Droits Humains : Les Défenseurs mis en Exergue

Droits Humains : Les Défenseurs mis en Exergue

Un atelier technique de plaidoyer en prélude à la journée du défenseur des droits humains, édition 2020 s’est tenu ce 14 juillet 2020 à Yaoundé.   Cet atelier a été organisé en prélude à la journée commémorative de lutte contre les violences faites aux défenseurs des droits humains dans la société camerounaise, qui se célèbre tous les 15 Juillet. Une initiative des organisations de défense des droits humains (ddh) depuis 2015 suite à l’assassinat de l’ex-Directeur Exécutif de la CAMFAIDS, le défunt Eric Ohena Lembembe, le 15 Juillet 2013 dans son domicile à Yaoundé. Les travaux qui se sont déroulés au restaurant blason d’or de Yaoundé, ont connu la participation de plusieurs ddh, des associations et organisations de la société civile qui œuvrent dans le domaine des droits humains au Cameroun. Il était question de 9heures à 17heures d’élaborer un plan de sécurité pour le ddh, un plan de plaidoyer pour la reconnaissance du statut juridique du ddh et une pétition à adresser au parlement camerounais. Selon Maitre Stéphane Aboa, Coordonnateur exécutif de Défenseurs Sans Frontières(DSF), cette activité a pour but de ressortir les différentes difficultés auxquelles sont confrontées les ddh durant l’exercice de leur travail ; de pouvoir adresser des correspondances aux décideurs à travers une pétition et de pouvoir sortir un plan de sécurité pour permettre aux ddh de travailler de manière saine dans l’environnement actuel. Il a tenu a indiqué que le ddh n’est pas un fauteur de troubles, il est celui-là qui concourt au rétablissement de la justice. Le ddh est celui qui travaille en premier lieu avec les autorités, les décideurs pour un impact positif dans la société. Maitre Stéphane Aboa dans un échange avec la presse présente reconnait en quelques sortes quelques avancés en matière de traitement des ddh qu Cameroun. Il dit : « Depuis 2015 il y’a des améliorations beaucoup plus avec le concours des hommes de médias. Lorsque les injustices sont signalées la plupart du temps, les hommes de médias essayent de capter et faire large diffusion. Dans un système où il y’a des personnes qui sont capables de parler, je pense que la peur de se voir étiqueter d’un point négatif permet de changer la façon d’agir. Et nous pouvons dire que depuis 2015, il ya eu des améliorations dans le traitement de ces personnes-là qu’on appelle défenseurs des droits humains bien qu’il y’ait encore un gros travail à faire sur le terrain. » L’atelier d’une journée s’est achevé sur une note positive notamment en ce qui concerne de nouvelles actions à mettre sur pieds afin d’améliorer le vécu et l’environnement dans lequel les ddh travaillent au Cameroun.             Joëlle Badilene

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 Front des Démocrates Camerounais : 2 Ans de Durs Labeurs Politique

Front des Démocrates Camerounais : 2 Ans de Durs Labeurs Politique

C’est ce 9 juillet 2020 à Yaoundé que les militants et sympathisants du Front des démocrates camerounais(Fdc) se sont réunis dans le but de célébrer le deuxième anniversaire du parti. L’occasion faisant le larron, le deuxième anniversaire du Fdc a permis à ses leaders, militants et sympathisants de se retrouver autour du bilan politique du parti et de ses activités après la tenue des législatives et municipales de Février 2020 au Cameroun. En outre, il a été question pour la formation politique de Denis Emilien Atangana de donner sa position sur les grandes questions et les enjeux actuels d’intérêt national et énoncer ses ambitions sous formes de perspectives à court et à moyen terme pour le Cameroun. Le Président national du Fdc, Denis Emilien Atangana dans son propos liminaire s’est attardé sur l’actualité socio-politique qui prévaut au Cameroun. Il a fustigé le régime en place qui, selon lui n’apporte depuis lors, aucune solution pour résoudre les nombreuses crises qui affectent le pays du côté de l’Extrême-Nord et des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il dit : « le fameux Grand National d’octobre/novembre 2019 ou encore les élections municipales et législatives du 09 février 2020 n’ont pas permis aux Camerounais de sortir de l’immense ornière dans laquelle l’a plongé un régime politique fatigué… »  Pour ce qui est du bilan politique du parti Fdc qui est aujourd’hui représenté au conseil communal de Monatélé dans le département de la Lekié, région du Centre, Denis Emilien le décrit de positif. « En deux ans après sa création, nous pouvons dire que le bilan du FDC est globalement positif compte-tenu des ressources diverses dont il dispose et surtout de l’environnement sociopolitique et administratif qui est gravement défavorable à l’émergence d’une force et d’une offre politique consistante et pertinente au Cameroun. Aujourd’hui, le FDC fait partie du cercle restreint des formations politiques qui ont un élu local en leur sein, aussi symboliquement que cela puisse être. Quand on connait en plus toute la désaffection que les jeunes ont pour la politique à cause de la vieille garde qui l’en éloigne, il faut même féliciter le FDC d’avoir osé jouer dans ce marigot de vieux crocodiles qui ne veulent rien lâcher ou céder à la jeunesse camerounaise malgré tous leurs discours lénifiants et stériles. Nous sommes toutefois conscients que ces deux premières années furent celles de l’apprentissage et de l’acquisition d’une certaine expérience et de maturation de notre offre et de notre projet  politique pour le Cameroun. » En terme de perspectives, le président national du Fdc est convaincu qu’une voie de sortie, aux nombreux problèmes que rencontrent le Cameroun,  peut passer par la jeunesse camerounaise qui selon lui est assez dynamique et favorable au changement et au développement. Il a déclaré lors de cette célébration d’anniversaire que son parti travaille à implanter et structurer une base militante solide et à construire un leadership politique approprié pour répondre efficacement aux défis de l’heure. Il ajoute : « Le FDC compte être présent, proposer, initier, critiquer, participer dans tout ce qui relève de l’intérêt général du Cameroun et des Camerounais. Il est animé par sa ferveur patriotique, son idéologie et son projet de société qui doivent prendre corps au sein de la société camerounaise pour propulser ce pays au sommet des nations puissantes d’Afrique et du monde. Nous disposons largement des moyens pour y parvenir, en réglant simplement les questions élémentaires de gouvernance qui ont dépassé le régime qui nous gouverne lamentablement depuis des décennies. ». En guise de propositions, il a élaboré onze points, qu’il souhaite que le gouvernement de Yaoundé adopte. 1-Cessez-le-feu et le dépôt des armes en zones anglophones par les différents belligérants (Bandes armées séparatistes et Armée régulière).  2-Libération ou Amnistie de certaines personnes détenues et/ou condamnées dans le cadre de la Crise Anglophone. 3-Libération ou Amnistie de toutes les personnes détenues et/ou condamnées dans le cadre de la Crise Post-électorale au Cameroun. 4-Débat sur la Forme de l’Etat (après avoir fait le Bilan de l’Etat Unitaire Décentralisé sous le Régime actuel) et Adoption de la nouvelle forme de l’Etat. 5-Organisation de la Grande Conférence de la Diaspora Camerounaise. 6-Application de l’Article 66 de la Constitution relatif à la Déclaration des Biens des Gestionnaires des Fonds Publics au Cameroun. 7-Inventaire de la Lutte contre la Corruption et les Détournements de Fonds publics au Cameroun. 8-Réforme consensuelle du Code Electoral et d’Elections Camerooon (ELECAM) 9-La Désignation d’un Grand Médiateur pour conduire le Grand Dialogue National et veiller à la mise en œuvre de ses résolutions. 10-Mise sur pied d’une Commission Permanente Mixe du Suivi et de la Mise en Application ou en Œuvre des Résolutions du Grand Dialogue National. 11-Mise sur pied d’une Commission Vérité-Réconciliation-Reconstruction.           Elise Kenimbeni

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 Famine et Malnutrition en Afrique : La Menace qui vient du Covid-19 !

Famine et Malnutrition en Afrique : La Menace qui vient du Covid-19 !

Le HCR et le PAM dans un communiqué conjoint attirent l’attention sur le fait que les réfugiés en Afrique sont menacés par la faim et la malnutrition en raison de l’aggravation des pénuries alimentaires causées par la crise de Covid-19. Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, le HCR, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés, et le Programme alimentaire mondial (PAM) signalent un important sous-financement, les conflits et les catastrophes naturelles – ainsi que des problèmes de chaîne d’approvisionnement, la hausse des prix des denrées alimentaires et la perte de revenus due à la crise de Covid-19 – menacent de priver de nourriture des millions de réfugiés à travers l’Afrique. Selon  Filippo Grandi, Haut-Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés : « Des millions de réfugiés à travers l’Afrique dépendent aujourd’hui de l’aide humanitaire pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Environ la moitié est des enfants, qui sont susceptibles de connaître des complications tout au long de leur vie s’ils sont privés de nourriture à ce stade essentiel de leur développement. » Le communique indique que si des mesures urgentes ne sont pas prises pour remédier à cette situation, les niveaux de malnutrition aiguë, de retard de croissance et d’anémie risquent d’augmenter. En Éthiopie par exemple, dans les camps de réfugiés, 62% des enfants présentent une anémie aiguë.  Le Directeur Exécutif du PAM, David Beasley  a déclaré : « Alors que les conditions continuent de se détériorer pour tous, la situation est encore pire pour les réfugiés qui ne disposent d’aucun moyen pour atténuer les effets de la crise. Avant la crise déjà, les réfugiés vivaient à l’étroit, luttaient pour satisfaire leurs besoins fondamentaux et n’avaient souvent pas d’autre choix que de compter sur une aide extérieure pour leur survie. Aujourd’hui plus que jamais, ils ont besoin de notre aide pour survivre. »  D’après les informations fournies par le PAM, ce programme octroie une aide alimentaire à plus de 10 millions de réfugiés, y compris à ceux qui vivent dans les plus grands sites de réfugiés au monde, comme le site de Bidibidi en Ouganda, où les rations ont été réduites de 30% en avril en raison d’un manque de financement. Les réfugiés qui étaient auparavant capables de se débrouiller et de se nourrir par eux-mêmes, dont beaucoup vivent dans des zones urbaines et travaillent dans l’économie informelle, sont également confrontés à des défis importants. Un grand nombre d’entre eux ont perdu leur seule source de revenus, les opportunités professionnelles ayant été réduites à néant en raison des mesures de prévention liées au Covid-19. La plupart d’entre eux ne bénéficient pas de régimes de protection sociale, laissant de nombreuses familles sans ressources et dépendantes de l’aide humanitaire. En Afrique du Sud, de nombreux réfugiés sont menacés d’expulsion et se sont tournés vers les lignes d’assistance du HCR, ayant désespérément besoin de nourriture et de soutien. Dans le même temps, les restrictions à l’importation et à l’exportation mettent les chaînes d’approvisionnement à rude épreuve. Dans la région du Sahel, en grande partie sans accès à la mer, les mesures de prévention liées à la crise de Covid-19, telles que la fermeture des frontières et les restrictions de mouvement, limitent la capacité de transport des marchandises dans une région où la recrudescence de l’insécurité, de la violence et des conflits – aggravée par l’impact du changement climatique et de la pauvreté – a mis en péril la sécurité alimentaire et les moyens d’existence de millions de personnes. L’aide aux populations les plus vulnérables, parmi lesquelles plus de 1,2 million de réfugiés dans la région, doit être maintenue. Au Cameroun, le PAM a été contraint en mai et juin dernier de réduire de 50% son aide aux réfugiés de la République centrafricaine en raison d’un manque de financement et, compte tenu des niveaux de financement actuels, l’agence devra cesser complètement son assistance en espèces à partir du mois d’août. Des réductions dans les rations alimentaires distribuées aux réfugiés nigérians dans le pays sont également à prévoir à partir de juillet. Dans toute l’Afrique de l’Est, des mesures sanitaires non harmonisées aux frontières ont créé des blocages, retardant l’arrivée d’une aide vitale ainsi que les échanges commerciaux. L’absence de reconnaissance des résultats de tests effectués dans les pays voisins et l’obligation d’attendre les résultats des tests ont entraîné de longues files d’attente et des retards importants aux postes frontières. Les retards de livraison provoqués par les mesures liées au Covid-19 ont eu un impact négatif sur le pré positionnement des denrées alimentaires avant l’arrivée de la saison des pluies au Soudan du Sud, obligeant le PAM à redoubler d’efforts afin de maintenir les routes ouvertes pendant la saison des pluies, et augmentant le risque de devoir recourir à des opérations aériennes extrêmement coûteuses si les options terrestres venaient à ne plus être viables. Dans de nombreuses régions du continent, les prix des denrées alimentaires augmentent, ce qui représente une menace potentiellement désastreuse pour des millions de réfugiés, en particulier pour ceux qui vivent déjà au jour le jour. En République du Congo, le prix moyen du panier alimentaire de base a augmenté de 15% tandis qu’au Rwanda, le suivi de la situation autour des camps de réfugiés par le PAM a révélé que les prix des denrées alimentaires étaient en moyenne 27% plus élevés en avril 2020 qu’en 2019, et 40% plus élevés qu’en 2018. Face à ces difficultés, de nombreux réfugiés ont recours à des solutions néfastes, comme sauter des repas ou réduire les portions. On estime que plus de 80% des réfugiés au Soudan du Sud ont recours à de telles mesures. Dans certains cas, les réfugiés recourent à la mendicité, à la prostitution, ou aux mariages précoces ou forcés pour pouvoir subvenir à leurs besoins alimentaires. Dans un contexte où les fonds disponibles sont très insuffisants, il est difficile pour le HCR et le PAM de répondre aux besoins croissants, et la situation devrait s’aggraver dans de nombreux endroits en raison de l’augmentation des coûts, en partie due aux dépenses imprévues liées

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 Journalists and Statisticians Upgrade Skills on Production of Inserts and Data Visualization

Journalists and Statisticians Upgrade Skills on Production of Inserts and Data Visualization

The two day training workshop aimed at sharpening the skills of Gender data journalists and statisticians in Yaounde, Cameroon was focused on the production of statistical inserts and data visualization. Organized on the 7th and 8th July 2020, the workshop was initiated by the Gender Data Journalists’ Network (GDJN) alongside the ministry of women’s empowerment and the family, the national institute of statistics, the Central bureau of census and population studies known in its french acronym as BUCREP and with the technical and financial support of the United Nations Entity for Gender Equality and the Empowerment of Women (UNWOMEN), under the banner of the project Women Count. According to Emmanuel Batake, coordinator of the Gender Data journalists’ network, the training session is an added value in the work of journalists specialized in this domain. He outlined the fact that, most of the time journalists are faced with complex figures and statistics which need to be broken down before publications or broadcast. The workshop which is very necessary is equally timely following news surrounding the ongoing coronavirus pandemics as he said. Due to the current health crisis rocked by the COVID-19, the country Representative of UNWOMEN, Hind Jalal, addressed participants in a zoom display. In her key address, Hind Jalal emphasized on the benefits of this two day workshop. She said: “access and dissemination of Gender statistics by journalists and other communications specialists is a major challenge faced by many countries in Sub-Saharan Africa. And to address this issue, the United Nations Entity for Gender Equality (UNWOMEN) launched in 2019 the Making Every Women and Girls Count program. The objective of this program is to promote the production, analysis and dissemination of Gender data among populations and decision-makers in particular.” She underscored the fact that the global crisis triggered by the COVID-19 pandemic has been deepening fast and therefore has put at the forefront researchers and policymakers who have been scrambling to collect and analyse data in order to grasp its impact on affected countries. “This urgent health crisis will have massive global social and economic impacts that will reverberate for years to come. The immediate need for gender data cannot be overemphasized. Tracking and responding to the effects of C19 for women and girls requires a robust supply of gender statistics and disaggregated data that are relevant, granular and timely…” She said. The close to 30 participants attending the training session were granted tips on how to find out data that can help them sell out their stories and impact on decision making; how to handle figures; how to break down the mystery around some statistics published in a scientific approach and later on submitted to a practical phase. Notwithstanding the quality of presentations and discussions made, some participants however challenged officials taking part at the workshop to accentuate collaborative means with media practitioners for increased productions on data.           Elise Kenimbeni

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 Afrikpay : Plateforme de Référence de l’Inclusion Financière au Cameroun

Afrikpay : Plateforme de Référence de l’Inclusion Financière au Cameroun

Afrikpay est la plateforme numérique qui accompagne le projet « Digital Youth Service Center » lancé officiellement au Cameroun le 03 juillet 2020 par le Ministre de la jeunesse et de l’éducation civique.   C’est une entreprise 100% camerounaise, dont le fondateur et tous les employés sont des produits des universités camerounaises. Afrikpay a pour spécificité d’être la plateforme de référence de l’inclusion financière au Cameroun et en Afrique. Elle a été présentée au grand public le 03 juillet 2020 au cours de la cérémonie marquant officiellement le lancement de la phase pilote du projet « Digital youth service center (Dysc) ». Selon les explications techniques d’Alain Blaise Njomo, Président Directeur Général de Afrikpay SAS, l’entreprise qui porte la plateforme Afrikpay, ce projet est le visage de l’économie numérique pour la jeunesse et par la jeunesse. Dans sa présentation, il met l’accent sur le fait que  « l’économie numérique est mangée à toutes les sauces. » Il dit : «Ce jour nous lançons la composante inclusion financière du projet Dysc. Les jeunes de cette première vague au nombre de 500 répartis sur Yaoundé et Douala constituent la phase pilote d’un projet qui créera à terme 30 000 emplois jeunes sur l’étendue du territoire national. L’inclusion financière est socle sur lequel viendront se poser les autres projets DYSC. Cette composante permet d’agréger les factures (ENEO, Camwater), les crédits téléphoniques, le mobile money, les droits universitaires et scolaires, les dons, etc. Ces jeunes vont se déployer en ambulatoire, dans les kiosques multiservices et dans leurs propres structures pour ceux qui en ont. Ils vont servir de proximité aux clients dans les quartiers. Au travers de ces jeunes désormais, vous allez faire de l’économie numérique quel que soit le moyen de paiement que vous avez (espèces, mobile money, portemonnaies électroniques internationaux)… » Il est question dans les prochains jours, d’accentuer la commercialisation des produits, offrir des services via l’espace cybernétique et surtout créer des emplois jeune, afin de répondre efficacement à la restriction des déplacements que nous impose la pandémie mondiale de la covid-19 explique Alain Blaise Njomo. Le président directeur général de Afrikpay SAS indique par exemple que toute personne pourra désormais commander son repas préféré sur la plateforme Dysc ; un jeune exerçant dans la restauration sur cette plateforme recevra la commande, validera ; une moto viendra chercher le repas, ira vous livrer votre plat commandé dans les délais. Il ajoute : « De même vous aurez bientôt votre service de moto taxi : commandez une moto de chez vous en indiquant la destination ; payez. Elle vient vous chercher et vous dépose à destination ; D’ici peu ce sera fini les cauchemars avec les pannes d’électricité, d’eau, de chaussures, petite maçonnerie à la maison, etc. Une plateforme de petits métiers ou d’artisans sera mise à votre disposition. Une serrure en panne, quelques soit l’heure. Saisissez votre téléphone, allez sur le portail Dysc, décrivez votre problème, vous obtenez plusieurs devis, vous faites votre choix, vous commandez, un jeune reçoit votre commande. Viens sur place vous dépanner et happy end. L’agriculture (et même l’élevage) ne restera pas dans les champs. Elle va rejoindre les étagères virtuelles du numériques : ainsi cette plateforme va permettre de vendre les produits de l’agriculture des jeunes, mais aussi faire de la mise en relation dans l’écosystème constitué autour de l’agriculture : jeunes agriculteurs, vendeurs d’intrants agricoles, acheteurs, intermédiaires de produits agricoles. Cette plateforme permettra enfin aux agriculteurs de vendre avant de récolter. » Pour pallier les  nombreuses embuches qui pourront s’opposer à cette plateforme technologique, il souligne le fait que des kiosques multiservices seront desservis dans plusieurs zones du pays. «Si vous n’avez pas de téléphone portable ou internet, ne vous inquiétez pas…allez voir un de ces jeunes dans les kiosques multiservices. Vous passerez votre commande et vous serez servis là où vous voulez. Il faut noter que les plateformes seront interconnectées de manière à ce que le jeune restaurateur pourra commander son plantain, son poulet directement sur la plateforme d’agriculture ; utiliser le livreur de la plateforme des motos taxis pour faire livrer ses repas, ainsi de suite. Nous sommes en plein dans l’air du sharing business où chacun apporte sa contribution à la chaîne de valeurs ajoutées». Au-delà des emplois indirectes que ce projet  va créer via la plateforme Afrikpay, il va permettre aux acteurs des écosystèmes des différentes filières de se retrouver à travers le portail Dysc.             Elise Kenimbeni

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 Économie Numérique: Insertion de 30.000 Jeunes via le Projet Digital Youth Service Center

Économie Numérique: Insertion de 30.000 Jeunes via le Projet Digital Youth Service Center

Le ministre de la jeunesse et de l’éducation civique, Mounouna Foutsou a procédé au lancement officiel du projet pilote le vendredi 03 juillet 2020 à Yaoundé. Le « Digital Youth Service Center » est un projet qui s’inscrit dans le cadre du Plan Triennal Spécial Jeunes doté de 102 milliards Francs CFA. Il fait partie des projets filières d’insertion socio-économique des jeunes implémentés par le Programme d’Appui à la Jeunesse Rurale et Urbaine (PAJER-U) qui est sous la coordination du ministère de la jeunesse et de l’éducation civique. C’est une initiative intégrée d’insertion socio-économique, qui a pour cible les jeunes camerounais des deux sexes, âgés de 15 à 35 ans déscolarisés, non scolarisés, diplômés ou non avec pour objectif général, celui de contribuer durablement à l’insertion socio-économique des jeunes dans l’exploitation et la fourniture des biens et services du numérique. Selon le chargé du projet « Digital youth service center(Dysc) », il est question de mobiliser et accompagner 30.000  jeunes en quête d’auto-emplois dans les métiers du numérique autour des kiosques multifonctions. D’après les explications de Nfon Gilles, le projet Dysc est un concept nouveau et innovant qui va dans un premier temps permettre d’installer les jeunes dans des kiosques multiservices. Il dit : « A chaque kiosque seront rattachés plusieurs jeunes qui feront dans des métiers divers du numérique (le dépannage de téléphones, la vente des accessoires de téléphones, la vente de crédits téléphonique, les transactions mobile money…). Dans un deuxième temps, les kiosques Dysc serviront de vitrine ou de marché virtuel à d’autres jeunes installés dans d’autres projets filières du PAJER-U et également à tous les jeunes qui ont des services à offrir et qui adhèrent à la plateforme du projet Dysc. Enfin, la plateforme DYSC permettra d’interconnecter les jeunes entre eux et les jeunes avec les consommateurs de leurs produits.»  Ce projet est placé sous le label Afrikpay qui est une entreprise 100% camerounaise et dont le fondateur et tous les employés sont des produits des universités camerounaises. Le Président Directeur  Général de King Triple Sarl, Alain Ndjomo dans sa présentation a souligné le bien-fondé de la plateforme Afrikpay. « Ce jour nous lançons la composante inclusion financière du projet Dysc. Les jeunes de cette première vague au nombre de 500 répartis sur Yaoundé et Douala constituent la phase pilote d’un projet qui créera à terme 30 000 emplois jeunes sur l’étendue du territoire national. Ce projet est révolutionnaire pour le Cameroun car en plus de créer des emplois directs, il crée également des emplois indirects » dit-il. Il a également indiqué le fait qu’Afrikpay possède des plateformes spécialisées par métiers, qui répondent également à la restriction des déplacements que nous impose la pandémie du Covid-19. Durant cette cérémonie, les jeunes bénéficiaires de ce projet pilote ont exprimé leur gratitude. Marie Michelle Ngono, porte-parole des bénéficiaires dans ses propos, souligne qu’ils sont conscients de leur responsabilité et comptent donner une autre vision à l’économie camerounaise à travers cette solution innovante. De même, ils s’engagent  à réaliser les activités pour lesquelles les plans d’affaires ont été sélectionnés et dont ils ont reçu les kits d’installation le 03 juillet 2020. Prenant la parole en guise de lancement officiel, le Ministre de la jeunesse et de l’éducation civique a précisé que ce projet intervient dans un contexte de digitalisation des opérations financières et va créer par la même occasion des emplois décents et durables aux jeunes en quête d’insertion socio-économique. Mounouna Foutsou dans son propos liminaire dit : « Le Projet DYSC se propose de substituer aux call-box actuels, des kiosques numériques multiservices à plusieurs valeurs ajoutées, afin d’installer durablement les jeunes de ce secteur et favoriser leur migration vers le secteur formel. Ce projet contribue donc ainsi à l’insertion socioéconomique des jeunes par la création d’emplois dans le domaine de l’économie numérique à travers le développement des plateformes de commerce en ligne et la promotion des offres de produits et services à distance, dans les petits métiers du secteur informel, notamment la restauration rapide, la vente à la sauvette, l’artisanat, la coiffure, la plomberie, la couture, la cordonnerie, les buyam sellam, les conducteurs de moto taxi, et j’en passe. Ce projet vient par conséquent consacrer la nécessité d’insuffler un nouveau souffle à l’économie camerounaise, notamment le volet numérique, impactée par la crise du COVID 19. En effet, face à la menace permanente de la pandémie du coronavirus qui a confiné une partie des populations et limité les déplacements… » Plusieurs articulations ont meublé cet évènement qui s’est tenu au centre multifonctionnel de promotion des jeunes de référence de Madagascar-Yaoundé.             Elise Kenimbeni

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 Yes Health Foundation Cameroon: Une Assemblée Générale pour Mettre les Bouchées Double en Santé de Reproduction

Yes Health Foundation Cameroon: Une Assemblée Générale pour Mettre les Bouchées Double en Santé de Reproduction

L’Organisation non gouvernementale a tenue le 04 Juillet 2020, à Yaoundé, les travaux de son assemblée générale. Une occasion de plancher sur ses actions en perspective. Une journée pour se mettre d’accord sur les grandes lignes du plan d’action global de Yes Health Foundation Cameroon. Pour y arriver, l’ordre du jour a permis aux participants de tabler sur la présentation du rapport des activités menées dans le cadre de la riposte contre la pandémie à Coronavirus qui mobilise toute la communauté sanitaire du Cameroun. Selon Ngobeu Mimbe Hervé Cédric, Directeur exécutif de Yes Health Foundation,  « Il est question de planifier et de ressortir les actions, les objectifs des projets que nous allons mener durant les mois de juillet à décembre 2020.il est question de ressortir les  objectifs des différentes actions, leur spécificité et contours et planifier nos actions sur le terrain et nos plaidoyers, causeries et sensibilisations dans des communautés et d’engager aussi le secteur public et le gouvernement dans le but de travailler en collaboration ». Cette ligne de conduite oriente le plan d’action des différentes cellules. Vanessa Christelle Donkeng, chef de cellule santé reproductive, sexuelle et droits dit : « Mon activité prioritaire est de travailler avec deux autres cellules, celle de l’hygiène menstruelle et celle du planning familiale  sur l’accès aux services de  santé reproductive aux femmes et aux plus démunis. Notre cheval de bataille est de donner la bonne information à ces cibles vulnérables. Elles n’ont pas toujours l’information dont elles ont besoin pour pouvoir gérer, par exemple, la période des menstrues ou les contraceptifs auxquels certaines ont un difficile accès. Le but est d’aller vers ces personnes pour mettre à leur disposition une information utile et efficace  » La mission de Yes Health Foundation est basée sur quatre composantes que sont la santé sexuelle reproductive et droits, la planification familiale, la gestion de l’hygiène menstruelle et l’élimination des violences basées sur le genre (VBG) Fondé le 20 Juillet 2018, Yes Health Foundation Cameroon, est déterminée à améliorer la santé et le bien être des femmes, filles et jeunes en zones urbaines, rurales et difficilement accessibles.         Par Jean Patient Tsala

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 Journée des Défenseurs des Droits Humains : Mobilisation massive le 15 Juillet 2020

Journée des Défenseurs des Droits Humains : Mobilisation massive le 15 Juillet 2020

   Les défenseurs des droits humains se sont réunis à Yaoundé le 02 juillet 2020 dans le but de peaufiner les activités liées à cette journée au Cameroun. C’est au cours d’une séance de travail qui aura duré plus de deux heures de temps, que les acteurs de la société civile, représentant les différentes organisations non gouvernementales et associations ont échangé sur des nouvelles stratégies à mettre sur pied afin de mobiliser près de 10.000 personnes le 15 juillet 2020, journée commémorative de lutte contre les violences faites aux défenseurs des droits humains au Cameroun. Pour cette année 2020, l’organisation générale de cette journée est portée par Défenseurs Sans Frontières (DSF) sous le thème : « DDH face au nouveau défi : COVID-19 ».  La journée a pour objectif général de  contribuer à la reconnaissance du rôle du défenseur des droits humains en cette période de crise sanitaire mondiale COVID-19.  Il sera question du 13 au 15 juillet 2020 de mettre un accent sur une campagne virtuelle afin d’impacter un grand nombre d’internautes sur le plan national et international. Ceci à travers le « Buzz du défenseur » produit par Steeve Fah un influenceur web, un spot de sensibilisation et un documentaire sur les défenseurs des droits humains. Malgré le contexte sanitaire qui prévaut, trois autres articulations majeures sont mis en exergue pour cette journée qui se veut historique depuis 2015. Il s’agit de la tenue en nombre limité d’un atelier sur le DDH, une conférence-débat, une excursion et la remise d’un don spécial COVID-19 dans une prison. La journée commémorative de lutte contre les violences faites aux défenseurs des droits humains dans la société camerounaise célébrée tous les 15 Juillet depuis 2015, est une initiative des organisations de défense des droits humains. Cette journée puise son essence des violences et abus persistants des droits humains au Cameroun notamment l’assassinat de l’ex-Directeur Exécutif de la Cameroonian foundation for AIDS (CAMFAIDS), le défunt Eric Ohena Lembembe le 15 Juillet 2013 dans son domicile à Yaoundé.  Le 15 Juillet  marque donc un temps de pensée pour le combat mené par tous les défenseurs des droits humains en général. Selon les organisateurs, il est important de tirer la sonnette d’alarme en initiant cette journée pour interpeller les autorités sur le climat délétère   actuellement en défaveur des défenseurs des droits humains au Cameroun.            Elise Kenimbeni

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