Huawei ICT Academy : Partenariat Renouvelé avec l’Université de Douala

Huawei ICT Academy : Partenariat Renouvelé avec l’Université de Douala

La cérémonie consacrée au renouvèlement s’est tenue le 9 juin 2021 au sein du campus de l’université de Douala.     C’est le  mercredi 09 juin 2021 que s’est tenue la signature du mémorandum d’entente entre l’entreprise des TIC, Huawei et l’université de Douala. Une cérémonie conviviale qui a marqué la seconde phase du programme dénommé : « Huawei ICT Academy ».   Dans ses propos, le Recteur de l’université de Douala, Pr. Magloire Ondoa a souligné l’importance de ce programme au sein de l’institut universitaire dont il a la charge. Il a reconnu la plus-value du Huawei ICT Academy.   Il dit : « L’université de Douala, se réjouir d’avoir cette coopération avec Huawei Cameroun. Huawei est une entreprise qui œuvre dans le transfert de technologie en travaillant pour la formation des jeunes et la pérennisation d’un certain nombre de techniques et de valeurs ».   Du côté de Huawei, c’est la Directrice des Relations Publiques zone CEMAC, qui a pris la parole afin de dérouler comme à chaque étape les contours dudit programme.   Edmonde Djiokeng Teboh tout en remerciant le recteur de l’université de Douala, a exprimé sa satisfaction : « En tant qu’entreprise étrangère, la philosophie de Huawei Cameroun est de participer et accompagner la stratégie du gouvernement du Cameroun dans le transfert de know-how en TIC aux jeunes étudiants pour qu’ils soient plus compétents sur le marché de l’emploi à l’internationale, ainsi qu’à la demande des employeurs des grandes sociétés et aussi une possibilité de self-emplois comme les start-ups ».     Ce processus de renouvèlement qui est à sa seconde phase consiste depuis quelques jours à ratifier officiellement un mémorandum d’entente avec les différents instituts universitaires partenaires du programme. Et à ce jour, l’on dénombre sept (7) institutions universitaires dans le cadre du programme dénommé : « Huawei ICT Academy «  au Cameroun.   Les grandes écoles concernées jusqu’ici sont : l’École Nationale Supérieure des Postes, des Télécommunications et des Technologies de l’Information et de la Communication (SUP’PTIC), l’École Nationale Supérieure Polytechnique (ENSP) de Yaoundé 1, l’Institut Universitaire de la Côte (I.U.C), l’Université de Douala, l’IAI Cameroun, IFTIC-SUP et Institut Catholique Universitaire de Buéa.     A titre de rappel, l’université de Douala a formé près de 300 étudiants aux certifications Huawei. Il faut aussi rappeler que l’équipe de l’université de Douala a remporté la finale nationale, puis régionale et a obtenu le troisième prix de la grande finale mondiale au concours Huawei ICT Compétition en 2020.   Il faut également souligner le fait que, le programme dénommé: « Huawei ICT Academy » a été lancé en 2013 au Cameroun et connait une ascension mondial. Ce programme de renom a jusqu’ici laissé des marques indélébiles grâce aux bourses offertes à une centaine de lauréats dans notre pays.     En date, le programme compte 8 établissements ou encore grandes écoles partenaires à travers le pays et dont la notoriété est la formation des génies en TIC, qui ont obtenu avec succès la certification « Huawei ICT Academy ». Et jusqu’ici c’est près de 1000 étudiants et enseignants qui ont déjà été formés dans le cadre de ce programme innovateur.             TimesNews2

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 Malheur des Bakas: Ils Parlent!

Malheur des Bakas: Ils Parlent!

Réactions   Sa Majesté Zengle Ntouh Richard, maire de la Commune de Mindourou « Il y a un ensemble d’actions que la Commune mène en faveur des populations »       Il n’y pas à proprement parlé, un programme spécifiquement Baka au niveau de la Commune. Il y a un ensemble d’actions que la Commune mène en faveur des populations. De façon spécifique pour le Bakas, nous mettons l’accent sur l’éducation. Nous travaillons dans le domaine de la santé avec une organisation non gouvernementale qui coopère avec nous. La mairie travaille avec certaines organisations pour ce qui est de la santé des Baka et pour ce qui est de l’éducation des jeunes Bakas. Au-delà, la Commune a des programmes au bénéfice des populations. Ils visent l’élévation du niveau de vie des populations à travers leur implication dans les activités agropastorales. Nous avons ici un bureau de l’animation rurale de l’organisation de l’agriculture (Baroa) qui s’occupe du recensement et de l’encadrement des agriculteurs. Nous mettons en place des pépinières, des cacaoyers et des palmiers à huile, où toutes les populations intéressées peuvent aller prendre. Nous donnons l’hectare à 5 000 fcfa, mais aux Bakas, nous donnons gratuitement.   Avec l’Ong Fairmed, on a mis en place des mutuelles de santé qui ont connu des fortunes diverses. Ce sont ces mutuelles qui soignaient gratuitement les pygmées Bakas qui contractent de nouvelles maladies.   Pour ce qui est de l’éducation, nous prenons en charge tous les enfants Baka qui vont à l’école, que ce soit l’enseignement primaire, que ce soit l’enseignement secondaire. C’est un programme que nous engageons avec le programme national de développement participatif (Pndp).   L’effectif est très réduit. Vous savez que les Bakas étaient nomades au départ. Ils vivaient des activités de pêche, de chasse et de cueillette artisanale. Ils ont été sédentarisés ; ce qui a modifié leur mode de vie. Leur nomadisme se faisait au gré des saisons, selon les mouvements des gibiers, et selon la production des produits forestiers non ligneux. Ils pouvaient donc aller d’une forêt à une autre. Maintenant qu’ils sont sédentarisés, ils continuent à faire la chasse dans leur environnement. Avec l’entrée en jeu de la modernité, de l’exploitation forestière qui a ouvert les routes partout, le braconnage s’est accentué, la faune a été décimée. Les premières victimes de ces changements et autres bouleversements, ce sont les pygmées Bakas. En réalité, il y a aujourd’hui une poignée de Bakas qui se livre à l’agriculture à titre personnel. Ce que nous constatons est que les Baka servent de main d’œuvre aux Bantous moyennant une rémunération infime. Nous avons dans le campement Dassia, cinq ménages qui pratiquent réellement l’agriculture. Dans tous les campements, on trouve beaucoup plus les Bakas qui font l’élevage des petits bétails et de la volaille. Pour ce qui est de l’agriculture, nos frères sont quelque peu réfractaires aux pratiques agricoles modernes. Toutefois, il y en a qui l’exercent. Seulement, ces cas sont marginaux.   …. Oloa Nadège, conseiller municipale à la Commune de Lomié « Nous avons un programme pour les Bakas, mais il n’est pas basé sur l’alimentation »     Pour leur adaptation, nous avons un programme pour les Bakas, mais il n’est pas basé sur l’alimentation. Il a trait au développement, à la santé et à l’éducation. Nous encourageons l’agriculture chez les Bakas ; nous leurs octroyons du matériel comme les machettes, les houes, lors des célébrations comme le 8 mars ou fête de la femme rurale. Nous les en valeurs des produits forestiers non ligneux.   En ce qui concerne les projets en faveur des bakas, au départ, c’était difficile. Aujourd’hui, avec les résultats sur le terrain, on retrouve les femmes Bakas au marché. Dans les campements, vous trouvez des régimes de plantain ou un seau de macabos en vente.   Les femmes Bakas n’ont pas de comptoir au marché. Elles arrivent très tôt le matin parce qu’elles sont matinales. Elles exposent, vendent ou livrent aux Bayams sellam puis elles repartent.   Les Bakas sont exposés à l’alcool. Face à ce phénomène qui prend de l’ampleur, nous essayons de les sensibiliser puisque nous avons des cas de maladies selon les informations que nous donne l’hôpital. A tout moment, nous sommes interpellés. La semaine dernière, nous avons été interpellés par rapport au fait qu’une dame a été victime de violence. L’alcool en était la cause, nous a-t-on dit. Nous les sensibilisons. Nous ne pouvons pas les contenir puisqu’ils ont leurs propres moyens. Ils vendent leurs produits champêtres, ils vendent les produits de la foresterie puisque nous avons déjà les Bakas scieurs. C’est une tâche compliquée pour nous. ….       Félix Zogo Ndzomo, anthropologue « Lorsque vous changer une personne (…) vous faites à cette personne du mal »       Ce sont les plus anciens habitants de l’Afrique. Ils sont les maîtres méconnus de la tradition africaine. Ils sont les maîtres de la civilisation de l’ancienne Afrique et de l’Afrique actuelle. Ils sont désignés par les noms comme Toua, Aka, Baka, Bongo, Bhouti en fonction de la région où on se trouve exactement. Les anciens Égyptiens les désignaient par le terme venec qui signifie danseur. On ne les considérait pas comme des hommes de petite taille. Ils sont connus dans la mythologie égyptienne.   Vouloir changer les pygmées, c’est décroître la valeur que les pygmées ont de la vie humaine, c’est décroître le savoir que les pygmées détiennent. Lorsque vous changez une personne, lorsque vous voulez qu’elle soit comme vous, vous faites à cette personne du mal. Les pygmées vont obligatoirement oublier le savoir ancestral dont ils disposent et que nous n’avons pas. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous allons chez eux lorsque nous sommes victimes d’un certain nombre de malheurs. Nous allons rechercher le réconfort, le savoir, la santé chez les pygmées. Amener les pygmées à devenir des vendeurs, de grands cultivateurs, et donc, des gens qui ont soif d’argent, ils seront des esclaves au lieu d’être des maîtres qu’ils ont été longtemps dans l’écosystème. Le faire, pour moi, c’est dénigrer tout le

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 Sédentarisation des pygmées Bakas : Péril sur la culture culinaire à Lomié

Sédentarisation des pygmées Bakas : Péril sur la culture culinaire à Lomié

  Scruté de près, ils perdent une partie d’eux-même, de leur humanité en quelque sorte. Une analyse anthropologique de cette situation révèle des conséquences plus qu’inquiétantes pour le Bakas et le monde en général si rien n’est fait.     C’est une Lapalissade de dire que les pygmées en général se nourrissent désormais de tout ce dont vivent les bantous. C’est également pareil lorsqu’on affirme que ceux-ci pratiquent la chasse, la pêche et la cueillette. Ils le font aujourd’hui  comme l’ont toujours pratiqué leurs ascendants. Toutefois, à l’occasion d’une enquête menée du 02 au 06 février 2021 auprès des Bakas de Lomié avec le concours de Rainforest journalism, une Ong spécialisée dans le traitement des questions d’environnement en lien les forêts humide dans le monde, il est fort étonnant de remarquer que les changements opérés dans la tradition culinaire de ces populations autochtones pourraient bien être leur « tombe ». On assiste en effet à une véritable mutation qui va jusqu’à menacer la richesse spirituelle des Bakas qui subissent au passage les affres de la destruction de leur espace vital (la forêt), eux qui doivent dorénavant combiner avec les bantous.       Nouveau mode alimentaire   Ouverts désormais au monde, les Bakas sont surexposés aux produits manufacturés qui s’ajoutent à leurs traditionnelles viandes de brousse et autres produits forestiers non ligneux (Pfnl). Sur la liste non exhaustive des produits de consommation de ces hommes de petite taille, figurent désormais le pain, le beurre, le chocolat, le lait artificiel (pour les bébés surtout), les boissons gazeuses, le riz et particulièrement l’alcool. Ce dernier produit n’est pas inconnu chez les pygmées puisqu’ils en ont toujours consommé, expliquent les chercheurs en science sociale. Noël Eleh, enseignant et diplômé de sociologie note qu’ « on constate que ces hommes sortent de plus en plus de leur milieu naturel. Ils se retrouvent parmi nous. Pour vivre, et pour consommer les produits que nous avons sur place, ils sont obligés de travailler. On leur donne une petite rémunération en dehors des gibiers qu’ils peuvent prendre en brousse et venir vendre aux gens. En les vendant, ils achètent ce que nous produisons ainsi que les produits manufacturés ». Seulement, « quand ils descendent ici, ils s’adonnent tellement à la consommation des whiskies en sachet », ajoute sieur Eleh Noël.     Ce qui n’est pas sans conséquence puisque des cas de carie dentaire ont été répertoriés en lien avec la consommation par exemple des pâtisseries, affirme le docteur Mback Cédric en service à l’hôpital de district de Lomié. Ces produits viennent rallonger la liste des facteurs qui endommagent les dents au même titre que le fait de tailler l’émail des dents ou encore de consommer plus de viande de brousse, souligne le médecin. Ces cas, bien que marginaux, sont devenus malgré tout une réalité chez les Bakas à Lomié. Les statistiques dans ce cas de figure sont faibles. On enregistre de temps en temps des cas de déparasitage, fait-on savoir ici ; encore que les Bakas ne sont pas réguliers à l’hôpital comme l’atteste Irène Azam, enseignante du primaire au campement Payo. « Ils ont des potions adaptées pour que ça ne s’aggrave pas (maux de ventre, ndlr) », affirme celle-ci.     Cependant, le phénomène qui inquiète les autorités sanitaires et les populations, et qui représente une menace réelle à l’existence des pygmées Bakas, c’est la consommation abusive d’alcool que l’on connaît également chez les populations bantoues, rappellent les Bakas eux-mêmes. Elle a des répercussions sociales énormes, indique le personnel médical. « Sur le plan social, on assiste à des débordements qui vont jusqu’à des blessures à la machette », déclare le Dr Mback Cédric. Les hommes Bakas vont jusqu’à blesser leurs femmes avec cet outil tranchant. Ce personnel de l’hôpital soutient qu’il ne se passe pas deux mois sans qu’on en enregistre. A la mairie de Lomié, on fait référence à des cas reportés par la formation hospitalière.     Dur de se nourrir !   Par ailleurs, les produits forestiers ne semblent plus suffire aux Bakas qui ont pu s’adapter à leur nouvel environnement. Le notable Nké Rémi, du village Payo situé à 25 km de Lomié, explique que « ce que tu manges ou prépare en forêt n’est pas comme celui du village ». C’est désormais une affaire de goût, dit-il.   Sur un tout autre plan, c’est une question de survie. Sandja Daniel, le second notable de Payo, revient sur l’histoire de sa sœur qui est décédée à l’accouchement et a laissé un nourrisson. Il a fallu l’alimenter au lait artificiel, dit-il. « On a fait vivre l’enfant avec le lait, et actuellement il est là », affirme Daniel Sandja. Comme quoi, tout paraît aller pour le mieux.   Mais lorsqu’on questionne le rapport au travail rémunéré avec les bantous afin de gagner un peu d’argent et s’offrir le luxe de la ville, c’est à ce niveau que le bât blesse. Traités pratiquement comme des esclaves, les Bakas ne savent plus à quel Saint se vouer. « Nos frères bantous nous piétinent beaucoup », argue Sandja Daniel. « On nous prend la journée de travail à 500 fcfa », explique l’homme d’une cinquantaine d’années. « Celui qui est gentil peut nous donner un sachet de whisky, ou préparer un peu de nourriture ou le Mbotoro (alcool de fabrication artisanale, ndlr), après il donne les 500 fcfa », lâche-t-il.     https://mbethen.wordpress.com/2021/02/17/cameroun-sedentarisation-des-bakas-a-lomie-la-mort-derriere-les-aliments/   Même dans le commerce, le bantou dicte sa loi. Sa majesté Joseph Tindo, chef de village du campement Mouangue le bosquet est catégorique : « on est venu pour tromper les Bakas », déplore-t-il. Les bantous achètent généralement les noyaux de mangues sauvages (mango en langue locale) à 500 fcfa pour deux litres alors qu’en principe, il peut être vendu à 2000 fcfa, critique le chef de village. La chefferie dans son ensemble est en outre en ébullition lorsqu’on parle des produits comme le riz, le pétrole, le savon ou la sardine, vendus par les musulmans détenteurs des boutiques dans le coin et qui se font des bénéfices impressionnants. « C’est cher », lâche les Bakas réunis autour de leur autorité traditionnelle d’autant plus que

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 Exploitation des Bakas : Graves violations du Code du travail

Exploitation des Bakas : Graves violations du Code du travail

      Les Bantous font de ces hommes et femmes de petite taille, des personnes à tout faire à la limite du travail forcé, pour une rémunération qui va de 500 FCFA à 1000 FCFA par jour tout au plus.     Le temps de travail pour un pygmée Baka à Lomié est facturé à 500 fcfa la journée. Qu’il s’agisse de travaux champêtres (l’essentiel) ou de toute autre activité, ce prix est officiel et appliqué par tous les Bantous au mépris du Code du travail (1992) notamment en son article 63 qui prévoit que « la rémunération d’un travail à la tâche ou aux pièces doit être calculée de telle sorte qu’elle procure au travailleur de capacité moyenne et travaillant normalement, un salaire au moins égal à celui du travailleur rémunéré au temps et effectuant un travail analogue ». Cette somme est de loin inférieure au salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) qui est de 36 270 fcfa par mois. Ce constat a été fait lors de la descente sur le terrain du 02 au 06 février 2021 avec le concours de Rainforest journalism Fund qui travaille sur les questions relatives aux forêts humides, et est soutenu par Pulitzer Center. Le pays a par ailleurs été épinglé en 2019 par les observations finales du comité des droits économiques, sociaux et culturels (Desc) des Nations Unies concernant le quatrième rapport périodique du Cameroun. Il est dit au point 36 que « le comité prend note avec préoccupation des allégations selon lesquelles les conditions de travail précaires auxquelles seraient confrontés des membres des peuples autochtones s’apparentent à du travail forcé ». Le comité a exigé que la situation soit réparée et que les auteurs soient poursuivis en justice.   Sur le terrain   « Nos frères bantous nous piétinent beaucoup », explique le notable Sandja Daniel du campement Payo. « On nous prend la journée de travail à 500 fcfa », argue l’homme d’une cinquantaine d’années. « Celui qui est gentil peut nous donner un sachet de whisky, préparer un peu de nourriture ou donner le mbotoro (alcool de fabrication artisanale, ndlr), après il donne les 500 fcfa par personne », lâche-t-il. Les Bakas sont généralement sollicités pour travailler dans les champs de manioc, de plantain ou dans les cacaoyères, précise le notable. Irène Azam, enseignante du primaire au village, souligne qu’« ils font beaucoup de petits jobs. Ils vont le matin, ils reviennent le soir ; on peut leur paye 500 fcfa ou 1000 fcfa la journée ; parfois on leur donne simplement des vivres ; et quand ils ramènent ces 500 fcfa, c’est la fête ».   Au campement Mouangué le bosquet, c’est le même discours. Sa majesté Joseph Tindo explique que les Bantous viennent pour les tromper. Ils n’ont pas référé cette situation aux autorités administratives, a-t-il dit. Pascal Kokpa, le conseiller du chef est plus qu’en colère en évoquant ce sujet. « Le prix du Baka, c’est 500 fcfa même quand on discute », affirme l’homme d’une soixantaine d’années. Wamba Pierre, fils du village, rappelle que cette situation fait date. « Depuis nos aïeux, les Bakas ont toujours été marginalisés, exploités », regrette celui qui relève par ailleurs que les villages voisins en sont également victimes.     Pratique inacceptable   Certains habitants de Lomié qui emploient les Bakas, avouent effectivement que leur exploitation est devenue une règle. Plusieurs se sont cependant refusés à parler à visage découvert au regard du caractère inacceptable de l’abus dont sont victimes les Bakas. A la brigade de gendarmerie de la ville, on apprend en off que cette pratique est devenue normale parce que les Bakas ont, eux-mêmes, facilité cet état de chose. La raison est qu’ils travaillent juste pour consommer de l’alcool, soutient cette source. Eleh Noël, enseignant, confirme les faits. « Les Bakas, quand ils descendent ici, s’adonnent beaucoup à la consommation des fighters (whiskies en sachet). Il y a deux ans, j’ai fait la connaissance d’un homme natif du coin, il me disait qu’il suffit simplement d’avoir le fighter ou le mbotoro, de leur en donner, pour qu’ils viennent les aider à faire leurs champs ». Pour ce qui est de leur exploitation abusive, le diplômé en sociologie croit qu’il y a une mauvaise interprétation du dévouement de ce peuple autochtone. « Personnellement, quand j’observe les rapports entre les Bakas et les populations qui vivent avec eux, je me dis que tout dépend de leurs perceptions respectives. Le Baka pense par exemple qu’il vient aider quelqu’un qui a besoin d’une main d’œuvre dans sa gentillesse et sa générosité. Mais celui qui le prend pour main d’œuvre, voit autre chose. A ce niveau, je me dis que le sentiment qui anime les gens qui les recrutent, c’est l’exploitation ». Il conclut en précisant que « tout le monde sait que le salaire d’un Baka tourne autour de 500 fcfa accompagnés d’un fighter. Quand quelqu’un passe toute une journée dans votre champ et que son salaire n’est que 500 fcfa, ce n’est que pure exploitation ».     Causes et solutions   « Ce que nous constatons est que les Bakas servent plutôt de main d’œuvre aux Bantous moyennant une rémunération très infime, je dirais même modeste», soutient sa majesté Zengle Ntouh Richard, le maire de la Commune de Mindourou. L’élu local attribue ce fait à l’exploitation de la forêt (foresterie, braconnage, etc.) et à la sédentarisation des Bakas qui découvrent la « modernité ». Aussi, travaille-t-il à mettre à leur disposition des outils pour faciliter leur intégration à l’univers national majoritairement constitué de Bantous. D’après l’autorité traditionnelle et administrative locale, « il n’y a pas à proprement parlé au niveau de la Commune un programme spécifique pour les Bakas ; mais il y a un ensemble d’actions que la Commune mène en faveur des populations ». L’éducation et la santé occupent ainsi une place importante dans ces programmes. A cela, s’ajoute l’agriculture dont l’objectif est d’autonomiser ce peuple autochtone afin qu’il puisse satisfaire ses besoins quotidiens. C’est le même discours à la mairie de Lomié où les programmes communaux intègrent la problématique Baka et pour lesquels des campagnes de sensibilisation sont menées en vue de limiter les effets pervers de leur

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 Rising Wave of Crises, Circulation of Light Arms Upsets Cameroon’s Speaker at the National Assembly

Rising Wave of Crises, Circulation of Light Arms Upsets Cameroon’s Speaker at the National Assembly

  Tuesday, June 8th 2021 in Yaounde, Cameroon marked the official opening of the 2nd parliamentary session of the year. The full month session dedicated to budgetary orientations and scrutiny of the finance bill will pave the way as usual to a good number of issues of national interest.   Government officials, Diplomats and august guest from the Malagasy parliament, Honourable Régina Clarisse Raheriarijaona took part at the solemn opening session which lasted for close to 15 minutes.   Speaking to members of parliament who answered present at the official kick-off session, Right Honourable Cavaye Yeguie Djibril said resumption of activities at the national assembly comes at a time government tussles with the COVID-19 that has been affecting people and movements worldwide.     “I hereby deplore and strongly condemn, from the people’s rostrum, the general laxity by Cameroonians to put on their face masks and to observe all COVID-19 related restrictions. My fellow citizens, you need to put on your face masks and I repeat you need to put on your face masks. We should observe all COVID-19 related restrictions as well as rules on hygiene. COVID-19 kills slowly and continues to cause deaths.”   Apart from calling Cameroonians to strictly follow hygiene rules and measure barriers, Right Honourable Cavaye Yeguie Djibril seized the occasion to caution the population to wait for official information and results related to inquiries and the audit procedures set up by the Head of State on funds allocated to the COVID-19.   “That’s why I beseech my fellow citizens to kindly wait for results of the audit by refraining from having recourse to conventional media outlets and the social media to judge some Cameroonians beforehand and expose them to mob justice. We should remain calm”.   As concerns the increasing wave of insecurity, crises in Cameroon, Cavaye Yeguie Djibril has condemned the sinister agenda of some separatist fighters who keep creating chaos in the two crippled English speaking regions of the country-North-West and South-West, despite the call of the Head of State to lay down arms.   The Speaker of the national assembly expressed worries on the fact that all sorts of light arms have been observed circulating nationwide.   He said: “We have been reliably informed that the estimated number of such illicitly acquired arms in circulation in our country is seven thousand. The circulation of such arms at this point in time when there are growing insecurity concerns which are further compounded by acts of violence and organized crime in the country, point to the need to contain the illicit circulation of light arms especially as failure to do so would continue to expose Cameroonians to the risk of being maimed and increase security concerns in the country.”   Cavaye Yeguie Djibril in his maiden speech praised efforts already undertaken by government through the ministry of territorial administration to asphyxiate this scourge and by the way exhorted competent authorities to accentuate regulating activities in order to curb this issue of illegal arms’ possession.   The opening address of Cavaye Yeguie Djibril equally highlighted the return some days ago of a Nigerian contingent made up of refugees who were sheltered at the Minawao Camp in the Far-North region of Cameroon. A move which to him characterizes the fruitful cooperation between both countries.   The opening session was equally marked by a moment of silence dedicated to two hardworking and devoted female MPs, Deputy Speaker of the national assembly, Honourable Emilia Monjowa Lifaka and Marinette Ngo Yetna who passed away recently.     With the 2021 June session opened, focus will be on intensive deliberations on the budget orientation and other crucial issues of national interest.       Elise Kenimbeni      

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 June 2021 Session of Parliament: Issues of National Interest on Board

June 2021 Session of Parliament: Issues of National Interest on Board

As of tradition media representatives both at the local and international levels get from the national assembly of Cameroon details and hints of various upcoming sessions. The 30 day session that officially opened in Yaounde on June 8, 2021 has been announced as one filled by a great number of activities.       During an exchange with media practitioners on June 1, 2021 ahead of the kick-off, the Secretary General of the national assembly, Gaston Komba highlighted the different issues that will be put before members of parliament for discussions and debates.   MPs are highly expected to focus on routine legislative activities such as budget orientation and amendment of finance bill. Beside these specific tasks, they will lay emphasis much more on social issues affecting the population.      Budgetary Orientations   Known to be an important aspect during parliamentary sessions, the budgetary orientation is an exercise that is addressed to all 180 MPs in order to debate six months ahead of the scrutiny of the finance bill. Finance Minister is expected to unveil to the parliament key areas and priorities of the 2022 state budget. The general debate ends with a recommendation from the parliament on the budget.   Issues of national interest As announced during the meeting by the Secretary General, parliamentarians will discuss on issues affecting the people. Issues related to persistent energy shortage will not be left aside. Yet, in general parliamentarians shall stress on: The socio-economic and political stakes of the issue of the land tenure in Cameroon and its legislative perspectives. Advocacy on the improvement of legal instrument on child protection in Cameroon the issue of access to electricity and water. Exchanges and briefing sessions for General committees During the session, five general committees shall be involved and it has been indicated that Members of Government will be invited to talk to Committee members about Government policy in their respective sphere of operation.   Children’s Parliament It is one of the major innovations but challenging aspect that the national assembly will be faced with this year. The second ordinary session which is always marked by the Children’s parliament in line with commemorative activities of the day of the African Child on June 16 is expected to hold on a hybrid format.   From information gotten through the national assembly, the junior MPs from the Centre region’s constituencies will be physically present in the house chamber while their counterparts from other nine regions will join them by videoconference from the regional headquarters. This innovative move comes in to reinforce barrier measures to tackle the Covid-19 pandemic.   Worthy to note, the commemoration of the day of the African child acts as a major opportunity to better understand the state of children suffering from situations of violence, mistreatment, abuse and exploitation. This upcoming 31st edition will give root to more advocacy campaigns.   The theme chosen for this year’s celebration by the African union is: “30 years after the adoption of the Charter: accelerate the implementation of Agenda 2040 for an Africa fit for Children”.           Elise Kenimbeni

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 Cameroun : Concertations Autour des Énergies Renouvelables dans les Collectivités Territoriales

Cameroun : Concertations Autour des Énergies Renouvelables dans les Collectivités Territoriales

Cette concertation prévue le 30 juin 2021 à Yaoundé, capitale camerounaise va réunir plusieurs acteurs clés du domaine des énergies renouvelables.     L’initiative qui est celle du syndicat patronal des énergies renouvelables du Cameroun va se tenir le mercredi, 30 juin 2021 à Yaoundé sous le thème : « Enjeu et contribution des énergies renouvelables dans le développement socio-économique du Cameroun à l’ère de la décentralisation ».   Cette rencontre de haut niveau placée sous l’égide du Premier Ministre, Chef du gouvernement a pour objectif de promouvoir et développer  la décentralisation des énergies renouvelables dans les collectivités territoriales décentralisées.   La conférence qui réunira plusieurs acteurs clés à l’instar des administrations publiques, des organismes internationaux, les entreprises spécialisées dans la réalisation des projets des énergies renouvelables et le cœur des cibles que sont les conseillers régionaux, les maires et autres autorités municipales et législatives.   Plusieurs thématiques seront mises en exergue au cours de cette rencontre qui va permettre d’identifier, analyser et apporter des solutions aux différentes problématiques des énergies renouvelables au Cameroun.   Le syndicat patronal des énergies renouvelables(SERs) enregistré et légalisé depuis 2015, par cette action compte apporter sa pierre à l’édification de ce secteur clé dans l’économie du Cameroun.         TimesNews2

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 Huawei ICT Academy : l’IUC de Douala Bénéficie d’une Seconde Phase

Huawei ICT Academy : l’IUC de Douala Bénéficie d’une Seconde Phase

La cérémonie de renouvellement du protocole d’accord entre l’équipementier chinois et l’IUC s’est tenue le 02 juin 2021 à Douala, capitale économique du Cameroun.     Pour rehausser cet évènement, c’est l’amphithéâtre de l’institut universitaire de la Cote (’IUC) de Douala qui a abrité la cérémonie de signature de convention entre le géant de la technologie et l’institut hôte. En effet, l’IUC par ce nouvel accord bénéficie de la seconde phase du programme dédié à la formation des jeunes talents camerounais qui se distinguent dans des grandes écoles spécialisées à l’enseignement des TIC. Le programme dénommé : Huawei ICT Academy entre dans une deuxième phase avec de nouveaux contours et défis.   Selon le Président de l’IUC de Douala, c’est un atout à capitaliser davantage pour la formation des étudiants  camerounais.   Paul Guimezak dans ses propos souligne que : « Il y a une bonne valeur ajoutée du fait que la technologie évolue, pendant longtemps nous avons travaillé avec Cisco, néanmoins nous avons souscris avec Huawei dès son arrivée, dans l’optique d’une bonne formation. Cette souscription complète la formation de nos apprenants et on remarque que les entreprises les sollicitent de plus en plus.  L’arrivée de Huawei, est la meilleure chose qui soit arrivé à notre pays, je crois que nous serions à la hauteur ».   Prenant part à cette cérémonie pour le compte de l’équipementier chinois, M. Du Yin, Directeur Général Huawei Cameroun, la Directrice des Relations Publiques de Huawei zone CEMAC, Edmonde Djiokeng Teboh et d’autres cadres. Dans ses propos Mme Djiokeng Teboh qui a porté la voix de l’entreprise chinoise, a indiqué le rôle des TIC dans la vision du Cameroun en 2035.   Elle dit : « Le gouvernement camerounais a toujours attaché une grande importance au développement de l’économie numérique. S.E.M Paul Biya, le président de la République a mentionné dans plusieurs discours publics qu’il faut tirer pleinement partie des technologies des TIC et de l’économie numérique en tant qu’accélérateur du développement économique du pays, ainsi que d’importants sources d’emploi des jeunes ».   La signature de la convention et l’échange des parapheurs se sont fait devant l’assistance. Le Directeur Général de Huawei Cameroun, M. Du Yin et Paul Guimezak, Président de l’IUC ont procédé à la signature des documents et en bonus une remise solennelle de la plaque inaugurale qui scelle le nouveau partenariat entre les deux institutions.   Huawei ICT Academy   Le programme lancé en 2013 au Cameroun et qui connait une ascension mondial a déjà laissé des marques indélébiles grâce aux bourses offertes à une centaine de lauréats dans notre pays.   En date, le programme compte 8 établissements ou encore grandes écoles partenaires à travers le pays et dont la notoriété est la formation des génies en TIC, qui ont obtenu avec succès la certification « Huawei ICT Academy ». Et jusqu’ici c’est près de 1000 étudiants et enseignants qui ont déjà été formés dans le cadre de ce programme innovateur.   L’objectif visé pour l’entreprise de technologies et du numérique, Huawei, est de créer des opportunités dans le domaine de l’éducation afin de soutenir et promouvoir les talents qui sont des petites graines aujourd’hui et des leaders de demain d’où l’appellation en anglais « Seeds for the future ». C’est à travers le Huawei ICT Academy que nait le projet « Seeds For the Future » vise par ailleurs,  à familiariser les lauréats aux technologies de l’Information et de la Communication. Il permet aussi d’amener les Lauréats à être plus concrets et pétris d’expérience dans leur domaine de compétence.   Le projet « Seeds for future » de Huawei il faut le dire s’inscrit en droite ligne du cahier de charges de « l’accord de partenariat stratégique dans le domaine des technologies de l’information et de la communication »signé entre le gouvernement du Cameroun et Huawei en septembre 2018 à Beijing lors de la visite du Président de la république Paul Biya en Chine.      

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