accès aux services sociaux de base… » La patronne des affaires sociales a également exprimé la volonté de son ministère à impulser davantage des actions de développement en faveur des populations autochtones au Cameroun.                 Rédaction TimesNews2

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 Avortements Clandestins : Tordre le cou au fléau jusqu’aux Racines !

Avortements Clandestins : Tordre le cou au fléau jusqu’aux Racines !

  Lutter contre les avortements clandestins au Cameroun, tel est l’objectif principal de l’organisation humanitaire Dynamic Femmes implanté dans la ville de Nkongsamba, région du Littoral.     C’est à travers le projet dénommé : « Coalitions communautaires, alliances stratégiques et consortium d’activisme pour la transformation des normes sociales relatives à l’avortement », que l’organisation à base communautaire, Dynamic Femmes veut accentuer la lutte contre les avortements clandestins au Cameroun. Il va dans un premier temps s’étendre dans trois(3) régions pilotes, à savoir le Centre, le Littoral et l’Ouest Cameroun.   Tel que l’indique la fiche technique du projet, il repose sur un ensemble d’actions de sensibilisations, de recherches et de réflexions menées par l’association Dynamic Femmes.   L’organisation souhaite à travers ses multiples activités, susciter la problématique de l’avortement au Cameroun et qui selon elle représente un sujet qui devra faire l’objet de débats. Ces débats devront conduire à une revue des normes sociales constituées des idées, des dogmes et des pratiques humaines qui régissent cette pratique. La transformation de ces normes sociales appel à emmener les communautés, les acteurs et les leaders à susciter les modifications nécessaires et positionner ce sujet la scène publique au Cameroun.   Selon la législation camerounaise, l’avortement provoqué reste encore interdit et n’est autorisé que pour des raisons médicales. Le code pénal camerounais prévoit en son article 337 des sanctions assez lourdes à l’encontre des personnes accusées d’actes d’avortement provoqué. Les peines de l’avorteur sont doublées lorsqu’il s’agit d’un professionnel de santé ou d’un récidiviste. Ce dernier peut même subir des peines supplémentaires notamment la fermeture de l’établissement ou l’interdiction d’exercer la profession. Dans son article 339, le code pénal prévoit deux cas dans lesquels les pénalités prévues par l’article337 réprimant l’avortement ne peuvent pas être prononcés : – lorsque l’avortement est justifié par la nécessité de sauver la mère d’un péril grave pour sa santé ; – lorsque la grossesse résulte du viol. Dans le même sens, le protocole de Maputo, adopté sous l’égide de l’Union africaine en 2003 et ratifié par le Cameroun en 2009, autorise “l’avortement médicalisé, en cas d’agression sexuelle, de viol, d’inceste et lorsque la grossesse met en danger la santé mentale et physique de la mère ou la vie de la mère ou du fœtus”.   Toutefois, certaines modalités doivent être observées : d’abord l’avortement doit être réalisé dans les premiers mois de la grossesse, notamment en cas de viol, ensuite l’avortement doit être pratiqué par un praticien dans un centre hospitalier public ou dans une clinique privée autorisée, enfin l’avortement doit être effectué après une autorisation du ministère public qui délivre une attestation sur la matérialité des faits. Malgré cette interdiction, la pratique des avortements clandestins, surtout chez les adolescentes, est devenue une réalité préoccupante, aussi bien pour les pouvoirs publics que pour les familles.         Bien qu’il n’existe pas des statistiques sur le taux des avortements clandestins au Cameroun, un rapport publié en 2014 par l’Institut de Formation et de Recherche Démographiques (IFORD) basé au Cameroun et du Guttmacher Institute basé aux Etats-Unis dont l’intitulé est : « Avantages à répondre aux besoins de contraception des Camerounaises » indique des chiffres clés qui mettent en exergue ce problème à un niveau.      D’après ledit rapport, en 2013, ce sont environ 2,3 millions de Camerounaises actives sexuellement qui souhaitaient reporter leur prochaine grossesse (72%) ou ne voulaient plus avoir d’enfants du tout (28%). L’étude révèle cependant que seules 37% de ces femmes avaient recours à une méthode de contraception moderne. Et si 18% des autres femmes comptaient sur des méthodes de contraception traditionnelle, 45% n’utilisaient aucune méthode. Ce faible niveau de recours à la contraception entraîne des taux élevés de grossesses non planifiées et alimente les statistiques alarmantes des taux de morbi-mortalité maternelles dans le pays.   A titre d’information, c’est plus de 300 membres répartis dans 8 associations qui constituent la coalition, Dynamic Femmes. Cette coalition qui est une organisation de la société civile, humanitaire et collective agit en faveur des droits des femmes sur les plans, politique, économique et social, en œuvrant pour la défense des intérêts des femmes. Dynamic Femmes agit avant, pendant et après les catastrophes et les urgences relatives à la santé pour répondre aux besoins des plus vulnérables et pour améliorer leur vie. L’organisation dit disposer de cette aide sans distinction de nationalité, de race, de religion, de classe ou d’opinions politiques,  d’où sa vision centrée sur la promotion et la défense des droits des femmes et filles. Acteur clé de défense et de promotion.             Timesnews2  

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 25Heures de  Dakar : Le Flambeau Porté par la Jeunesse Africaine

25Heures de Dakar : Le Flambeau Porté par la Jeunesse Africaine

    C’est à l’initiative du bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre de UNFPA basé à Dakar au Sénégal, que plusieurs jeunes ont été mobilisés pour la deuxième édition des 25heures de Dakar du 21 au 23 juin 2021.   Compte tenu du contexte sanitaire actuel marqué par la pandémie à COVID-19,  les 25heures de Dakar, moment de rencontre et de partage se sont tenus en présentiel et en visioconférence afin de permettre aux jeunes issus des différents mouvements associatifs des pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre de prendre part à ces travaux.   Cette initiative chapeautée par le bureau régional du Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) et le Réseau Africain des Jeunes et Adolescents en Population et Développement (AfriYAN), en Afrique de l’Ouest et du Centre, a pour objectifs de : faire le point sur les progrès dans la mise en œuvre des dix recommandations issues de la première édition des 25 Heures de Dakar ; poursuivre la mobilisation des jeunes en faveur des résultats transformateurs, pour assurer l’équité de genre et l’autonomisation effective des femmes et des jeunes ;renforcer le plaidoyer pour l’accélération de la mise en œuvre de la feuille de route de l’Union Africaine pour tirer pleinement profit du dividende démographique en investissant dans la jeunesse ; et  renforcer les programmes et services pour les jeunes pour tenir compte des conséquences de la pandémie Covid-19.         Pour cette deuxième édition qui s’est tenue au monument de la Renaissance Africaine de Dakar au Sénégal, le thème choisi était: « Placer les jeunes d’abord dans la mise en œuvre des Engagements de la CIPD25 ». Une thématique qui a permis au Directeur Régional de UNFPA Afrique de l’Ouest et du Centre de revenir sur la contribution des jeunes dans l’atteinte des objectifs de développement durable(ODD), l’Agenda 2063 et la capture du Dividende démographique.     Amplifier la voix des Jeunes   Le Directeur Régional, Mabingue Ngom dans ses propos introductifs a félicité les jeunes qui ont su par leurs voix impacter sur les recommandations de Nairobi durant la conférence internationale sur la population et le développement(CIPD25), tenue 25 ans après celle du Caire, en Egypte.   Il dit : « Plus de 500 jeunes des 23 pays de la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre se sont mobilisés pour plaider en faveur de la réalisation accélérée des promesses et des investissements dans les jeunes. Grâce à la préparation qui a eu lieu lors de la première édition des 25 Heures de Dakar, je peux dire avec grande fierté qu’AfriYAN a organisé avec succès les conversations autour de la jeunesse, de l’engagement, du leadership et du développement lors du sommet de Nairobi. Le sommet a abouti à la Déclaration de Nairobi, qui a exhorté les pays à donner la priorité aux jeunes et à exploiter le dividende démographique. AfriYAN a fait dix recommandations pour atteindre cet objectif. Celles-ci comprenaient l’opérationnalisation de la charte de la jeunesse africaine et de la feuille de route de l’Union Africaine, la création d’une coalition internationale pour donner la priorité au dividende démographique et l’intensification du programme phare de l’UNFPA, l’Initiative régionale pour le Sahel sur l’autonomisation des femmes et le dividende démographique (SWEDD). »       Tel que relevé dans son propos liminaire, Mabingue Ngom a souligné le fait que cette rencontre qui se veut être un forum de partage plus que jamais doit servir de plaidoyer afin d’amplifier la voix de la jeunesse africaine. D’où le fait qu’il a insisté sur l’institutionnalisation des 25 heures de Dakar comme un forum pouvant favoriser la collaboration et l’échange entre les jeunes qui œuvrent à la construction du continent africain et les acteurs de la transformation sociale.   Mabingue Ngom, le père de la jeunesse d’AfriYAN Ouest et Centre comme il se fait affectueusement appeler, a saisi cette occasion pour également indiquer que la poursuite et l’atteinte des sept aspirations de l’Agenda 2063 est d’une importance capitale pour notre continent notamment les aspirations 5 et 6 qui s’appuient respectivement sur : Une Afrique dotée d’une forte identité culturelle, d’un patrimoine commun, et de valeurs et d’éthique partagée. Et, Une Afrique dont le développement est axé sur les populations, qui s’appuient sur le potentiel de ses populations, notamment celles des femmes et des jeunes, qui se soucie du bien-être des enfants.   Et comme aime si bien le réitéré le mentor des jeunes d’AfriYAN, Mabingue Ngom, les jeunes doivent être autour de la table pour une participation active et accrue sur des questions concernant l’emploi et l’autonomisation des jeunes filles.         Participation active du Cameroun   Au Cameroun, les travaux de Dakar ont été suivis en visioconférence et en présentiel par une cinquantaine des jeunes des différentes régions du pays.   Grace à UNFPA Cameroun, ils ont pu suivre les thématiques des deux panels qui portaient en premier sur : La jeunesse africaine face aux défis de la nouvelle Afrique y compris COVID-19 : l’Afrique que nous voulons. Et en deuxième sur : L’an 1 de l’engagement et la mobilisation communautaire des jeunes pour le suivi des promesses de Nairobi.   Du côté de la salle de conférence du centre d’information et de documentation des Nations Unies située au quartier Tsinga à Yaoundé, où plusieurs jeunes ont suivi les échanges en présentiel, la perche a été tendue à quelques-uns afin de poser des questions au panel dirigé par Dr Rachid Awal Issa, nouveau Secrétaire Exécutif d’AfriYAN Ouest et Centre.         Lors des interviews avec les médias accrédités pour cet évènement, Nadine Noa, chargée de la communication d’AfriYAN Cameroun a exprimé sa satisfaction sur le fait que les 25heures de Dakar se déroulent cette année bien que la pandémie à COVID-19 ait freiné l’édition de 2020 tant attendue par de nombreux jeunes qui œuvrés sur le terrain pour la bonne marche de la CIPD25 tenue à Nairobi au Kenya en Novembre 2019.         Nadine Noa dit : « De mon point de vue il ya eu des

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 African Child Day in Cameroon: Gov’t and MPs Reflect on a Protection Code

African Child Day in Cameroon: Gov’t and MPs Reflect on a Protection Code

  As part of activities marking celebrations of the 31st edition of the day of the African child in Cameroon, a plenary sitting was organized on June 16, 2021 in the house chamber of the national assembly in Yaounde. The special session chaired by Honourable Hilarion Etong, senior deputy speaker of the national assembly was dedicated to an advocacy aimed at strengthening the legal framework for the protection of children against violence. Honourable Hilarion Etong said the session acts as an ideal opportunity to once more grasp and understand how children are victims of violence, neglect and exploitation. It is a room for setting up a better framework that caters for children’s welfare and which is devoid of physical, psychological or mental violence.     In his address, the senior vice speaker outlined the fact that the day of the African child acts equally as a moment to urge Cameroonians to break the silence and report violence to which children are subjected to everyday.   He said: “We must break the silence and decry any amicable settlement initiated by adults to the detriment of the child whose rights have been grossly abused. We must break the silence and report cases of child exploitation for the benefit of adults and which are detrimental to the child’s welfare. Lastly, we must break the silence and report cases of neglected and abandoned children who are forced to work like adults when they still need to receive guidance from their parents.”   Taking part at this session, social affairs Minister, Pauline Irene Nguene said this year’s celebrations placed under the theme: “30 years after the adoption of the Charter: accelerate the implementation of Agenda 2040 for an Africa fit for children”, greatly reflects the will of African leaders to have, by 2040, a human capital capable of ensuring the relay of future generations. And the theme calls on States Parties to take necessary and urgent measures at national level to ensure compliance with the rights of the Child as she said.   Pauline Irene Nguene in her key note address equally stressed on results of the Multiple Indicator Cluster Survey (MICS) conducted in 2014.     “The percentage of children aged 1-4 years who experienced psychological aggression or corporal punishment in the month preceding the survey was 85%. The same source revealed that throughout their lifetime, an average of 80% of children have experienced psychological aggression and 45% severe corporal punishment (slaps or blows to the face, head or ears have been hit repeatedly). Furthermore, 47% of children aged 5-17 work, 11.4% of girls have been married before the age of 15, and 36% before the age of 18.” She said. She quoted the Head of State who on the eve of the national youth day expressed concerns on growing insecurity amongst young people.   President Paul Biya on February 10, 2020 said: “I cannot conclude without mentioning a recent incident that has shocked our consciences: the murder, in Yaounde, of a young mathematics teacher by one of his students.  This incredible act speaks volumes about the excesses of our modern societies. I call on parents, the clergy and teachers to prevent, through their teachings, such acts from happening again.  I also urge you to reflect on what has happened, to ponder its gravity and to resolve to never again commit such acts”.     The patroness of social affairs in Cameroon indicates that institutional and operational measures have been taken by government to curb violence against children. Yet, more incentives are underway with the support of parliamentarians to address issues such as; children deprived from education by their parents, children found selling or loitering in streets, the rising phenomenon of sexual abuse and exploitation amongst children just to name these few.   Pauline Irene Nguene said: “Cameroon has a National Child Protection Policy Paper and an Early Childhood Development Policy Paper, supported by multi-sectoral action plans. As concerns the fight against violence against children itself, we have, among other things, drawn up a Handbook of Operational Procedures for prevention, care and reintegration of victims, reinforced by a Code of Conduct for actors and stakeholders.”   On his part, the Deputy country Director of Plan International Cameroon pointed-out the resurgence of crises affecting the Far-North and the two crippled regions of the North-West and South-West, where there is a massive influx of children refugees and those out of schools for the past 4 years.   The wave of insecurity and conflicts which touched Cameroon along the Lac Chad basin as well as reported cases of sexual abuse, rape, early and forced marriages of girls have been raised by Dr Sayang Collins of Plan International Cameroon.     While addressing MPs, government officials and other stakeholders present at the plenary sitting, the Deputy country Director said Plan International Cameroon has put in place humanitarian driven programmes in 8 regions of the country notably those affected by crises.   The plight of children notably the girl child remains a core priority for Plan International as he underscored.   He added that, access to quality education of 10.186 pupils notably 5477 girls and 4709 boys has been upgraded and amongst them were 1702 children refugees from the Central African Republic based in Bertoua, East region.   As underscored in the National Development Strategy 2020-2030, government intends to invest in human capital, so that excluded people of today become agents of production that the country needs. It is said: “The challenges for the next ten years is therefore to invest sufficiently and efficiently in the human development of young people so that the favourable future situation which will be that of a lower demographic dependency ratio coincides with a period when the economic dependency ratio is highest. To achieve this, the State undertakes to invest in the human capital of younger generations in order to make the most of the structure of its population which will be favourable to demographic dividend by 2030.       By

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 Huawei ICT Academy : Partenariat Renouvelé avec l’Université de Douala

Huawei ICT Academy : Partenariat Renouvelé avec l’Université de Douala

La cérémonie consacrée au renouvèlement s’est tenue le 9 juin 2021 au sein du campus de l’université de Douala.     C’est le  mercredi 09 juin 2021 que s’est tenue la signature du mémorandum d’entente entre l’entreprise des TIC, Huawei et l’université de Douala. Une cérémonie conviviale qui a marqué la seconde phase du programme dénommé : « Huawei ICT Academy ».   Dans ses propos, le Recteur de l’université de Douala, Pr. Magloire Ondoa a souligné l’importance de ce programme au sein de l’institut universitaire dont il a la charge. Il a reconnu la plus-value du Huawei ICT Academy.   Il dit : « L’université de Douala, se réjouir d’avoir cette coopération avec Huawei Cameroun. Huawei est une entreprise qui œuvre dans le transfert de technologie en travaillant pour la formation des jeunes et la pérennisation d’un certain nombre de techniques et de valeurs ».   Du côté de Huawei, c’est la Directrice des Relations Publiques zone CEMAC, qui a pris la parole afin de dérouler comme à chaque étape les contours dudit programme.   Edmonde Djiokeng Teboh tout en remerciant le recteur de l’université de Douala, a exprimé sa satisfaction : « En tant qu’entreprise étrangère, la philosophie de Huawei Cameroun est de participer et accompagner la stratégie du gouvernement du Cameroun dans le transfert de know-how en TIC aux jeunes étudiants pour qu’ils soient plus compétents sur le marché de l’emploi à l’internationale, ainsi qu’à la demande des employeurs des grandes sociétés et aussi une possibilité de self-emplois comme les start-ups ».     Ce processus de renouvèlement qui est à sa seconde phase consiste depuis quelques jours à ratifier officiellement un mémorandum d’entente avec les différents instituts universitaires partenaires du programme. Et à ce jour, l’on dénombre sept (7) institutions universitaires dans le cadre du programme dénommé : « Huawei ICT Academy «  au Cameroun.   Les grandes écoles concernées jusqu’ici sont : l’École Nationale Supérieure des Postes, des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication (SUP’PTIC), l’École Nationale Supérieure Polytechnique (ENSP) de Yaoundé 1, l’Institut Universitaire de la Côte (I.U.C), l’Université de Douala, l’IAI Cameroun, IFTIC-SUP et Institut Catholique Universitaire de Buéa.     A titre de rappel, l’université de Douala a formé près de 300 étudiants aux certifications Huawei. Il faut aussi rappeler que l’équipe de l’université de Douala a remporté la finale nationale, puis régionale et a obtenu le troisième prix de la grande finale mondiale au concours Huawei ICT Compétition en 2020.   Il faut également souligner le fait que, le programme dénommé: « Huawei ICT Academy » a été lancé en 2013 au Cameroun et connait une ascension mondial. Ce programme de renom a jusqu’ici laissé des marques indélébiles grâce aux bourses offertes à une centaine de lauréats dans notre pays.     En date, le programme compte 8 établissements ou encore grandes écoles partenaires à travers le pays et dont la notoriété est la formation des génies en TIC, qui ont obtenu avec succès la certification « Huawei ICT Academy ». Et jusqu’ici c’est près de 1000 étudiants et enseignants qui ont déjà été formés dans le cadre de ce programme innovateur.             TimesNews2

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 Malheur des Bakas: Ils Parlent!

Malheur des Bakas: Ils Parlent!

Réactions   Sa Majesté Zengle Ntouh Richard, maire de la Commune de Mindourou « Il y a un ensemble d’actions que la Commune mène en faveur des populations »       Il n’y pas à proprement parlé, un programme spécifiquement Baka au niveau de la Commune. Il y a un ensemble d’actions que la Commune mène en faveur des populations. De façon spécifique pour le Bakas, nous mettons l’accent sur l’éducation. Nous travaillons dans le domaine de la santé avec une organisation non gouvernementale qui coopère avec nous. La mairie travaille avec certaines organisations pour ce qui est de la santé des Baka et pour ce qui est de l’éducation des jeunes Bakas. Au-delà, la Commune a des programmes au bénéfice des populations. Ils visent l’élévation du niveau de vie des populations à travers leur implication dans les activités agropastorales. Nous avons ici un bureau de l’animation rurale de l’organisation de l’agriculture (Baroa) qui s’occupe du recensement et de l’encadrement des agriculteurs. Nous mettons en place des pépinières, des cacaoyers et des palmiers à huile, où toutes les populations intéressées peuvent aller prendre. Nous donnons l’hectare à 5 000 fcfa, mais aux Bakas, nous donnons gratuitement.   Avec l’Ong Fairmed, on a mis en place des mutuelles de santé qui ont connu des fortunes diverses. Ce sont ces mutuelles qui soignaient gratuitement les pygmées Bakas qui contractent de nouvelles maladies.   Pour ce qui est de l’éducation, nous prenons en charge tous les enfants Baka qui vont à l’école, que ce soit l’enseignement primaire, que ce soit l’enseignement secondaire. C’est un programme que nous engageons avec le programme national de développement participatif (Pndp).   L’effectif est très réduit. Vous savez que les Bakas étaient nomades au départ. Ils vivaient des activités de pêche, de chasse et de cueillette artisanale. Ils ont été sédentarisés ; ce qui a modifié leur mode de vie. Leur nomadisme se faisait au gré des saisons, selon les mouvements des gibiers, et selon la production des produits forestiers non ligneux. Ils pouvaient donc aller d’une forêt à une autre. Maintenant qu’ils sont sédentarisés, ils continuent à faire la chasse dans leur environnement. Avec l’entrée en jeu de la modernité, de l’exploitation forestière qui a ouvert les routes partout, le braconnage s’est accentué, la faune a été décimée. Les premières victimes de ces changements et autres bouleversements, ce sont les pygmées Bakas. En réalité, il y a aujourd’hui une poignée de Bakas qui se livre à l’agriculture à titre personnel. Ce que nous constatons est que les Baka servent de main d’œuvre aux Bantous moyennant une rémunération infime. Nous avons dans le campement Dassia, cinq ménages qui pratiquent réellement l’agriculture. Dans tous les campements, on trouve beaucoup plus les Bakas qui font l’élevage des petits bétails et de la volaille. Pour ce qui est de l’agriculture, nos frères sont quelque peu réfractaires aux pratiques agricoles modernes. Toutefois, il y en a qui l’exercent. Seulement, ces cas sont marginaux.   …. Oloa Nadège, conseiller municipale à la Commune de Lomié « Nous avons un programme pour les Bakas, mais il n’est pas basé sur l’alimentation »     Pour leur adaptation, nous avons un programme pour les Bakas, mais il n’est pas basé sur l’alimentation. Il a trait au développement, à la santé et à l’éducation. Nous encourageons l’agriculture chez les Bakas ; nous leurs octroyons du matériel comme les machettes, les houes, lors des célébrations comme le 8 mars ou fête de la femme rurale. Nous les en valeurs des produits forestiers non ligneux.   En ce qui concerne les projets en faveur des bakas, au départ, c’était difficile. Aujourd’hui, avec les résultats sur le terrain, on retrouve les femmes Bakas au marché. Dans les campements, vous trouvez des régimes de plantain ou un seau de macabos en vente.   Les femmes Bakas n’ont pas de comptoir au marché. Elles arrivent très tôt le matin parce qu’elles sont matinales. Elles exposent, vendent ou livrent aux Bayams sellam puis elles repartent.   Les Bakas sont exposés à l’alcool. Face à ce phénomène qui prend de l’ampleur, nous essayons de les sensibiliser puisque nous avons des cas de maladies selon les informations que nous donne l’hôpital. A tout moment, nous sommes interpellés. La semaine dernière, nous avons été interpellés par rapport au fait qu’une dame a été victime de violence. L’alcool en était la cause, nous a-t-on dit. Nous les sensibilisons. Nous ne pouvons pas les contenir puisqu’ils ont leurs propres moyens. Ils vendent leurs produits champêtres, ils vendent les produits de la foresterie puisque nous avons déjà les Bakas scieurs. C’est une tâche compliquée pour nous. ….       Félix Zogo Ndzomo, anthropologue « Lorsque vous changer une personne (…) vous faites à cette personne du mal »       Ce sont les plus anciens habitants de l’Afrique. Ils sont les maîtres méconnus de la tradition africaine. Ils sont les maîtres de la civilisation de l’ancienne Afrique et de l’Afrique actuelle. Ils sont désignés par les noms comme Toua, Aka, Baka, Bongo, Bhouti en fonction de la région où on se trouve exactement. Les anciens Égyptiens les désignaient par le terme venec qui signifie danseur. On ne les considérait pas comme des hommes de petite taille. Ils sont connus dans la mythologie égyptienne.   Vouloir changer les pygmées, c’est décroître la valeur que les pygmées ont de la vie humaine, c’est décroître le savoir que les pygmées détiennent. Lorsque vous changez une personne, lorsque vous voulez qu’elle soit comme vous, vous faites à cette personne du mal. Les pygmées vont obligatoirement oublier le savoir ancestral dont ils disposent et que nous n’avons pas. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous allons chez eux lorsque nous sommes victimes d’un certain nombre de malheurs. Nous allons rechercher le réconfort, le savoir, la santé chez les pygmées. Amener les pygmées à devenir des vendeurs, de grands cultivateurs, et donc, des gens qui ont soif d’argent, ils seront des esclaves au lieu d’être des maîtres qu’ils ont été longtemps dans l’écosystème. Le faire, pour moi, c’est dénigrer tout le

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 Sédentarisation des pygmées Bakas : Péril sur la culture culinaire à Lomié

Sédentarisation des pygmées Bakas : Péril sur la culture culinaire à Lomié

  Scruté de près, ils perdent une partie d’eux-même, de leur humanité en quelque sorte. Une analyse anthropologique de cette situation révèle des conséquences plus qu’inquiétantes pour le Bakas et le monde en général si rien n’est fait.     C’est une Lapalissade de dire que les pygmées en général se nourrissent désormais de tout ce dont vivent les bantous. C’est également pareil lorsqu’on affirme que ceux-ci pratiquent la chasse, la pêche et la cueillette. Ils le font aujourd’hui  comme l’ont toujours pratiqué leurs ascendants. Toutefois, à l’occasion d’une enquête menée du 02 au 06 février 2021 auprès des Bakas de Lomié avec le concours de Rainforest journalism, une Ong spécialisée dans le traitement des questions d’environnement en lien les forêts humide dans le monde, il est fort étonnant de remarquer que les changements opérés dans la tradition culinaire de ces populations autochtones pourraient bien être leur « tombe ». On assiste en effet à une véritable mutation qui va jusqu’à menacer la richesse spirituelle des Bakas qui subissent au passage les affres de la destruction de leur espace vital (la forêt), eux qui doivent dorénavant combiner avec les bantous.       Nouveau mode alimentaire   Ouverts désormais au monde, les Bakas sont surexposés aux produits manufacturés qui s’ajoutent à leurs traditionnelles viandes de brousse et autres produits forestiers non ligneux (Pfnl). Sur la liste non exhaustive des produits de consommation de ces hommes de petite taille, figurent désormais le pain, le beurre, le chocolat, le lait artificiel (pour les bébés surtout), les boissons gazeuses, le riz et particulièrement l’alcool. Ce dernier produit n’est pas inconnu chez les pygmées puisqu’ils en ont toujours consommé, expliquent les chercheurs en science sociale. Noël Eleh, enseignant et diplômé de sociologie note qu’ « on constate que ces hommes sortent de plus en plus de leur milieu naturel. Ils se retrouvent parmi nous. Pour vivre, et pour consommer les produits que nous avons sur place, ils sont obligés de travailler. On leur donne une petite rémunération en dehors des gibiers qu’ils peuvent prendre en brousse et venir vendre aux gens. En les vendant, ils achètent ce que nous produisons ainsi que les produits manufacturés ». Seulement, « quand ils descendent ici, ils s’adonnent tellement à la consommation des whiskies en sachet », ajoute sieur Eleh Noël.     Ce qui n’est pas sans conséquence puisque des cas de carie dentaire ont été répertoriés en lien avec la consommation par exemple des pâtisseries, affirme le docteur Mback Cédric en service à l’hôpital de district de Lomié. Ces produits viennent rallonger la liste des facteurs qui endommagent les dents au même titre que le fait de tailler l’émail des dents ou encore de consommer plus de viande de brousse, souligne le médecin. Ces cas, bien que marginaux, sont devenus malgré tout une réalité chez les Bakas à Lomié. Les statistiques dans ce cas de figure sont faibles. On enregistre de temps en temps des cas de déparasitage, fait-on savoir ici ; encore que les Bakas ne sont pas réguliers à l’hôpital comme l’atteste Irène Azam, enseignante du primaire au campement Payo. « Ils ont des potions adaptées pour que ça ne s’aggrave pas (maux de ventre, ndlr) », affirme celle-ci.     Cependant, le phénomène qui inquiète les autorités sanitaires et les populations, et qui représente une menace réelle à l’existence des pygmées Bakas, c’est la consommation abusive d’alcool que l’on connaît également chez les populations bantoues, rappellent les Bakas eux-mêmes. Elle a des répercussions sociales énormes, indique le personnel médical. « Sur le plan social, on assiste à des débordements qui vont jusqu’à des blessures à la machette », déclare le Dr Mback Cédric. Les hommes Bakas vont jusqu’à blesser leurs femmes avec cet outil tranchant. Ce personnel de l’hôpital soutient qu’il ne se passe pas deux mois sans qu’on en enregistre. A la mairie de Lomié, on fait référence à des cas reportés par la formation hospitalière.     Dur de se nourrir !   Par ailleurs, les produits forestiers ne semblent plus suffire aux Bakas qui ont pu s’adapter à leur nouvel environnement. Le notable Nké Rémi, du village Payo situé à 25 km de Lomié, explique que « ce que tu manges ou prépare en forêt n’est pas comme celui du village ». C’est désormais une affaire de goût, dit-il.   Sur un tout autre plan, c’est une question de survie. Sandja Daniel, le second notable de Payo, revient sur l’histoire de sa sœur qui est décédée à l’accouchement et a laissé un nourrisson. Il a fallu l’alimenter au lait artificiel, dit-il. « On a fait vivre l’enfant avec le lait, et actuellement il est là », affirme Daniel Sandja. Comme quoi, tout paraît aller pour le mieux.   Mais lorsqu’on questionne le rapport au travail rémunéré avec les bantous afin de gagner un peu d’argent et s’offrir le luxe de la ville, c’est à ce niveau que le bât blesse. Traités pratiquement comme des esclaves, les Bakas ne savent plus à quel Saint se vouer. « Nos frères bantous nous piétinent beaucoup », argue Sandja Daniel. « On nous prend la journée de travail à 500 fcfa », explique l’homme d’une cinquantaine d’années. « Celui qui est gentil peut nous donner un sachet de whisky, ou préparer un peu de nourriture ou le Mbotoro (alcool de fabrication artisanale, ndlr), après il donne les 500 fcfa », lâche-t-il.     https://mbethen.wordpress.com/2021/02/17/cameroun-sedentarisation-des-bakas-a-lomie-la-mort-derriere-les-aliments/   Même dans le commerce, le bantou dicte sa loi. Sa majesté Joseph Tindo, chef de village du campement Mouangue le bosquet est catégorique : « on est venu pour tromper les Bakas », déplore-t-il. Les bantous achètent généralement les noyaux de mangues sauvages (mango en langue locale) à 500 fcfa pour deux litres alors qu’en principe, il peut être vendu à 2000 fcfa, critique le chef de village. La chefferie dans son ensemble est en outre en ébullition lorsqu’on parle des produits comme le riz, le pétrole, le savon ou la sardine, vendus par les musulmans détenteurs des boutiques dans le coin et qui se font des bénéfices impressionnants. « C’est cher », lâche les Bakas réunis autour de leur autorité traditionnelle d’autant plus que

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 Exploitation des Bakas : Graves violations du Code du travail

Exploitation des Bakas : Graves violations du Code du travail

      Les Bantous font de ces hommes et femmes de petite taille, des personnes à tout faire à la limite du travail forcé, pour une rémunération qui va de 500 FCFA à 1000 FCFA par jour tout au plus.     Le temps de travail pour un pygmée Baka à Lomié est facturé à 500 fcfa la journée. Qu’il s’agisse de travaux champêtres (l’essentiel) ou de toute autre activité, ce prix est officiel et appliqué par tous les Bantous au mépris du Code du travail (1992) notamment en son article 63 qui prévoit que « la rémunération d’un travail à la tâche ou aux pièces doit être calculée de telle sorte qu’elle procure au travailleur de capacité moyenne et travaillant normalement, un salaire au moins égal à celui du travailleur rémunéré au temps et effectuant un travail analogue ». Cette somme est de loin inférieure au salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) qui est de 36 270 fcfa par mois. Ce constat a été fait lors de la descente sur le terrain du 02 au 06 février 2021 avec le concours de Rainforest journalism Fund qui travaille sur les questions relatives aux forêts humides, et est soutenu par Pulitzer Center. Le pays a par ailleurs été épinglé en 2019 par les observations finales du comité des droits économiques, sociaux et culturels (Desc) des Nations Unies concernant le quatrième rapport périodique du Cameroun. Il est dit au point 36 que « le comité prend note avec préoccupation des allégations selon lesquelles les conditions de travail précaires auxquelles seraient confrontés des membres des peuples autochtones s’apparentent à du travail forcé ». Le comité a exigé que la situation soit réparée et que les auteurs soient poursuivis en justice.   Sur le terrain   « Nos frères bantous nous piétinent beaucoup », explique le notable Sandja Daniel du campement Payo. « On nous prend la journée de travail à 500 fcfa », argue l’homme d’une cinquantaine d’années. « Celui qui est gentil peut nous donner un sachet de whisky, préparer un peu de nourriture ou donner le mbotoro (alcool de fabrication artisanale, ndlr), après il donne les 500 fcfa par personne », lâche-t-il. Les Bakas sont généralement sollicités pour travailler dans les champs de manioc, de plantain ou dans les cacaoyères, précise le notable. Irène Azam, enseignante du primaire au village, souligne qu’« ils font beaucoup de petits jobs. Ils vont le matin, ils reviennent le soir ; on peut leur paye 500 fcfa ou 1000 fcfa la journée ; parfois on leur donne simplement des vivres ; et quand ils ramènent ces 500 fcfa, c’est la fête ».   Au campement Mouangué le bosquet, c’est le même discours. Sa majesté Joseph Tindo explique que les Bantous viennent pour les tromper. Ils n’ont pas référé cette situation aux autorités administratives, a-t-il dit. Pascal Kokpa, le conseiller du chef est plus qu’en colère en évoquant ce sujet. « Le prix du Baka, c’est 500 fcfa même quand on discute », affirme l’homme d’une soixantaine d’années. Wamba Pierre, fils du village, rappelle que cette situation fait date. « Depuis nos aïeux, les Bakas ont toujours été marginalisés, exploités », regrette celui qui relève par ailleurs que les villages voisins en sont également victimes.     Pratique inacceptable   Certains habitants de Lomié qui emploient les Bakas, avouent effectivement que leur exploitation est devenue une règle. Plusieurs se sont cependant refusés à parler à visage découvert au regard du caractère inacceptable de l’abus dont sont victimes les Bakas. A la brigade de gendarmerie de la ville, on apprend en off que cette pratique est devenue normale parce que les Bakas ont, eux-mêmes, facilité cet état de chose. La raison est qu’ils travaillent juste pour consommer de l’alcool, soutient cette source. Eleh Noël, enseignant, confirme les faits. « Les Bakas, quand ils descendent ici, s’adonnent beaucoup à la consommation des fighters (whiskies en sachet). Il y a deux ans, j’ai fait la connaissance d’un homme natif du coin, il me disait qu’il suffit simplement d’avoir le fighter ou le mbotoro, de leur en donner, pour qu’ils viennent les aider à faire leurs champs ». Pour ce qui est de leur exploitation abusive, le diplômé en sociologie croit qu’il y a une mauvaise interprétation du dévouement de ce peuple autochtone. « Personnellement, quand j’observe les rapports entre les Bakas et les populations qui vivent avec eux, je me dis que tout dépend de leurs perceptions respectives. Le Baka pense par exemple qu’il vient aider quelqu’un qui a besoin d’une main d’œuvre dans sa gentillesse et sa générosité. Mais celui qui le prend pour main d’œuvre, voit autre chose. A ce niveau, je me dis que le sentiment qui anime les gens qui les recrutent, c’est l’exploitation ». Il conclut en précisant que « tout le monde sait que le salaire d’un Baka tourne autour de 500 fcfa accompagnés d’un fighter. Quand quelqu’un passe toute une journée dans votre champ et que son salaire n’est que 500 fcfa, ce n’est que pure exploitation ».     Causes et solutions   « Ce que nous constatons est que les Bakas servent plutôt de main d’œuvre aux Bantous moyennant une rémunération très infime, je dirais même modeste», soutient sa majesté Zengle Ntouh Richard, le maire de la Commune de Mindourou. L’élu local attribue ce fait à l’exploitation de la forêt (foresterie, braconnage, etc.) et à la sédentarisation des Bakas qui découvrent la « modernité ». Aussi, travaille-t-il à mettre à leur disposition des outils pour faciliter leur intégration à l’univers national majoritairement constitué de Bantous. D’après l’autorité traditionnelle et administrative locale, « il n’y a pas à proprement parlé au niveau de la Commune un programme spécifique pour les Bakas ; mais il y a un ensemble d’actions que la Commune mène en faveur des populations ». L’éducation et la santé occupent ainsi une place importante dans ces programmes. A cela, s’ajoute l’agriculture dont l’objectif est d’autonomiser ce peuple autochtone afin qu’il puisse satisfaire ses besoins quotidiens. C’est le même discours à la mairie de Lomié où les programmes communaux intègrent la problématique Baka et pour lesquels des campagnes de sensibilisation sont menées en vue de limiter les effets pervers de leur

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