« 43 in Print » : La Beauté de l’Art de Shiri Achu au Cœur des Expositions à Yaoundé

« 43 in Print » : La Beauté de l’Art de Shiri Achu au Cœur des Expositions à Yaoundé

« 43 in Print » est la nouvelle collection des tableaux de l’artiste plasticienne camerounaise, Shiri Achu qui met en vitrine ses œuvres au Musée Nationale de Yaoundé, dans la cite capitale du Cameroun. Présenté au musée national du Cameroun à Yaoundé, le vendredi 4 novembre 2022, le projet dénommé : « 43 in Print » est la septième exposition de l’artiste plasticienne camerounaise Shiri Achu qui aborde plusieurs thèmes. A travers ces nouveaux chefs d’œuvres, Shiri Achu parle de la femme, la Covid-19, le tissu africain et l’art culinaire. Selon l’artiste-peintre, l’objectif de cette exposition qui se tient du 4 au 6 novembre 2022 est de mettre en exergue les richesses africaines. Dans ses œuvres, elle parle de beauté, mais principalement de la beauté africaine dans tous ses aspects et domaines. Grâce à ce thème, elle veut valoriser la culture Camerounaise ainsi que celle des autres pays africains. Parlant des thématiques telles que la COVID-19, elle met en vitrine dans une série de quatre tableaux, de différents personnages arborant des cache-nez et le retour à la vie normale après une période de confinement est un ouf de soulagement. L’art culinaire qui n’a pas échappé au pinceau de cette passionnée de la peinture. Sur l’un de ces tableaux, l’artiste Shiri Achu a créé l’engouement des visiteurs. Ceux et celles-ci ont salivé après avoir vu un plat de taro accompagné de sauce jaune trivialement appelé « Achu » dont l’origine est de la zone des « grassfields » du Cameroun. Ce repas tel que souligné par l’artiste professionnelle valorise la place de la femme dans la société camerounaise. Dans son exposition, l’artiste plasticienne a davantage présenté les facettes de la femme. Par exemple, une femme qui porte son enfant sur son dos et poursuit son chemin. Une vieille dame assise dans sa cuisine extérieure en train de préparer une marmite de « Achu » pour ses petits-enfants. A travers ces différentes expositions, Shiri Ashu a présenté également la beauté du tissu africain. D’après le directeur du centre d’application et de promotion du tourisme culturel au Ministère des arts, Dr Manga, c’est une artiste plasticienne qui fait preuve de beaucoup d’imagination, de créativité et de technicité qu’elle transmet à travers ses multiples tableaux. Selon Dr Manga, cette professionnelle fait partie de ces grands maitres de l’art du monde contemporain.  Il dit : « Elle a fait preuve de beaucoup de technicité dans le cadre de ses œuvres. On peut voir les grands coups de crayons dont seul les grands maîtres de la peinture dans le monde contemporain des peintres font montre. » Née au Cameroun et originaire du Nord-Ouest, Shiri Achu est une artiste-plasticienne-Architecte qui réside à ce jour au Royaume-Uni et aux Etats-Unis, où elle possède des studios, qui lui permettent de peindre et d’exposer ses œuvres. Sa passion pour la peinture débute à l’âge de 09 ans où durant plusieurs années, elle s’est essayée à plusieurs médiums tels que : l’huile, l’acrylique, l’aquarelle avant de finalement pencher pour l’acrylique et l’huile. Après avoir obtenu son diplôme d’architecture à l’Université de Cardiff, elle décide de se consacrer pleinement à sa passion. La première série In Print a eu lieu à Londres sous le titre de « 35In Print », puis en mai 2016 à la Gallery A à Washington DC c’était respectivement ses expositions « 36 In Print », en Australie « 37 In Print », en 2017 en Jamaïque. Ensuite «38 In Print », « 39 In Print » en novembre à Toronto, « 40th Act » en 2019 à Londres, « 41 In Print » en 2021 qui s’est déroulé de façon virtuelle et « 42 In Print » à Douala, capitale économique du Cameroun. Shiri Achu a glané plusieurs titres à savoir « Best Artist in Brent » obtenu à Londres et a été nommée « Top 10 Artists at Artomatic » en 2016.  Timesnews2.info

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 Cameroon: Louvier Kindo Tombe Declared ‘One Health’ Ambassador 2022

Cameroon: Louvier Kindo Tombe Declared ‘One Health’ Ambassador 2022

The reporter and blogger, publisher of online media “News Upfront” was champion of a National Competition organized among bloggers. The final took place in Yaounde, on November 2, 2022 on the occasion of the celebration of “One Health Day 2022”. Over forty (40) bloggers from across the country participated in this year’s edition of the ‘One Health’ contest. Five (5) were chosen by the Jury for the semi-final, and three of them qualified to the final. “It was challenging, but we thank God for seeing us through”, Louvier Kindo Tombe, 2022 ‘One Health’ Ambassador said. The ‘One Health’ Ambassador 2022 has as task to reinforce education and awareness on the ‘One Health’ concept in the country. “As Ambassador, I have to make it a duty to see that the community, and health experts embrace the concept”, Louvier Kindo said. We live in an era where in almost every household, we find animals and humans together, and their health interconnect and depends on the environment they live in. Human activities such as deforestation equally contributes to bring animals and humans together. Climate change effects provoke environmental hazards that affect food security and safety. These are vices that may change, and the ‘One Health’ Ambassador thus comes in to play. “We, humans are at the center of these activities, and a change of mentality will go a long way to play the magic”, says Louvier Kindo. “Health workers must learn to collaborate in the quest for solutions to common threats that affect both humans, animals, and the environment”, he continued. The ‘One Health’ competition was organized by the National Program for the Prevention and Control of Emerging and Re-emerging Zoonoses in Cameroon, under the Ministry of Public Health. “We are proud of what the bloggers are doing for ‘One Health’, and we hope to collaborate with them to achieve great things together”, says Dr. Conrad Ntoh Nkuo, Permanent Secretary of the National Program for the Prevention and Control of Emerging and Re-emerging Zoonoses in Cameroon. About ‘One Health’ The ‘One Health’ concept summarized an idea that had been known for more than a century; that human health and animal health are interdependent and bound to the health of the ecosystems in which they exist. We envisaged and implemented it as a collaborative global approach to understanding risks for human and animal health and ecosystem health as a whole. Initiated in 2016 by the One Health Commission, the One Health Platform, and the One Health Initiative Team, the International One Health Day is officially celebrated around the world every year on November 3. Cameroonian One Health strategy was launched in 2013 with the development of a program for the prevention and control of zoonotic diseases. Today, the Committee has successfully delivered two documents: the National One Health Strategy chaired by the Prime Minister with 11 ministers as members and the National Program for the Prevention and Control of Emerging and Re-emerging Zoonoses, which is part of the implementation of the One Health strategy. The ongoing program covers the surveillance of diseases in wildlife, prevention, and control of rabies, capacity building for the detection and risk analysis of zoonoses, and integrated rapid response systems. The goal of One Health Day is to build the cultural will necessary for a sea change in how planetary health challenges are assessed and addressed and how professionals exchange information across disciplines. One Health Day brings global attention to the need for One Health collaborations and allows the world to see them in action.  The ‘One Health Day’ campaign is designed to engage as many individuals as possible from as many arenas as possible in One Health education and awareness events and to generate an inspiring array of projects worldwide.

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 Le MINAS reçoit Son Altesse Royale, la Princesse Sarah Antonia Butler ZEID de Jordanie

Le MINAS reçoit Son Altesse Royale, la Princesse Sarah Antonia Butler ZEID de Jordanie

 L’Ambassadrice et conseillère spéciale du Programme Alimentaire Mondial (PAM), en santé et nutrition de la mère et de l’enfant, a été reçue en audience ce 3 novembre 2022, par le ministre des Affaires Sociales, Pauline Irène NGUENE. Son Altesse Royale était accompagnée lors de cette audience, d’une forte délégation dont les responsables du PAM. Les échanges ont porté principalement sur la nécessité de renforcer la sécurité alimentaire des couches vulnérables.  D’entrée de jeu, le chef de département est revenu sur les axes d’une collaboration naissante engagés depuis quelques temps entre le Minas et le Programme Alimentaire Mondial, en matière de protection sociale. L’un des projets phares de ce partenariat étant la mise en place du Registre Social Unifié au Cameroun, qui permet d’avoir une cartographie de la vulnérabilité de notre pays, et de mieux orienter les interventions. En outre, madame le ministre a rappelé les appuis multiformes du PAM en faveur des réfugiés et des populations locales. Son Altesse Royale quant à elle, a souhaité que cet engagement soit renforcé dans l’avenir en faveur des enfants, des femmes et filles handicapées, et de toutes les autres personnes socialement vulnérables, pour une meilleure protection de leurs droits. En perspective, les deux personnalités ont envisagé de mettre un accent sur la protection sociale des populations vulnérables notamment sur la sécurité alimentaire des personnes en mouvement dont les enfants des réfugiés, les enfants déplacés internes et ceux des communautés hôtes. Elles se sont également penchées sur la nutrition des enfants en détresse dans les centres d’accueil, ainsi que les enfants de la rue. Enfin, Son Altesse Royale la Princesse et madame le ministre des Affaires Sociales ont évoqué la question de l’autonomisation des femmes et filles handicapées, des femmes autochtones qui ont besoin d’un accompagnement économique pour la production et la création des richesses. Cellcom Minas

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 IDG 2022: Young Girls Amplify Voices through Driven Initiatives of Plan International

IDG 2022: Young Girls Amplify Voices through Driven Initiatives of Plan International

In line with month-long activities to celebrate the girl child, Plan International Cameroon organized on October 21, 2022, in Yaounde, a boulevard of girls’ rights. As Cameroon joined on October 11, 2022, the rest of the world to celebrate the10th anniversaryof theInternational Day of the Girl (IDG), Plan International with the support of the government has organized nationwide series of activities to magnify the girls but mostly to echo the need to respect their fundamental rights. On Friday, 21st October 2022, Plan International Cameroon and some key public institutions like the ministry of women’s empowerment and the family and the ministry of social affairs launched at the esplanade of the Yaounde city council, a boulevard of girls’ rights. The one-day forum was an open opportunity for young girls and boys convened to express their needs in terms of education, and health and in a meantime to denounce different stereotypes that are impeding many young girls to have access to education. Three-panel discussions were launched under the themes: The Right to the education of the girl child, the Right to sexual and reproductive health, and the Right to protection. As underscored by the Representative of the Minister of women’s empowerment and the family, there is a need to reiterate over and over the crucial role of the girl child in society as the mother of a family tomorrow. Mrs. Koukreo Wespa Maipa, Inspector number 2 in the ministry of women’s empowerment, and the family made the call while officially opening the boulevard of girls’ rights. She said the theme of this year’s celebration under the theme: “Our Time is Now, Our Rights, Our Future” is not only a call to action but a reminder of the various legal instruments adopted by Cameroon to protect and promote the rights of children notably the girl child. Added to her statements, she cited the 2030 Sustainable Development Goals adopted in 2015 by world leaders, as a guide in the effective implementation of children’s rights. She said: “It is only by guaranteeing the rights of women and girls in all segments that we will be able to achieve justice, inclusion, and economies that function for the wellbeing of all in our environment today and future generations…” Country Director of Plan International Cameroon, Johnson Bien-Aimé said this initiative cannot be effective if the government does not give its full support and he praised concerted efforts and engagements that have been existing between Plan International and the government of Cameroon. According to Mr. Johnson Bien-Aimé, the boulevard is a space for exchange and to help amplify the voices of young people notably the girls who face a good number of challenges in society. “The international day of the Girl is not just one day. It is a momentum that needs to continue throughout the year. So, we want once more to use these youth associations present here in a national forum in which they will be able to have activities over the year and later on become our partners and even part of our communities to help us in our different campaigns…” In Cameroon just like in other countries, girls continue to face unprecedented challenges to their education, their physical and mental wellness, and the protections needed for a life without violence. Girls with disabilities face additional barriers to accessing support and services.  The event was equally to highlight the global campaign dubbed: “Girls Get Equal” which according to Plan International focuses on demanding power, freedom, and representation for girls and young women. It is about ensuring every girl and young woman has power over her own life and can shape the world around her. A world free from discrimination, harassment, and violence. Elise Kenimbeni

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 Football Amateur : La ligue d’Egalité lance la saison II avec 600 Jeunes Footballeuses

Football Amateur : La ligue d’Egalité lance la saison II avec 600 Jeunes Footballeuses

600 jeunes footballeuses et plus d’une quarantaine de femmes entraîneurs sont à l’assaut de la deuxième édition de la compétition organisée par la ligue d’égalité soutenue par ses partenaires à l’instar de La Liga Espagnole, « La Liga Fondacion et Petrichor ». C’est au cours d’une conférence de presse organisée le 21 octobre 2022 à Yaoundé, capitale du Cameroun que d’amples explications ont été données sur les enjeux de ce tournoi réservé aux catégories U13 et U15 filles.  Il s’agit de l’organisation d’un championnat de football dédié aux jeunes filles qui veulent exprimer leur talent à travers la balle ronde afin que celles-ci puissent avoir les mêmes chances que les jeunes garçons et hommes qui exercent ce sport. Ledit tournoi dont le kick off a été fait officiellement le samedi, 22 octobre 2022 va s’achever le 17 juin 2023. Les innovations Après la première édition de la ligue qui a connu une euphorie totale avec la participation de 200 jeunes filles et 40 entraîneurs femmes formées en live streaming. Les organisateurs ont souhaité pour cette nouvelle saison innover davantage avec un total de 182 matches qui vont se disputer en huit mois de compétition. Le Délégué de la Liga en Afrique Centrale, Tresor Penku a indiqué : « Nous avons décidé d’ouvrir un peu plus le projet pour pouvoir accueillir plus de filles qui souhaitent y prendre part, d’où cet accord avec notre partenaire PETRICHOR. » Il ajoute que : « Nous sommes passés cette saison à près de 600 filles. Nous aurons des spécificités cette saison durant laquelle nous aurons des responsables qui ont fait le déplacement de Madrid en Espagne. Pablo Malave qui est venu de la Fondation de la Liga pour faire suivre une formation aux entraineurs femmes pendant quatre jours, Anair Lomba ex-joueuse du FC Barcelone et FC Valence qui sont également venues partager leurs expériences à travers des ateliers ou encore des workshops sur les motivations, les échanges, partage d’expérience professionnelle au bénéfice de ces jeunes filles et entraineurs. » Les contours du projet Loin de ce que peuvent penser certains, la Ligue d’Egalité a pour objectif : « de créer une plateforme pour que les jeunes filles qui souhaitent jouer au football, viennent participer dans une ligue d’Egalité, qui a pour but de transmettre les valeurs du football dès le bas âge, les valeurs de leadership, d’intégration, du travail et de l’effort. » tel qu’a souligné le délégué de la Liga en Afrique Centrale. Présent à cet échange avec la presse, Ignacio Garcia Lumbreras, Ambassadeur de l’Espagne au Cameroun, arrivé au pays il y a de cela deux mois a salué l’initiative de la Liga Espagnole. Le Diplomate qui a tenu à accompagner ce projet de haute envergure a indiqué : « C’est des valeurs avec lesquelles l’Espagne s’identifié, à savoir : les valeurs du sport, de l’effort, de la collaboration et de l’intégration non pas seulement pour des jeunes filles mais aussi à travers ce projet qui a une dimension sociale au-delà des aspects de la jeune fille et de la femme. Donc c’est un projet qui s’est aligné avec ce que nous de l’Espagne promouvons comme valeurs ». Il faut dire que cette initiative qui draine de plus en plus des jeunes filles footballeuses et femmes arbitres permet de hisser l’image du football féminin camerounais et de préparer en quelque sorte une relève dans l’équipe des lionnes indomptables Ayouba Nsangou 

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 Cameroun : Plus de 4.900 Cas de Violences Recensées par Horizons Femmes en Direction des Travailleuses de Sexe

Cameroun : Plus de 4.900 Cas de Violences Recensées par Horizons Femmes en Direction des Travailleuses de Sexe

Il s’agit des violences en direction des travailleuses de sexe (TS) durant la période d’Octobre 2021 à Septembre 2022, tel que l’a relevé dans son rapport, l’association Horizons Femmes le Mardi, 18 octobre 2022 à Yaoundé au cours d’un atelier de plaidoyer. C’est une initiative qui attise les convoitises, celle mise sur pieds par l’association Horizons Femmes et son partenaire Sidaction qui ont convié à la table des discussions les forces de maintien de l’ordre (FMO) et les leaders communautaires notamment les chefs de quartiers et villages, afin de les amener à cerner les enjeux liés à leurs attitudes /actions sur la prise en charge du VIH chez les populations clés (PC), notamment les travailleuses de sexe et davantage susciter leur engagement dans la réduction du stigma et des violences basées sur le genre (VBG) envers les TS/PC dans l’exercice de leurs fonctions. Cette activité qui entre dans le cadre des 16 jours d’activisme qui se tiennent du 25 Novembre au 10 Décembre de chaque année, a pour objectif principal, de créer un environnement favorable à la réduction du stigma et des violences qui sont des embuches à la jouissance des droits humains. La rencontre de ce mardi 18 octobre 2022 à Yaoundé fait partie des quatre (4) ateliers de plaidoyer organisé par Horizons Femmes dans ses différentes antennes de Douala, Bafoussam, Ebolowa et Yaoundé. Réduire les violences à tout prix Cette campagne qui non seulement vient à point nommé au vu de la recrudescence des violences basées sur le genre au Cameroun, est aussi une occasion pour Horizons Femmes de réaffirmer son engagement dans la réduction des inégalités de genre à travers la promotion de la santé communautaire, des droits et de la gouvernance démocratique ainsi que la promotion socio-économique de la femme et de la jeune fille. Ouvrant l’atelier de plaidoyer au nom de Madame Ngatchou Denise, Présidente Exécutive de Horizons Femmes, la Directrice des programmes, Carole Toche a indiqué dans son propos liminaire que cette activité de plaidoyer en direction des forces de maintien de l’ordre et leaders communautaire est capitale dans le sens que ce sont des acteurs clés dans leurs différentes campagnes de sensibilisation. Elle dit : « Le plaidoyer que nous faisons ne vise pas à dire que les leaders communautaires violentent les filles et femmes ou encore que les forces de maintien de l’ordre sont des auteurs de violences en faveur des travailleuses de sexe mais c’est simplement pour dire que nous devons travailler ensemble et surtout en partenariat afin de réduire ces violences basées sur le genre. C’est vrai que nous faisons déjà beaucoup de choses ensemble mais nous pensons qu’il est temps de rendre ces actions plus coordonnées, dans le but de faire reculer ces violences. » Madame Toche Carole, la Directrice des programmes a également évoqué l’atteinte des objectifs de l’accélération de la riposte contre le VIH/SIDA à travers les trois 95(95-95-95) de l’ONUSIDA et qui nécessite un environnement sain dans lequel les VBG sont réduites a leur plus simple expression. « Comme vous le savez, si nous voulons vaincre la lutte contre le VIH/SIDA, nous devons également faire reculer les violences basées sur le genre parce que la violence est un frein à la santé, la violence est un élément perturbateur dans la prise des médicaments des personnes vivants avec le VIH (PVVIH). Nous ne pouvons que réguler la pandémie à travers la lutte contre ces violences… » a martelé Madame Toche. D’après la présentation faite par Madame Pasma Ngoumjouen Rosalie, Responsable du centre d’écoute de Horizons Femmes, c’est au total 4942 cas de violences recenses durant la période d’Octobre 2021 a Septembre 2022. Ces violences basées sur le genre(VBG) qui sont sont reparties ainsi qu’il suit: violences physiques 650, violences sexuelles 83, violences économiques 1333 et violences émotionnelles 2876 cas. Nécessité de sensibiliser et d’accentuer le plaidoyer Au cours de la rencontre, les différents acteurs et actrices se sont exprimés sur le vécu et les réalités que ceux et celles-ci font face au quotidien avec les TS. Les forces de maintien de l’ordre ont souligné le fait que lorsque les interpellations se font à des heures tardives dans les rues, plusieurs des cibles n’ont pas des cartes nationales d’identités, ce qui entrave leur travail qui est de veiller à l’ordre et la sécurité publique ainsi qu’au respect des lois. Des propos recueillis de ces acteurs durant les échanges, il y’a aussi le fait qu’ils subissent de la part de ces jeunes filles et femmes des agressions verbales et qui parfois conduit aux interpellations de ces dernières. Au-delà de la sensibilisation quotidienne que mène Horizons Femmes, la réalité sur le terrain reste tout de même triste au vu des exactions que certains de ces acteurs commettent régulièrement. Rosalie Pasma Ngoumjouen, Responsable du centre d’écoute de Horizons Femmes, nous confie que certaines sont très souvent victimes des abus jusqu’à dans leurs chambres. Elle dit que plusieurs sont même violées par les FMO qui usent de leur autorité et par des clients qui font recours aux muscles. « Au quotidien nous enregistrons des cas de violences des travailleuses de sexe pour celles qui réussissent à dénoncer car d’autres ne le font pas pour des raisons évidentes, et parmi lesquelles il ya la peur. Par exemple, lors des patrouilles, elles sont raflées par les FMO et même dans leurs chambres. Les portes des chambres sont souvent vandalisées pour récupérer ces dernières. Il faut dire qu’elles sont très souvent arrêtées sur le simple fait de leur habillement et non dans le cas de l’exercice, encore que s’il faut les arrêter, il faut les prendre sur le fait, or ce n’est pas le cas… » dit Rosalie. Gisèle, la quarantaine est une TS et paire éducatrice. Elle a révélé le fait que durant plus de dix (10) ans d’exercice, elle a subi des violences de la part des FMO et de des clients. « Lorsqu’un policier vous arrête et menace de vous jeter en prison, nous sommes obligées de faire profil bas et d’exécuter tout ce qu’il nous demande de faire. Plusieurs

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